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« Faites entrer l´accusé» s´emploie à raconter et à décrypter les plus grandes affaires criminelles françaises. Cette collection documentaire s´appuie sur une éthique et une rigueur journalistique souvent imitées mais jamais égalées. En choisissant de ne traiter que des dossiers définitivement jugés et de donner la parole à tous les acteurs du dossier. L'émission, d'une durée d'environ 90 minutes, est présentée de juin 2000 à mai 2011 par Christophe Hondelatte puis, depuis octobre 2011, par Frédérique Lantieri et Rachid M'Barki actuellement.
Date de sortie :
Durée : 90 min/épisode
Statut : En cours de diffusion
Genres : Documentaire Crime
Acclamé par la critique avec une note de 8.4/10, Faites entrer l'accusé offre une expérience documentaire exceptionnelle à travers 26 saisons captivantes, avec des performances remarquables de Dominique Rizet. Un favori éprouvé parmi les amateurs de Documentaire, Crime.
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Sorti en 2000, Faites entrer l'accusé appartient aux genres Documentaire, Crime et a reçu une note de 8.4/10 sur The Movie Database avec 7 votes d'utilisateurs.
Cette série TV, actuellement en cours de diffusion, compte 26 saisons. Avec des épisodes d'environ 90 minutes, Faites entrer l'accusé vous offre une expérience de visionnage qui est exceptionnelle et a conquis de nombreux fans de séries.
Les empreintes du crime
Grâce aux techniques d'identification par l'étude de l'ADN, les enquêtes criminelles ont connu une véritable révolution, permettant de diminuer les risques d'erreurs judiciaires. Les sciences et les technologies, comme la biologie moléculaire et l'informatique, les mutations sociologiques de la criminalité moderne, l'irruption de la psychologie dans les enquêtes ont radicalement transformé le paysage de la criminologie. Grâce à la génétique, il est devenu possible d'identifier violeurs et tueurs sans risque d'erreur. Ainsi, le « tueur de l'Est parisien » a été trahi par son empreinte génétique. Inversement, l'homme qui avait avoué le meurtre de Caroline Dickinson, Patrick Padé, a été formellement disculpé par l'expertise génétique.
La psychologie du crime
Chaque jour, la science apporte de nouveaux moyens à la police pour trouver les criminels et les confondre. L'enregistrement vidéo des témoins ou les profileurs, comme madame Agrappart-Delmas, sont autant d'auxiliaires précieux dans la quête de la vérité. Pour autant, les méthodes traditionnelles, faisant appel au flair, à l'instinct, à la ruse et à la psychologie ne sont pas caduques. Rencontre avec les enquêteurs qui livrent les ficelles de leur métier, comme le commandant Abgral qui avait interrogé Francis Heaulme, ou le commissaire Pellegrini qui raconte son tête-à-tête avec Patrick Henry. Des enquêteurs du SRPJ de Versailles racontent leur expérience de terrain. Le commissaire Laitier évoque «le tueur de vieilles dames» et la manière dont il a réussi à faire avouer Thierry Paulin.
Mystérieuses disparitions
Chaque année, en France, 50 000 personnes disparaissent sans laisser de trace. Beaucoup d'entre elles sont rapidement retrouvées, mais pour les cinq pour cent qui restent, le mystère demeure souvent entier durant des années. Ce document revient sur certaines affaires de disparitions célèbres, telles celles de Godard, Touvier, des disparus de l'Yonne, de Mourmelon, mais donne également la parole aux familles qui attendent désespérément le retour d'un proche.
La Josacine empoisonnée
En 1994, dans le pays de Caux, en Normandie, mourait une petite fille de neuf ans qui s'appelait Émilie Tanay. Émilie avait été empoisonnée. Cette affaire porte, depuis, le nom du médicament qui a servi à dissimuler le poison : la Josacine...
Crimes sexuels
En 1994, les députés ont voté l'instauration de peines de prison «incompressibles», qui peuvent aller jusqu'à 30 ans et ne sont pas révisables. L'affaire Van Geloven a beaucoup compté dans cette décision : ce multirécidiviste, déjà condamné à deux reprises, en 1984 et en 1991. Quelques mois après sa deuxième sortie de prison, il tue et viole Ingrid et Muriel, deux fillettes de 10 ans, près de Perpignan. Lors de son premier procès, en 1984, la déposition d'Isabelle Knegt, la soeur adoptive de Van Geloven, que ce dernier avait violée entre l'âge de 5 et 12 ans, n'a même pas été évoquée.
Marie-Élisabeth Cons-Boutboul - Secrets de famille
L’affaire Cons Boutboul est une plongée dans l’univers d’une femme hors du commun qui a marqué par sa singularité l’imagination de tous. Cette femme a basé son existence entière sur le mensonge et n’a cessé de brouiller les pistes afin de dissimuler un mystère dont elle déclare elle-même, bien avant son procès, qu’elle ne révèlera jamais le secret. "Même si je dois passer vingt ans en prison"… Jacques Perrot est un avocat en vue. C’est le meilleur ami de Laurent Fabius, alors premier ministre. Il est l’époux de Darie Boutboul, la star des champs de course. Le 25 décembre 1985, il est abattu sur le pallier de son immeuble. Cet assassinat fait la une. L’enquête amène rapidement les inspecteurs à soupçonner Marie-Élisabeth Cons Boutboul, la mère de Darie. En effet, les relations du couple Darie Boutboul - Jacques Perrot se sont dégradées. Ils se disputent la garde de leur fils. Jacques Perrot espère convaincre sa belle-mère de l’aider à régler à l’amiable son affaire de divorce. Le soir du crime, madame Cons avait annulé un dîner prévu de longue date avec Jacques Perrot. Jacques Perrot avait-il découvert que Robert Boutboul, le mari d’Elisabeth, est vivant, alors que celle-ci a toujours dit qu’il était décédé ? Est-il au courant que la soi-disant avocate avait été radiée du barreau en 1981 suite à une gigantesque affaire d’escroquerie ? Pénétrer dans l’univers de la famille Cons, c’est ouvrir la porte d’un labyrinthe où il est presque impossible de différencier vérité et mensonge, cynisme, mythomanie maladive, presque impossible de différencier vérité et mensonge, cynisme, mythomanie maladive, manipulation....
Crimes d'amour, crimes de haine
Le mari tue la femme qu'il aime. Le père tue son fils. La fille tue son père... Les archives des Palais de Justice, les étagères des commissariats et des gendarmeries sont pleines de ces histoires où l'on bascule, parfois en quelques minutes, de l'amour à la mort... On a d'ailleurs inventé une expression pour qualifier certains crimes : les crimes passionnels.
Simone Weber - La diabolique de Nancy
A Nancy, le 7 Juillet 1985, le quotidien « l’Est Républicain » publie un avis de recherche à la une de son édition. Bernard Hettier, 55 ans, a, en effet, disparu depuis quinze jours. Très vite les soupçons se portent sur l’ancienne maîtresse de celui-ci : Simone Weber.
Patrick Henry - Le procès de la guillotine
30 janvier 1976, Philippe Bertrand est enlevé à la sortie de l'école. Patrick Henry avoue rapidement le meurtre. Fin de l'affaire. Et début du psychodrame avec le premier kidnapping à être autant médiatisé. Dans le box des accusés, Patrick Henry est déjà condamné à mort par la vox populi. Mais c'est la peine capitale que Me Badinter veut mettre à mort. Aujourd'hui, Patrick Henry est libre. Mais 25 ans après le verdict, a-t-il payé ? Peut-on jamais payer pour de tels crimes ? Thierry Lévy, son actuel avocat, justifie sa libération.
Richard Roman - Le procès d'un innocent
Juillet 1988 à la Motte du Caire. On retrouve le corps de la petite Céline Jourdan. Les deux suspects, Richard Roman, dit "l'indien" et Didier Gentil, dit "le tatoué", passent rapidement aux aveux. La presse s'empare de l'affaire et dénonce "les monstres". Devant la barbarie du crime, certains demandent le rétablissement de la peine de mort. Pourtant, dix-huit heures après ses aveux, Richard Roman s'est rétracté. Trop tard. Plus personne ne veut croire en son innocence.
Omar Raddad - Le coupable désigné
Le 23 juin 1991, Ghislaine Marchal est frappée de coups de couteau et de plusieurs coups de poutre au fond de la cave de sa villa. « Omar m’a tuer » est inscrit sur le mur avec son sang (avec la faute de conjugaison). La phrase est inscrite de nouveau partiellement un peu plus loin sur une autre porte de la cave : « Omar m’a t ». La porte est barricadée de l'intérieur par un lit pliable, une barre en fer et divers objets lourds. Les policiers la démontent et découvrent la victime « baignant dans son sang, le crâne fracassé, la gorge entaillée, un doigt sectionné, le corps transpercé de coups de couteau. »
Pierre Chanal - L'énigme de Mourmelon
Pierre Chanal avait prévenu, publiquement : « si on me juge, je me suicide ». Il l'a fait. Son procès n'aura duré qu'une seule journée. Depuis sa chambre d'hôpital à Reims où il était pourtant étroitement surveillé, l'ancien adjudant s'est ouvert l'artère fémorale à l'aide d'une lame de rasoir ...
L'assassinat du petit Grégory
16 octobre 1984, 21 h 15 à Lépanges, dans les Vosges. Grégory Villemin, 4 ans, est retrouvé mort, flottant pieds et poings liés dans la Vologne. Depuis 17 h 15, sa mère, Christine, le recherche. Elle l'avait laissé jouer sans surveillance devant leur pavillon. Le lendemain, Jean-Marie Villemin reçoit une lettre revendiquant le crime : "Voilà ma vengeance, pauvre con". Son auteur ? Un mystérieux corbeau.
Christian Ranucci - L'énigme du pull-over rouge
Le lundi 3 juin 1974, Marie-Dolorès, 8 ans, est enlevée près de chez elle, à Marseille, tandis qu’elle joue avec son frère. Les deux enfants sont accostés par un homme qui leur demande de l’aide pour retrouver son chien. La petite fille monte dans la voiture de l’inconnu. Un témoin assiste à la scène. Le même jour, midi et demi, à quelques kilomètres de là…
L'assassinat du juge Michel
Le 21 octobre 1981, Pierre Michel, 38 ans, premier juge d'instruction à Marseille est abattu par deux tueurs alors qu'il regagnait son domicile. Ils ont tiré trois fois, à bout portant. Une exécution à la "Marseillaise"… L'histoire du juge Michel, c'est l'histoire d'un homme en guerre contre les barons de la drogue de la "French connexion". C'est aussi l'histoire des "grands flics" qui, pendant plus de dix ans, vont tout mettre en œuvre pour mettre les assassins du juge sous les verrous.
Christine Malèvre - La mort au bout de l'aiguille
En janvier 2003, Christine Malèvre, infirmière de l'hôpital de Mantes-la-Jolie, comparait devant la Cour d'Assises de Versailles pour sept assassinats. Elle aurait tué ses propres patients. Elle risque la réclusion criminelle à perpétuité : la prison à vie. En face d'elle, des familles l'accusent d'avoir tué leur père, leur mari, leur femme…
Patrick Dils - Marathon pour un acquittement
Patrick Dils a 16 ans quand on l'accuse du pire des crimes : avoir tué deux petits enfants, à coups de pierre. Il avoue, est condamné à perpétuité… puis acquitté à 31 ans, après 15 longues années de prison et trois procès. Il a perdu la moitié de sa vie dans les prisons françaises. Lorsqu'il est interpellé en avril 1987, Dils est un garçon faible et renfermé. Au bout de 30 heures de garde-à-vue, il finit par avouer aux policiers, puis au juge d'instruction, et même à sa mère…
Jean-Louis Turquin - Voyage au bout de la haine
Charles-Edouard naît le 7 avril 1983. Michèle a des amants et dès la naissance, elle abandonne son fils et s'installe chez des amis. Elle demande le divorce. Jean-Louis Turquin lui envoie des lettres... et le 20 mars 1991, un télégramme pour qu'elle revienne. Le lendemain matin, à 7h15, il signale à la police que son fils a disparu. Michèle est certaine que son mari a fait disparaître l'enfant.Seul élément à charge : une confession de Jean-Louis enregistrée à son insu, par son épouse. Le 22 mars 1997 : Jean-Louis Turquin est condamné à 20 ans de réclusion par la Cour d'Assises de Nice.
François Besse - Lieutenant de Mesrine
En 2002, François Besse, "bandit d'honneur", lieutenant de Jacques Mesrine, "l'anguille", évadé six fois de prison, a été jugé aux Assises de Paris et condamné après un réquisitoire très "indulgent" à 8 ans de prison. Pourtant, dans les années 70, il avait été condamné à mort ! Besse : une légende, un destin exceptionnel. Trente ans de braquages et de prises d'otages d'Angoulême à Tanger, en passant par Paris, la Belgique et l'Espagne. Mais François Besse, c'est surtout le "roi de l'évasion..." Six fois il a tiré sa révérence ; des prisons belges, françaises ou espagnoles.
Marc Dutroux - Le démon belge
Le 15 août 1996, la Belgique et l'Europe entière découvrent le nom et le visage de Marc Dutroux. Un nom qui va être associé à la plus grande histoire judiciaire de la Belgique et qui va plonger tout un peuple dans l'horreur et la colère. Ce jour-là, on retrouve deux fillettes Sabine, 12 ans et Laetitia, 14 ans, disparues l'une depuis deux mois et l'autre depuis une semaine. Elles sont vivantes, mais elles ont subi d'innommables abus sexuels durant leur détention dans une cave.
Qui a tué le berger de Castellar ?
À une dizaine de kilomètres de Menton et de ses villas de luxe, Castellar est depuis plus de quinze ans un village en guerre, une zone de non-droit...
Florence Rey, Audry Maupin - Tueurs nés ?
Florence Rey et Audry Maupin ont vingt ans et s’aiment. Ils sont issus d’un "bon milieu", étudiants, un peu idéalistes, comme beaucoup de jeunes de leur âge…Un soir, ils se transforment en meurtriers, en tueurs de flics. Bilan : cinq morts en vingt cinq minutes. Audry est abattu par la police. Florence est arrêtée. Quatorze ans plus tard personne ne comprend encore vraiment ce qui s’est passé ce soir-là. Le 4 octobre 1994,Florence et Audry escaladent l’enceinte de la préfourrière de la porte de Pantin.
Yves Dandonneau - Le mort vivant
Pour arnaquer les assurances, Yves Dandonneau va mettre en scène son propre décès... 6 juin 1987, sur une route sinueuse près de Montpellier, un jeune chef d'entreprise, Yves Dandonneau, meurt dans un banal accident de voiture. L'affaire aurait pu s'arrêter là sans la sagacité des enquêteurs d'assurance.
Magali Guillemot - La mort du petit Lubin
Né en octobre 1994, Lubin Duchemin vécut tout juste huit semaines, mais ces huit semaines furent pour lui un véritable calvaire. Le bébé fut en effet sévèrement maltraité et ne survécut pas aux nombreux traumatismes qui lui furent infligés.
Christian Van Geloven - Criminel sexuel
Octobre 1991 : Ingrid et Muriel, 10 ans, disparaissent. Dans la région de Perpignan, c’est la mobilisation générale pour retrouver les fillettes. Le 1er novembre 1991, un homme est arrêté : Christian Van Geloven, 46 ans, cadre supérieur. Après des heures d’interrogatoire, il passe aux aveux. Van Geloven commence par ces mots : "Je suis un monstre…"
Francis Heaulme - Le routard du crime
Francis Heaulme est un tueur atypique, un spécimen unique et indéchiffrable. Pendant 8 ans, “le routard du crime” a sillonné la France, semant la mort au hasard sur son passage… Faites entrer l'accusé retrace le parcours sanguinaire de ce tueur inclassable, une machine à tuer qui reste une énigme pour tous ceux qui l'ont côtoyé…
La disparition d'agnès Le Roux
Le 28 octobre 1977, elle a disparu en plein cœur de Nice. Depuis, plus aucune nouvelle : pas de demande de rançon, pas de lettre et surtout pas de cadavre… Aujourd'hui, 27 ans plus tard, la disparition d'Agnès Le Roux est devenue une sorte de Dallas à la française, un véritable feuilleton judiciaire sur fond de guerre des casinos, de mafia italienne, de trahison familiale et de passion sentimentale. Un mystère absolu et, probablement, un crime parfait…
Thierry Paulin - Le tueur de vieilles dames
Entre octobre et novembre 1984, huit femmes âgées du 18ème arrondissement sont suivies jusqu'à leur domicile. Là, elles sont agressées, torturées puis froidement assassinées. Leurs maigres économies sont volées … Le seul mobile semble être l’argent … Alors pourquoi tant de violence ?
Alexi - La tuerie de Louveciennes
26 février 1995, les policiers de Versailles découvrent six corps éparpillés à tous les étages d'une villa cossue de Louveciennes. Les victimes sont toutes d'origine russe. Seuls survivants : le fils Alexi qui a donné l'alerte et sa demi-soeur de deux ans, Nathalie, trouvée endormie dans son berceau...
Human Bomb - Prise d'otages à la maternelle
Le 15 mai 1993, un peu avant 7h du matin, deux commandos de l’unité d’élite du RAID sont à l’école maternelle du Commandant Charcot, à Neuilly. Trois balles atteignent l’homme couché au sol, sa mort est instantanée. Sa “neutralisation” est l’épilogue d’une terrible prise d’otages qui a mobilisé les médias et angoissé la France entière.
Roberto Succo - Succo le fou
En 1987, un homme en treillis militaire sème la terreur en Savoie. La nuit du 27 avril, nuit de pleine lune, deux personnes, France Vu Dinh et le Dr Michel Astoul, sont enlevés séparément, à quelques heures d'intervalle. Une troisième personne : un chauffeur de taxi, échappe au rapt et au vol de sa voiture. Le lendemain, les journaux titrent sur "Le ravisseur de la pleine lune".
Albert Spaggiari - Le casse du siècle
Société Générale de Nice, 20 juillet 1976. L'annonce du casse du siècle est à la Une de tous les médias. Le fric-frac a été découvert la veille par Charles Battistelli, employé à la Société Générale, le premier à être entré dans la salle des coffres.dans cette salle, un vrai capharnaüm : photos intimes affichées, sol jonché d'objets divers, de bijoux de pacotille, ceux qui n'ont pas intéressé les voleurs. Les casseurs ont signé leur coup d'un mot collé sur une armoire : ni armes, ni violence et sans haine.
Guy Georges - Le tueur de l'Est parisien
Automne 1997. Un homme terrorise la capitale. Coup sur coup, il vient de tuer deux jeunes femmes : Estelle Magd et Magali Sirotti, retrouvées violées et égorgées à leur domicile, près de la Bastille. À chaque fois, l'homme a procédé de la même manière.
Action directe - L'assassinat de Georges Besse
Georges Besse est assassiné en bas de son domicile, boulevard Edgar-Quinet dans le 14e arrondissement de Paris, par le groupe « Action directe » (commando « Pierre Overney », du nom du militant maoïste tué par un agent de sécurité de Renault). Quatre personnes sont arrêtées trois mois plus tard : Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron, Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani. Action directe a revendiqué son assassinat en raison de ses fonctions de PDG de la régie Renault et des « dégâts sociaux provoqués par les décisions de licenciements massifs ». Quant à Pierre Overney, sa mort est survenue des années avant que Georges Besse ne prenne la direction de Renault. Les assassins de Georges Besse ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité et ont été mis en liberté conditionnelle après plus de vingt ou vingt-cinq ans de détention, au cas par cas, souvent pour des raisons de santé. Deux d'entre eux ont à nouveau été incarcérés pour des raisons de procédure, puis à nouveau libérés.
Marcel Barbeault - Le tueur de l'ombre
Au début des années 70, une série de meurtres ensanglante la ville de Nogent-sur-Oise. Les victimes sont des femmes, repérées à l'avance, traquées alors qu'elles rentrent chez elle après le travail. Elles sont ensuite violentées et tuées. Les meurtres vont se répéter pendant sept ans. Et pendant sept ans, dès la nuit tombée, la peur règne sur la ville.
Les Postiches
Eté 2004, un tueur en série défraye la chronique : Michel Fourniret, le présumé "tueur des Ardennes". Fait inhabituel, l'homme réside dans une luxueuse demeure et il semble assez riche. D'où tient-il sa fortune ? En plein mois de juillet, Libération titre à la une : "Fourniret a braqué le butin des Postiches"... C'est le scoop ! Plus de vingt ans après ses premiers faits d'armes, l'équipe de braqueurs devenue légendaire, revient au cœur de l'actualité...
La disparition du Pasteur Doucé
Joseph Doucé était homosexuel et pasteur, fondateur du Centre du christ libérateur, une congrégation réservée aux minorités sexuelles. En 1990, il disparaît sans laisser de trace. Quinze ans plus tard, sa mort reste une énigme totale...
Joel Matencio - Le groupe 666
Durant l'été 1976, une véritable psychose règne sur la région de Grenoble. Un groupe terroriste, faction des Brigades rouges, le Groupe 666, enlève, menace, revendique et tue... Tout commence le 22 juin 1976, par un courrier reçu à la rédaction du journal Le Dauphiné libéré : "Chiens de capitalistes, nous avons enlevé deux de vos esclaves ".
L'enlèvement du Baron Empain
3 janvier 1978. Le baron Edouard-Jean Empain, héritier de la dynastie industrielle Empain-Schneider, est enlevé devant son domicile parisien, avenue Foche. Edouard Jean-Empain, baron richissime au physique de play-boy, a tout pour être heureux. A 41 ans, il est à la tête d'un empire colossal : pas moins de 300 sociétés, 150 000 employés et 22 milliards de chiffre d'affaire.
Alfredo Stranieri - Voleur de vies
Après s'être débarrassé de ses victimes, Alfredo Stranieri s'installe dans leur vie et s'approprie leur maison, leur voiture, leurs vêtements, leurs comptes en banque. Pendant des mois, il vit sans remords, prend "l'apéro" et joue au foot dans le jardin au-dessus de leurs dépouilles, dans l'indifférence de toutes les polices de France. L'affaire Stranieri, une affaire de disparition...
Rezala - Le tueur des trains
Sid Ahmed Rezala avait vingt ans et un sourire ravageur. Mais s'il a fait la Une des journaux, c'est qu'il était poursuivi par toutes les polices d'Europe pour le meurtre de trois femmes qu'il aurait tuées, en l'espace de quelques semaines, à la fin de l'année 1999. Trois meurtres pour lesquels il ne sera jamais jugé.
Pierre Dubois - Meurtre au Collège
Le 21 avril 1993, en période de vacances scolaires, la principale du collège Pierre-Brossolette à Troyes est retrouvée morte dans son bureau. Denise Descaves gît allongée sur le dos, un coupe-papier planté dans l'abdomen, étranglée avec le cordon de son téléphone... Les policiers fouillent les lieux.
Nadir Sedrati - Le dépeceur du Canal
Il tue et dépèce ses anciens co-détenus, puis jette leurs morceaux dans un canal près de Nancy. Une enquête moderne, s'appuyant sur le travail de la police scientifique, a permis de démasquer celui que la presse avait surnommé "le dépeceur du canal".
Marcel Lechien - Le maître d'école
Six février 2001, à Cormeilles, en Normandie. Un homme pénètre dans la gendarmerie : "Je vous amène un pédophile." Ce pédophile, c'est Marcel Lechien.
Émile Louis - Les disparues de l'Yonne
L'affaire des disparues de l'Yonne est la plus spectaculaire affaire de disparitions que la France ait connue : entre 1977 et 1979, on perd toute trace de sept jeunes filles de la DDASS…
L'affaire Alain Lamare - État de démence
Alors que l’Oise se remet péniblement de la terreur occasionnée par Marcel Barbeault (surnommé “le tueur de l’ombre”), un autre individu va de mai 1978 à avril 1979 semer la panique dans ce même département.
Jamila Belkacem - L'empoisonneuse
En avril 2002, Jamila Belkacem est condamnée à 20 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat de son amant, Jacques, un vétérinaire retrouvé carbonisé. Elle fait appel et lors de son nouveau procès, coup de théâtre ! Son mari envoie une lettre au Président de la cour, dans laquelle il s'accuse du meurtre de l'amant et annonce qu'il va se suicider...
Francisco Arce Montes - L'affaire Caroline Dickinson
En juillet 1996, il s'est introduit dans une auberge de jeunesse à Pleine-Fougères, en Bretagne, où il a violé et tué une jeune Anglaise de treize ans, Caroline Dickinson, en France pour un séjour scolaire. Après des années d'enquête, c'est finalement par hasard que Francisco Arce Montes a été confondu grâce à son ADN.
Les profanateurs du cimetière de Carpentras
Le 10 mai 1990, deux femmes venues se recueillir dans le cimetière juif de Carpentras découvrent des dizaines de tombes saccagées, des plaques funéraires et des stèles brisées. Sur l'une de ces tombes est exposé un cadavre. C'est celui de Félix Germon, enterré 15 jours plus tôt. Sur son torse : une étoile de David… Son corps porte les marques d'actes barbares. L'après-midi même, Pierre Joxe, alors ministre de l'intérieur, se rend sur place.
Pierre Bodein - Pierrot Le Fou
Pierre Bodein, dit « Pierrot le fou », braqueur multirécidiviste, il a passé plus de 35 ans enfermé, entre la prison et l’hôpital psychiatrique. Et à chaque condamnation, cette même question : est-il accessible à la justice ou est-il fou ? Libéré en conditionnelle au printemps 2004, Pierre Bodein est aujourd’hui accusé du pire : le viol, et l’assassinat de deux adolescentes de 11 et 14 ans, et d’une femme de 38 ans. Elles s’appelaient Jeanne-Marie, Julie, et Hedwige.
Arnaud Thomas Chevallier - Le meurtre de maître Flauder
Une nuit de février 1980, le corps de Jean Flauder, notaire, est retrouvé sur le bas-côté d'une route de Meurthe-et-Moselle. Il a été tué de plusieurs balles. Malgré une analyse rigoureuse des dossiers "chauds" de Maître Flauder, l'enquête n'aboutira pas… Et puis 9 ans plus tard, Arnaud Thomas-Chevallier, notaire concurrent, confie avoir tué Jean Flauder. Arnaud Thomas-Chevallier est l'archétype du notable de province au-dessus de tout soupçon : notaire, fils d'un bâtonnier, neveu d'un professeur de droit et mari d'un procureur de la République. Il a été condamné lourdement, mais est-il vraiment coupable ?
Bruno Joushomme - Meurtre en 2 CV
28 février 1985, Evelyne Laborde et Bruno Joushomme, mariés depuis peu, ont un accident à bord de leur 2 CV, dans le bois de Meudon. La voiture quitte la route, finit sa course sur le bas-côté, et s’embrase. Bruno Joushomme est sauf, mais sa femme, Evelyne, reste prisonnière des flammes.Au début la police croit à un accident... Mais ce couple atypique éveille les soupçons : il est jeune, 22 ans, plutôt beau, cultivé, plein de rêves et d’idéaux ; elle a 62 ans, elles est forte, alcoolique et riche...
Le meurtre du député Benbara
Le 29 janvier 2003, le cadavre de Kamel Benbara, député algérien porté disparu depuis trois semaines, est retrouvé dans le coffre de sa voiture, avenue Hoche. Au début, les policiers du 36 quai des Orfèvres sont sur une piste politique. Mais les enquêteurs vont découvrir une vie privée pas banale : un homme, deux femmes, deux vies parallèles, deux maisons et des enfants dans chaque foyer… Une vie de mensonges permanents et maladifs qui sera fatale à Benbara.
L'assassinat de Pierre Goldman
Pour beaucoup, Pierre Goldman incarnait un certain sens de l'idéal : le révolutionnaire romantique, un Che Guevara à la française ; l'image même de l'intellectuel engagé. Le rêve s'écroule le 20 septembre 1979. Le héros romantique est abattu comme une vulgaire crapule… 15 000 personnes assistent à ses funérailles ; l'enterrement des espoirs de toute une génération. Au-delà du mythe de Pierre Goldman, Faites entrer l’accusé se plonge, 30 ans après, au cœur d'un des dossiers judiciaires les plus polémiques du 20e siècle.
Les frères Jourdain - Meurtres au carnaval
Le 11 février 1997 dans le Pas-de-Calais, Peggy, Amélie, Isabelle et Audrey, partaient, insouciantes et heureuses, pour une nuit de Carnaval. Elles avaient entre 17 et 20 ans… Il y avait une Indienne, un mousquetaire, une marquise et un Pierrot. On ne les a jamais revues vivantes. Les coupables : Jean-Michel et Jean-Louis Jourdain ; on les a appelés «les frères siamois de l’horreur». Deux hommes à la limite de l’humanité, déjà condamnés, l’un pour viol, l’autre pour meurtre… Depuis longtemps, dans leur village, on les savait capables du pire !
La French Connection
Pour tout le monde, la "French Connection" c'est le titre d'un film policier américain. Chaque jour, des dizaines d'américains meurent d'overdose, à cause d'une héroïne très pure, "made in France", venue tout droit de Marseille. Pour la pègre marseillaise, c'est un trafic lucratif et pratiquement impuni.Cela fait des années que les policiers américains ont le trafic entre la France et New York dans leur ligne de mire quand, en 1962, un animateur de la télévision française est arrêté à New York.
Les amants maudits
En février 98, le major de l'armée de l'air Jean-Paul Zawadzki, rentre d'une mission en Afrique et tombe malade. Sa femme Nicole et son médecin de famille, Michel Trouillard-Perrot, se relaient à son chevet mais, le 11 mars, il meurt, chez lui, seul. On ne le sait pas encore, mais le major a été victime d'un complot diabolique dont les auteurs sont sa propre femme et son médecin.
L'assassinat du Shériff
François Renaud, premier juge d'instruction de Lyon, a été exécuté, un soir de juillet 1975, par des tueurs qui l'attendaient près de chez lui. Un juge d'instruction assassiné, en France, c'est la première fois. Et pas n'importe quel juge : “le sherif”, un juge flamboyant qui s'était mis à dos la pègre lyonnaise. Le “milieu” le détestait : au point de le tuer ? Peut-être… A moins que le juge, dans ses 1500 dossiers, ait découvert un secret d'Etat...
Yann Piat - Une femme à abattre
Elle avait 44 ans. Elle était députée du Var, et elle a été assassinée le 25 février 1994, à Hyères. Elle est tombée dans un piège, à quelques pas de sa maison. Et tout de suite, évidemment, l’affaire a pris une ampleur nationale. Une députée assassinée, c’est forcément une affaire politique. On ira même jusqu’à impliquer deux anciens ministres. Mais la vérité judiciaire ne sera pas celle que tout le monde attendait… et que certains espéraient.
Jean-Claude Romand - Le menteur
Jean-Claude Romand, marié et père de deux beaux enfants, brillant médecin, est chercheur à l'Organisation mondiale de la santé. Il est considéré comme un véritable notable dans son village, près de la frontière suisse, bref un fils, un mari, un père idéal...
Roland Cazaux - Le chat
Pendant 20 ans, Roland Cazaux a été un «prédateur», un chasseur, qui a traqué, épié, suivi, agressé et violé des dizaines de femmes. On l’avait surnommé le «Chat», parce qu’il attaquait dans le noir et se déplaçait avec beaucoup d’agilité… De 1987 à 2002, il a opéré dans un périmètre géographique très réduit : la Gironde, les Landes, la côte Basque. En 15 ans, il a fait au moins 36 victimes.
Khaled Kelkal - Ennemi public n°1
25 juillet 1995 : l’attentat du RER St Michel à Paris fait 8 morts et 200 blessés. En quelques semaines, 7 autres attentats plongent la France dans la terreur… On a peur de prendre le métro ou le train. L’armée est dans les rues, c’est le début du plan "vigipirate".
La tuerie d'Auriol
La tuerie d'Auriol, c'est le fait divers qui a scandalisé la France et précipité la fin du SAC. Le SAC : Service d'Action Civique, service d'ordre et de renseignement du RPR, la police politique du gaullisme... C'est au nom de ce mouvement que 6 hommes, en 1981, ont massacré toute une famille, à Auriol, dans les Bouches-du-Rhône. Pourquoi ? Jamais ces hommes ne pourront expliquer comment ils sont passés du combat politique au meurtre...
Paul Touvier - La traque
Paul Touvier, chef de la milice de Lyon pendant la Seconde Guerre mondiale : symbole absolu du "collabo". Cet homme a arrêté, torturé et livré des Juifs aux Allemands. Le massacre de Rilleux-La-Pape, c'est lui... A la Libération, il est condamné à mort par contumace et il rentre dans la clandestinité avec sa femme et ses deux enfants. Sa cavale va durer quarante-quatre ans.
Jean-Claude Bonnal - Le Chinois
A quelques mois des élections présidentielles, à la fin de l'année 2001, alors que la sécurité intérieure est au centre des débats, deux braquages sanglants en région parisienne défrayent la chronique.
Michel Guibal - L'envoûtement
Michel Guibal menait dans l'Hérault une vie tranquille avec sa femme et son fils. Il dirigeait une entreprise de nettoyage qui fonctionnait bien. Anne-Marie Roudil, elle, vivait à Perpignan avec son mari gynécologue et ses deux enfants.
Dany Leprince - La feuille de boucher
Le 5 septembre 1994, dans la Sarthe, Christian Leprince, sa femme Brigitte et leurs deux filles de 10 et 5 ans sont retrouvés sauvagement assassinés dans leur maison. Seule la plus jeune des filles, âgée de 2 ans, est retrouvée indemne, cachée derrière une porte.
André Kaas - La mauvaise réputation
André Kaas a été accusé d’avoir commandité l’assassinat de sa femme Sylviane, en 1992, dans la région de Rouen. Il faut bien le reconnaître, il avait le profil du coupable idéal : nouveau riche qui étalait sa fortune de manière ostentatoire, André Kass et son épouse fréquentaient aussi assidûment les clubs échangistes, sans se cacher... A la mort de sa femme, il n’a rien du veuf éploré.
Michel Pinneteau - Les corps sans tête de l'Esteron
Le 18 mars, un homme découvre des sacs poubelles contenant des restes humains dans la vallée de l'Esteron. Trois corps, dont celui d'une femme, auxquels manquent les mains et les têtes.
Louis Poirson - Le tailleur de pierres
Le 2 septembre 1995, les corps de Monique Villain et de sa fille Jeanine sont retrouvés à moitié brûlés dans un pré isolé de Pacy-sur-Eure. En 1998, Michel Villain, le fils et frère des victimes, est accusé du double meurtre. Après trois ans de prison, coup de théâtre : Louis Poirson, dit "Rambo", un tailleur de pierre arrêté pour la séquestration d'une jeune femme, innocente Michel Villain. Il avoue le meurtre...
Nadine et Jérôme - Meurtre en famille
En mai 2002, les restes calcinés de Joël Baude sont retrouvés dans sa voiture, sur une petite route de Normandie. Confondus par des écoutes téléphoniques, Nadine et Jérôme, l'épouse et le fils de Joël, sont placés en garde à vue.
L'énigme Alfred Petit
8 mai 2001. Au petit matin, à Saint-Jacques-sur-Darnétal, près de Rouen, le corps calciné de Jean-Jacques Roussel, 53 ans, est découvert près de sa grange en flammes. Son épouse, Danielle, a disparu sans laisser la moindre trace. Quelques jours plus tard, on découvre son corps dans la Seine.
Les meurtres de la gare de Perpignan
Tatiana, Mokhtaria, Marie-Hélène et Fatima. Elles étaient jeunes, belles et brunes. Ces quatre jeunes filles ont disparu dans le quartier de la gare de Perpignan, de 1995 à 2000. La gare de Perpignan, dont le peintre fantasque Dali disait que c’était "le centre de l’univers".
Marie-Louise Polidori - L'huissier hors-la-loi
Marie Louise Polidori, maître Polidori, huissier de justice… pas comme les autres. Cette Corse pratique, au sein de son étude à Paris, la double comptabilité, elle se livre à des malversations et emploie des salariés sans les déclarer.
Jean-Pierre Deulin - Pour quelques centimètres de plus
Le 21 juin 1987, à Maroilles, dans le Nord. Jean-Pierre Deulin, un agriculteur de 37 ans, appelle la gendarmerie de Landrecies : sa femme, Janine, vient de se suicider, à ses côtés, dans le lit conjugal, avec une carabine 22 LR. Lorsque les gendarmes arrivent sur les lieux du drame, étrangement, tout a déjà était soigneusement nettoyé et la toilette funéraire de la défunte a été effectuée.
Jocelyne Bourdin et Marc Fasquel - Le couple pervers
La folle virée de Jocelyne Bourdin et Marc Fasquel à travers la France mobilise la gendarmerie nationale, peu avant Noël 1985. Il faudra un millier de pandores, une cellule de crise au PC de Rosny-sous-Bois et le plan "Epervier" pour y mettre fin, dans le sang, en février 1986...
Jean Chouraqui - La guerre des cliniques
L'affaire des cliniques de Marseille révèle les collusions entre truands, hommes politiques et affairistes. A la fin des années 80, les cliniques privées marseillaises se livrent une bataille commerciale sans merci. Le marché représente un enjeu financier considérable. Et finalement, entre vengeances et tentatives d'intimidations, les protagonistes dérapent...
Jacques Maire - Le caïd de Dombasle
Dombasle, en Meurthe-et-Moselle. Le 15 mars 1983, Odile Busset, 20 ans, part faire la fête en discothèque. On ne l'a jamais revue. Une nuit de juillet 1985, c'est Sandrine Ferry, 16 ans, qui disparaît après avoir passé une soirée en discothèque, toujours à Dombasle.
Sylvie Reviriego - Meurtre sur ordonnance
Le 12 décembre 1988, Sylvie Reviriego, aide-soignante à Tours, a drogué sa meilleure amie, Françoise Gendron, puis l’a découpée en morceaux, morceaux dont elle s’est débarrassée en les jetant dans des sacs-poubelles. C’est en tout cas ce qu’elle a avoué aux hommes de la PJ de Tours, au juge d’instruction, puis aux experts psychiatres, quelques jours plus tard…
Christian Marletta - L'aveu
En 1982, Christelle Bancourt, une adolescente de 12 ans, est retrouvée assassinée. Les circonstances du crime sont terribles. La jeune fille a été violée, étranglée, et son corps découpé en morceaux.
Myriam Badaoui - La menteuse et le juge
Mai 2004. Au palais de justice de Saint-Omer, Pas-de-Calais, s’ouvre le procès de 17 hommes et femmes accusés des pires sévices sur des enfants. Quelques semaines plus tard, éclatera au grand jour ce qui apparaît aujourd’hui comme un véritable drame judiciaire : l’affaire d’Outreau.
Charles et Christophe Cretello - Double détente
Charles et Christophe Cretello, le père et le fils, sont les derniers à avoir vu vivants, dans leur pizzeria de Mulhouse, Angela et Alain Hay, un couple d’amis venus pour déjeuner et pour "parler affaires…" Quelques heures avant cette visite, les Hay avaient sorti de leur compte en banque 500 000 F en liquide, environ 76 000 euros. Depuis ce déjeuner, plus aucune nouvelle d’Angela et d’Alain Hay. Leurs corps sont retrouvés un mois et demi plus tard, criblés de balles, dans le coffre de leur voiture immergée au fond du grand canal d’Alsace. Plus aucune trace de l’argent…
Edgar Boulai - Les disparus de Vaux-Le-Pénil
Le 23 septembre 1996, les corps de Donald Davila, trente-quatre ans, Stéphanie Sané, sa compagne, vingt-et-un ans, et de leurs deux enfants Donald Junior, trois ans, et Donatella, vingt-deux mois, sont retrouvés enterrés au fond de leur jardin à Vaux-le-Pénil, près de Melun. Cela faisait un an presque jour pour jour, que la famille avait disparu. Ils ont été sauvagement assassinés : les parents ont été tués à l'arme blanche, les enfants ont eu le crâne fracassé.
Luc Tangorre - Innocent à tout prix
Luc Tangorre, cet homme a été condamné par une cour d'assise à deux reprises à neuf ans d'intervalle pour viols et agressions sexuelles. La première fois, c'était en 1983 pour une série de viols à Marseille. Pour les policiers, il était "le violeur des quartiers sud". Tout l'accusait à l'époque : la ressemblance avec le portrait robot, la perquisition à son domicile et surtout les témoignages des victimes qui le reconnaissent formellement. Pourtant Luc Tangorre crie, hurle son innocence, il fait la grève de la faim, proteste par tous les moyens, en vain. Autour de lui se forme un comité de soutien très actif, avec de nombreuses personnalités telles que le célèbre historien Pierre Vidal-Naquet.
Stéphane Krauth - Le meurtre de Karine Schaaff
Le 2 août 2001, Stéphane Krauth, un jeune chômeur de vingt-deux ans, conduit les gendarmes de Bitche-en-Moselle jusqu'aux restes du corps calciné de Karine Schaaff, une jeune lycéenne de seize ans, disparue onze jours plus tôt. Interpellé quelques jours avant, Krauth raconte en garde-à-vue avoir percuté la jeune fille en voiture, un simple accident. Il ne savait pas ce qu'il faisait, il avait beaucoup bu et fumé beaucoup de cannabis. Lorsque les gendarmes interrogent son amie Péroline Garino, elle livre une toute autre version : Stéphane lui a dit avoir percuté Karine, il l'a ensuite étranglée, violée et brûlée…
Jean-Marc Petroff - La mort de Jean-Claude Poulet Dachary
Le 29 août 1995, Jean-Claude Poulet Dachary, le directeur de cabinet du maire FN de Toulon est retrouvé mort à 5 h 30 du matin, la boite crânienne enfoncée, gisant dans une mare de sang, dans la cage d'escalier de son domicile. Deux mois plus tôt, la liste FN avait conquis la mairie lors des municipales. Jean-Claude Poulet Dachary, 46 ans, ancien séminariste et ancien légionnaire, était l'un des artisans de la victoire. Le maire, Jean-Marie Le Chevallier, et les cadres du FN dénoncent un assassinat politique.
Nathalie Le Scrill - L'étrangleuse
Nathalie et Christophe Le Scrill formaient un couple uni au début de leur mariage. Christophe avait devant lui un brillant avenir de jockey. Dans le milieu des courses, il commençait à se faire un nom. Sa femme Nathalie l'épaulait et le soutenait au maximum. Avec l'arrivée de leur fille, c'était une petite famille modèle. Mais voilà qu'un jour de janvier 1994, Christophe Le Scrill disparaît, sans laisser de traces, sans raisons apparentes…
Patrick Tissier - Le récidiviste
Patrick Tissier : longtemps il a fait croire autour de lui qu’il était un homme de confiance à qui l’on confiait volontiers ses enfants et que l’on invitait à déjeuner, toujours prêt à rendre service. Jusqu'au jour où, en septembre 1993, son vrai visage est apparu. Celui d’un meurtrier, violeur, récidiviste qui, en l’espace d’un mois, a assassiné sa voisine Conchetta Lemma, assassiné et violé une petite fille de 8 ans, Karine, la fille de ceux qui l’accueillaient gentiment le dimanche à leur table et a tenté de tuer sa meilleure amie Marie-Josée Gauze. Cette dernière revient sur la nuit de cette terrible agression.
Abderrezak Besseghir - Le bagagiste de Roissy
Le 28 décembre 2002, un peu plus d’un an après les attentats du 11 septembre, un homme se présente aux policiers de la PAF, la police de l’air et des frontières, de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle. Il dit avoir vu sur le parking 2F, un individu qui manipulait des armes dans le coffre de sa voiture. La voiture en question contient en effet un impressionnant arsenal. Dans le coffre, les policiers trouvent des pains de plastique, des armes, des munitions, et un tract pro-palestinien.
Jacques Plumain - Le fantôme de Kehl
Le 19 janvier 2001, deux automobilistes ont une violente altercation sur un parking commercial de Strasbourg. L'un d'eux, Jacques Plumain, ancien athlète, ancien militaire devenu vigile, sort un sabre et blesse grièvement son opposant. Immédiatement incarcéré, il est condamné à 12 ans de prison en septembre 2003. Mais dès les premiers mois d'incarcération, Plumain est confondu pour les meurtres de trois femmes et une tentative sur une quatrième...
L'abbé Pierre Dufour - Le secret de la vallée
Pierre Dufour, l'abbé Pierre Dufour, vicaire épiscopal de Savoie et curé de Saint-Jean-de- Maurienne. Longtemps, il a prôné dans ses homélies "une grande rigueur morale". Mais derrière cette rigueur de façade, se cachait un pervers sexuel qui, pendant près de quarante ans, s'en est pris à de jeunes garçons, enfants de choeur puis à de jeunes hommes perdus, vulnérables, en difficulté familiale. Pendant des années, il a créé un climat de confiance entre lui et ses victimes avant d'abuser d'elles.
David Hotyat - La tuerie du grand Bornand
La tristement célèbre tuerie du Grand-Bornand est l’un des faits-divers les plus retentissants de ces dernières années. L’affaire débute le 11 avril 2003 : la famille Flactif est sauvagement assassinée dans son cossu chalet de Haute-Savoie. Les corps des parents, Xavier et Graziella Flactif, et ceux de leurs trois enfants, Sarah, Laetitia et Grégory, âgés de 10 à 7 ans, seront ensuite brûlés dans une vallée voisine… Six mois après le massacre, David Hotyat, un voisin des Flactif, est arrêté et il avoue les meurtres de la famille entière. Peu de temps avant ces aveux, lui et sa femme Alexandra Lefebvre témoignaient devant les caméras des medias et salissaient la mémoire de ceux qu’ils savaient déjà morts.
Jacques Mesrine - L'homme aux 1000 visages
Jacques Mesrine est l'une des plus grandes figures du banditisme français. Grâce à sa capacité à changer de visage, "l'ennemi public numéro 1" s'est joué de toutes les polices. Recherché en France, au Canada, et même par le FBI aux Etats-Unis, il a réussi pas moins de quatre évasions, ponctuées de cavales épiques, jusqu'à sa fin tragique sous les balles des policiers le 2 novembre 1979. Il a déjà à son actif de nombreux braquages, des enlèvements et deux évasions au Canada en 1969 et 1972 lorsqu'il regagne la France en 1973. Il y est arrêté le 8 mars, après de multiples braquages en compagnie de Michel Ardouin, dit "Porte-Avion", qui revient pour nous sur le contrat d'honneur qu'il avait conclu avec Mesrine.
Didier Tallineau - L'homme aux deux visages
Didier Tallineau… cet homme a tué deux fois en l'espace de dix ans. La première fois, c'était en 1989. La victime, Catherine Charuau était sa petite amie, ils venaient de s'installer ensemble dans une petite maison à Oulmes, en Vendée. Pendant près de dix ans, personne ne va le soupçonner de ce crime. Les parents de Catherine vont chercher leur fille disparue pendant de longues années, mais en vain. Leur avocat, Maître Yves- Noël Genty, revient pour Faites entrer l'accusé sur ces vaines recherches, sur la réouverture d'une enquête cinq ans après la disparition de la jeune fille. Une enquête qui ne donnera rien jusqu'en 1999, date du deuxième meurtre de Didier Tallineau.
Jacques Fruminet - Tueur de femmes
Jacques Fruminet possède tous les rituels du tueur en série. Il a passé la moitié de sa vie en prison et déjà tué une fois lorsqu'en novembre 1998, libre depuis 6 mois, il commet deux nouveaux meurtres en l'espace d'une semaine. Sylvie Arcangeli, la première victime, est retrouvée morte dans le coffre de sa voiture calcinée dans un parking de Colmar. Le corps de Nicole Kritter est découvert ligoté au fond du grand canal d'Alsace à Mulhouse. Jacques Fruminet a violé la première et au moins souillé la seconde. Pour Faites entrer l'accusé, les parents de Sylvie Arcangeli et Jean-Marc Kritter, mari de Nicole Kritter, reviennent sur les moments de l'enquête et du procès tenu en 2001.
Henri-Jean Jacomet - Massacre à huis clos
Le 13 juillet 1988, Henri-Jean Jacomet signale la découverte des corps sans vie de sa femme Fabienne, sa belle-soeur Joëlle, et du mari de celle-ci Fernando Rodrigues. Fabienne et Joëlle ont été massacrées à coups de hache et de sabre, Fernando a succombé à un coup de fusil. Alain Verdoux de la BR de Saint- Gaudens, revient sur les premiers jours d'enquête qui avaient permis de conclure rapidement au double meurtre de Fabienne et Joëlle suivi du suicide de l'auteur, Fernando. Mais pour quel mobile ? Les familles des victimes ne se satisfont pas de cette thèse et décident de porter plainte contre X pour homicide.
Le réseau pédophile d'Angers
66 accusés, 27 victimes âgées de 6 mois à 12 ans. Le réseau pédophile d’Angers est à ce jour la plus importante affaire de pédophilie jugée en France. Elle débute en février 2002 lorsque Margot, une mère célibataire de 32 ans, fait une révélation à la Brigade des Mineurs d’Angers. Son ex-compagnon, Eric, déjà condamné en 1997 pour attouchement sur mineur, évoquait des actes pédophiles sur une certaine Marine, âgée de 5 ans, pendant leurs rapports sexuels.
Romain Dupuy - Les infirmières de Pau
Le 18 décembre 2004, à 6h30, les corps sans vie de deux infirmières de l’hôpital psychiatrique de Pau sont retrouvés dans le pavillon où elles étaient de garde. Lucette Gariod et Chantal Klimaszewski ont été égorgées, et même décapitée pour la seconde. Sa tête a été posée sur la télévision. La France est bouleversée par le drame. Et cette affaire au fort retentissement politique va se trouver à l’origine d’une nouvelle loi sur l’irresponsabilité pénale.
Roland Bondonny - Le mystère des boulettes bleues
Le 25 août 2004, Marius Lac, un gendarme à la retraite, est retrouvé sauvagement assassiné dans son garage à La Chapelle Spinasse, en Corrèze. Le lien est rapidement fait avec une affaire dans laquelle Marius avait témoigné peu auparavant. Une affaire d’empoisonnement de chiens qui a fait grand bruit dans la région : de mystérieuses boulettes de viandes truffées d’un produit chimique toxique bleu, le Carbofuran, étaient semées le long des routes et jusque dans les villages, faisant des centaines de victimes.
Michel Fourniret et Monique Olivier - L'alliance diabolique
Michel Fourniret. Sans doute, le pire tueur en série français. Avec sa femme Monique Olivier, ils forment le couple le plus incroyable de notre histoire criminelle. Ensemble, ils partaient à la " chasse aux vierges ". Entre 1987 et 2003, ils ont ainsi "rabattu", violé, tué, sept jeunes femmes âgées de 12 à 21 ans. A l'unique victime qui lui a échappé, Michel Fourniret a même confié : "Je suis pire que Dutroux !".
Les Paras de Francazal - Virée sanglante
Au cours de l’été 1989, quatre parachutistes de la base militaire toulousaine de Francazal se lancent dans une folle virée meurtrière. Ils violent et massacrent trois femmes âgées de 12 à 23 ans. Ils tuent encore un garde-chasse. Ils n’auront jamais le moindre remord. Et au procès, en 1991, l’avocat général évoquera même la peine de mort, dix ans après son abolition.
Denis Waxin - Le prédateur
Denis Waxin est un tueur pédophile qui a sévi dans la région lilloise. Entre 1985 et 1999, il a violé et sauvagement assassiné trois fillettes, violé deux garçons et une autre fille. Tel un prédateur, il repérait ses victimes au cours de longues marches solitaires. Lorsqu’il a violé et tué sa première victime à l’âge de 17 ans, il était encore vierge ! Et lorsqu’il s’est marié à 23 ans, il avait déjà tué deux fois. Pervers jusqu’au bout, il a fallu attendre son quatrième procès, pour qu’il craque et exprime enfin des remords.
Jean-Luc Blanche - Le routard du viol
Dans les Ardennes, dans le Calvados, dans l'Eure, dans la Drôme, en Côte d'Or, ou encore en région parisienne, Jean-Luc Blanche a enlevé, séquestré et violé des jeunes femmes partout où le portait sa voiture, une Polo noire… En 2006, ce multirécidiviste a été condamné à la prison à perpétuité pour ces viols qu'il a commis durant l'été 2003. Cette affaire a fait grand bruit, jusqu'aux plus hauts niveaux de l'Etat. A l'époque Dominique Perben, ministre de la Justice, et Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, s'en sont ainsi saisis car, un mois avant ces faits, Blanche avait été accusé d'attouchements sexuels par une enfant, et arrêté. Et un juge l'avait remis en liberté sous contrôle judiciaire malgré un casier judiciaire déjà conséquent.
Florence Féderlé - Le mystère du tronc brûlé
Le 27 février 2004 dans l’Essonne, un promeneur découvre le corps calciné d’Yves Bourgade. Ou plus exactement, son buste, sans tête, sans pieds, et sans main. Un crime ignoble et un coupable tout désigné : sa femme, Florence Féderlé. Car Yves buvait, la trompait au grand jour. De nombreux indices matériels l’accusent. Pourtant, elle ne cessera jamais d’affirmer son innocence, comme prisonnière de son image d’épouse et de mère modèle.
Jean-Luc Cayez - La machination du concierge
En septembre 2005, Jean-Luc Cayez a violé et tué une jeune locataire de la résidence dont il était concierge. Violeur récidiviste, il a rapidement été soupçonné. Et il a avoué. Une chance ! Car un autre homme aurait pu finir en prison à sa place. Cet homme, c'est celui qui jetait ses préservatifs dans la poubelle de l'immeuble. Cayez les avait récupérés, pour en prélever le contenu, et répandre ainsi dans le corps de sa victime un sperme dont il pensait que l'identité génétique l'innocenterait. Une idée piquée dans une série américaine !
Thommy Recco - La malédiction des Recco
En 1983, Thommy Recco a été condamné à la prison à perpétuité pour deux triples meurtres. 21 ans auparavant, il avait écopé de la même peine pour avoir tué son oncle. Et chaque fois, le clan Recco, "Mamma Recco" en tête, a défendu son innocence ; bravant les faits, et la honte que jetaient ces affaires sur la famille. Sous son châle noir, Mamma Recco a supporté Thommy, comme elle a supporté tous les malheurs qui se sont abattus sur elle pendant plus de 20 ans.
Mamadou Traoré - Le tueur aux mains nues
Entre avril et décembre 1996, Mamadou Traoré a agressé six femmes, âgées de 11 à 71 ans, avec pour seule arme, ses poings d'acier. Il en a tué deux et laissé les quatre autres défigurées et amnésiques. Le procès s'ouvre le 7 février 2000 à Paris. Maître François Honnorat, l'avocat de la défense, évoque l'enfance très difficile d'un homme qui se dit victime d'un «maraboutage», un sort magique. Sa mère soutient elle aussi la thèse du mauvais sort, jeté sur ce fils qu'elle appelle «l'enfant du diable». Mais les experts déclarent Mamadou Traoré responsable de ses actes et les jurés le condamnent à la peine maximale : la perpétuité, assortie de 22 ans de sûreté.
Le gang de Roubaix
Entre janvier et mars 1996, le «gang de Roubaix» a semé la terreur dans la région lilloise. De braquages de supermarchés à l'arme lourde en fusillades en pleine ville, jusqu'à une tentative d'attentat : ils ont semé le trouble sur leurs motivations terroristes. Leurs deux leaders avaient des liens très fort avec l'islamisme. Olivier Guérin, procureur de la République de Lille, Gérard Hostekint, chef de groupe à la PJ de Lille, David Cliqueteux, ami de Lionel Dumont et Didier Cardon et Philippe Gouget, de la brigade anticriminalité de Roubaix notamment, reviennent de manière circonstanciée sur cette affaire.
Geneviève Montillet - La diabolique d'Antibes
Geneviève Montilliet est une femme déterminée, et surtout, une mère diabolique. Pour toucher les assurances vie qu'elle avait contractées au nom de son compagnon, Eric de Vriendt, elle n'a pas hésité à demander à ses propres fils et à l'un de leur ami de l'assassiner. Mais ils ont échoué. Alors, c'est elle, qui a fini le «travail». Et il s'en est fallu de peu pour que la mort d'Eric de Vriendt ne reste à jamais une mort naturelle. Pas moins de 7 années de procédure ont été nécessaires pour que la diabolique d'Antibes ne soit finalement démasquée Le 1er novembre 1992, Eric de Vriendt, est renversé par une voiture alors qu'il se promène à vélo sur le Cap d'Antibes
Patrick Trémeau - Le violeur des parkings
Le violeur multirécidiviste Patrick Trémeau a fait changer la loi sur le suivi des délinquants sexuels. Dans les années 90, il a agressé treize femmes et a été condamné à seize ans de prison. Les faits ont été commis dans l'Est de Paris, le plus souvent dans des parkings souterrains. Anne Bordier et trois autres femmes ont raconté les mots de leur violeur et son regard. Chacune présentait un profil similaire : belles, cultivées et d'un bon niveau social. Les victimes étaient absolument convaincues qu'il allait récidiver, se sont mobilisées pour que leur agresseur ne sorte pas de prison, en vain. En 2005, à peine libéré, Patrick Trémeau a violé à trois reprises, provoquant un tollé médiatique et une modification de la loi.
Roland Moog - Meurtre au cinéma
Carole Prin a été asassinée en 1995 alors qu'elle était sur le point d'accoucher. Son compagnon, le projectionniste Roland Moog, l'a abattue d'une balle dans la nuque. Le coupable ne s'est jamais vraiment expliqué sur ce meurtre, laissant les psychiatres et les juges supposer qu'il ne supportait pas l'idée d'avoir un autre enfant, alors qu'il avait déjà caché à ses parents qu'il avait deux filles. Roland Moog menait une double vie, que Carole et une autre maîtresse se partagaient sans le savoir. Le 17 mai 1995, l'assassin a reçu un appel au cinéma Star de Strasbourg, où il travaillait. Ressentant de violentes contractions, Carole lui demandait de la rejoindre à la maternité. Elle n'est jamais arrivée sur les lieux et c'est l'assassin lui-même qui a signalé sa disparition.
Jean-Baptiste Hennequin Triple meurtre au Grand Hôtel
En 1997, Jean-Baptiste Hennequin, veilleur de nuit au Grand Hôtel de Saint-Quentin, assassine sauvagement ses deux patrons, Léo Roupioz et Gisèle Kuntzler, et Michèle Fabris, sa collègue réceptionniste, à l'aide d'un fusil et d'une hache. Ayant pris la fuite, il est arrêté quatre mois après les meurtres. Au cours de son procès, il n'a jamais montré le moindre regret, allant jusqu'à se poser en victime. Il s'acharne à salir la mémoire des victimes. Jean-Baptiste Hennequin sera condamné à la peine maximale, la perpétuité, avec une peine de sûreté de 22 ans. Il avait déjà fait de la prison à plusieurs reprises par le passé.
Claude Lastennet - Tueur de vieilles dames
Son premier meurtre, Claude Lastennet l'a commis à 23 ans, presque par hasard. Il tentait de cambrioler une vieille dame. Elle a résisté. Il l'a tuée. Et il y a pris goût. Dans les cinq mois qui ont suivi, il a récidivé cinq fois, tuant quatre de ses cinq victimes. Toutes habitaient seules, toutes en région parisienne, le long de la même ligne de bus. Toutes étaient très âgées. Frédéric Lastennet, le jumeau de Claude, évoquera sa difficulté à comprendre comment son frère a pu basculer dans une telle violence. La psychologue, Monique Delocque-Fourcaud reviendra sur l'évolution de cet homme, qui a pris conscience de ses actes en détention. Claude Lastennet a été condamné à la réclusion à perpétuité avec 18 ans de sûreté en 1997.
Patrick Gateau - Le procès de la récidive
Le 3 juin 2005, Nelly Crémel disparaît pendant son footing quotidien sur les routes de campagne autour de Reuil-en-Brie, en Seine-et-Marne. Après une semaine de recherches, son corps est retrouvé, dissimulé sous des branchages, dans le bois du Tarterel. Elle a reçu deux balles et son crâne a été fracassé avec une rare violence. La SR de Paris, dirigée par le colonel Philippe Guérin, procède à des contrôles systématiques et finit par obtenir une piste. Serge Mathey, un maçon de 28 ans, est placé en garde à vue et passe aux aveux. Le 3 juin, il a bien enlevé et tué Nelly Crémel. Mais il n'était pas seul. Son complice est Patrick Gateau, un récidiviste. Guérin a été condamné à 30 ans de réclusion et Gateau à la perpétuité.
Annie et Yann Baudet - Meurtre en famille
Le 13 février 1998, François Baudet disparaît. Rozenn, sa fille, n'a aucune nouvelle. Elle en parle à sa soeur Sandrine, qui obtient des explications : François Baudet serait mort au cours d'une dispute qui aurait mal tourné avec son fils, Yann. Rozenn ne croit pas à un accident et accuse sa mère et son frère de meurtre. Lors d'un premier procès, les jurés condamnent Yann à 27 ans de prison avec une peine de sûreté des deux tiers. Parmi les intervenants figurent Yann Baudet, Rozenn, Sandrine, Isabelle Poinso, substitut du procureur de la République à Nice, Audray Vazzana, avocate de Yann Baudet, le juge d'instruction J.P. Buffoni, Roger Nahon, enquêteur de personnalité, André Bloch, chef de la Brigade Criminelle à Nice, Michel Valiergue, avocat de Rozenn, Marthe Le Clech, amie du couple Baudet et Michel Mary, journaliste, notamment.
Vincenzo Aiutino - L'homme aux 50 affaires
En 1991, Vincenzo Aiutino, un délinquant sexuel de 21 ans, est suspecté des meurtres de deux jeunes femmes à Longwy, en Lorraine. Mais faute de preuves, les policiers le relâchent. L'année suivante, une nouvelle disparition mène droit à Aiutino. Le jeune homme prend la fuite en Belgique, où il est finalement arrêté. En 1998, la cour d'assises de Nancy le condamne à la perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de dix-huit ans. Retour sur le parcours judiciaire et l'enfance difficile de celui qu'on a surnommé "l'homme aux cinquante affaires", avec les témoignages de nombreux protagonistes de l'affaire.
Berenger Brouns - Le charcutier du marché St-Martin
Bérenger Brouns était traiteur italien au marché Saint-Martin, à Paris. En 2005, dans son arrière boutique, il a découpé en morceaux sa maîtresse, qui était par ailleurs son employée, le fils de celle-ci, et son petit chien. Christelle l'avait rendu fou d'amour. Au bout de quatre mois d'enquête, en garde à vue, Bérenger craque. Il révèle qu'au cours d'une dispute, Christelle l'a giflé. Il l'a étranglée. Puis il a étranglé Lucas et étouffé le chien. Il a ensuite découpé les corps dans son atelier de charcutier et s'en est débarrassé en les dispersant dans les poubelles de Paris. Son avocat, maître Jean-Marc Fédida, a beau plaider le crime passionnel, Bérenger Brouns est condamné à 30 ans de prison.
Lord Anthony Ashley Cooper - Le Lord assassiné
Lord Anthony Ashley Cooper, comte de Shaftesbury a été assassiné à l’âge de 66 ans. Descendant d’une éminente famille de l’aristocratie anglaise, démissionnaire de la Chambre des Lords, il fréquentait assidûment les bars à hôtesses de la Côte d’Azur. Un homme à femmes. Des femmes qui appréciaient surtout… son portefeuille. Il en est mort, son corps balancé dans une décharge publique. Depuis le 4 novembre 2004, personne n’a de nouvelles de Lord Ashley Cooper. A la PJ de Nice, on juge sa disparition inquiétante. Il est en instance de divorce avec sa femme Jamila, qu’il veut quitter pour une nouvelle conquête. Les médias anglais, attirés par la réputation sulfureuse du Comte, débarquent en masse sur la Croisette. Les policiers reconstituent son emploi du temps. Dans la nuit du 3 au 4 novembre, il est descendu au Noga Hilton, un hôtel cannois, avant de se rendre en taxi chez sa femme. Jamila confirme. Le comte est bien passé, mais en coup de vent, avant de repartir pour l’aéroport. Elle précise qu’il était dans un état lamentable. Les policiers tiquent. Au Noga Hilton, personne n’a évoqué ce détail. Ils décident de la placer sur écoute. Le 21 février 2005, alors que Jamila est hospitalisée à Cannes pour une dépression nerveuse, elle reçoit un coup de fil de sa soeur Naïma. Elle lui confie qu’elle a des révélations à lui faire. Les policiers sentent que c’est le moment de l’interpeller. Ils la placent en garde à vue. Stratégie payante puisque Jamila passe aux aveux. Elle révèle que le 4 novembre, (...)
La folle cavale de Lionel Cardon
A l'automne 1983, Lionel Cardon est devenu l'ennemi public numéro un. Accusé d'un double assassinat à Pessac, près de Bordeaux, il s'est lancé dans une cavale sanglante marquée par le meurtre d'un policier et une spectaculaire prise d'otage dans un cabinet d'avocat à Paris. Jugé en 1986, il est condamné à la perpétuité.
Jacquy Haddouche - Au hasard du crime
Entre 1995 et 2002, Jacquy Haddouche a tué trois fois, sans raison, au hasard de sa route. Sans la ténacité d'une juge d'instruction, il aurait sans doute échappé à la justice pour une grande partie des faits. Entre 2007 et 2009, au cours de différents procès, Jacquy Haddouche a finalement été condamné à trente ans de prison dont vingt de sûreté pour le meurtre de Sylvain Rome, et à la perpétuité et 22 ans de sûreté pour les deux autres meurtres ainsi que pour l'agression de Liliane Michaud et un viol commis en 1995. A l'audience, il avait avoué le meurtre de Léo Capon, sans pour autant expliquer.
La mort sur rendez vous
Le 8 décembre 1984, à Paris, la police trouve le corps de Gérard Le Laidier, avocat. La victime avait rendez-vous avec une jeune fille qu'il pouvait avoir rencontrée dans un restaurant branché. Le 17 décembre, c'est le cadavre d'un commerçant, Laurent Zarade, que l'on retrouve dans son appartement. Il avait également rendez-vous avec une jeune fille qu'il avait rencontrée dans le même restaurant. La famille Zarade retrouve l'identité de la jeune fille : Valérie Subra, 19 ans. Face aux policiers, elle reconnaît sa présence sur les lieux et dénonce deux complices : son petit ami Laurent Hattab et Jean-Rémi Sarraud. Valérie a séduit les deux victimes et obtenu un rendez-vous chez eux où elle leur faisait ouvrir la porte. Les trois seront condamnés à la perpétuité, assortie de 18 ans de sûreté pour Sarraud et Hattab, 16 pour Valérie Subra.
Frédéric Audibert - Violence à huis clos
Le 23 octobre 2003, la PMI de Grasse alerte le procureur de la République. Antoine, un bébé de deux mois, devait faire l’objet d’un placement provisoire mais les deux parents, Frédéric Audibert et Sandrine Autret, ne donnent plus de nouvelles. Ils vivent au village des Sausses, où leur isolement et leur penchant pour l’alcool les fait passer pour des marginaux. Les gendarmes se rendent chez eux mais ne trouvent personne, si ce n’est les chiens qu’élève Frédéric, des bas-rouges agressifs. Les parents de Sandrine n’ont pas de nouvelles de leur fille depuis une dizaine de jours. Mais Frédéric les a appelés. Il leur a demandé s’ils savaient où était Sandrine. Il appelle aussi régulièrement sa famille à qui il tient des propos incohérents. Et quand les gendarmes l’appellent, il refuse de passer les voir, leur expliquant qu’il a de gros problèmes… Les gendarmes localisent ses appels à Nice, font le tour des hôtels et finissent par l’interpeller au bout d’une semaine. Dans sa chambre, ils trouvent une arme, un appareil photo jetable, et une puce de téléphone portable qu’Audibert a caché dans le dévidoir du rouleau de papier toilette. En garde à vue, il affirme qu’il n’a pas vu Sandrine depuis la nuit du 12 au 13 octobre. Cette nuit-là, il avait bu trois litres de pastis. Quand il s’était réveillé, deux jours plus tard, Sandrine avait disparu. Mais pas le bébé. Jusqu’à ce qu’elle revienne l’enlever, quelques jours plus tard, dans la voiture où il l’avait laissé, le temps de faire ses courses ! L’histoire est d’autant plus délirante, que les gendarmes ont fait développer la pellicule trouvée dans la chambre d’hôtel On y voit Sandrine donnant le biberon, Sandrine pouponnant le bébé, mais aussi, sur le dernier cliché, Sandrine couchée sur le sol. Battue. Morte...
La fille indigne et le récidiviste
En janvier 2005, Driss Sajdi a violé et tué Maryse Louvet, la mère de sa petite amie Émilie. Puis il l'a découpée en 11 morceaux, qu'il a entreposés au réfrigérateur
Les amants du cap Canaille
Deux cadavres au pied de la plus haute falaise de France, le Cap Canaille. Deux amants qui se renvoient la balle dans le box des accusés. Et au final, une des affaires criminelles les plus extraordinaires de ces dix dernières années. Une histoire qui met en scène un jeune Marseillais, Jean-Claude Douliery, connu comme un fêtard dans le quartier de Château Gombert. Personne n’aurait imaginé qu’il puisse tuer. C’est pourtant ce qu’il a fait, assassinant sa petite amie enceinte, en 2001, avant de récidiver en 2005 sur le mari gênant de sa nouvelle conquête. C’est elle, Béatrice Faure, qui le dénoncera enfin. Et elle l’a dit aux gendarmes, "la liste des victimes de Jean-Claude est longue"
Dominique Louis - Les secrets de Madame Jochimec
Un Français, de 76 ans, mort renversé par un 4/4, sur une route d’Espagne… Une épouse éplorée… Des cendres rapidement dispersées au fil de la Saône… Et une affaire qui devait en rester là. Mais un policier de Lyon s’en est mêlé. Presque par hasard. Pour découvrir, ce que ce banal accident de la route cachait. Derrière, une policière déchue pour prostitution, des amants avides d’argent, des années de travail pour dénicher le pigeon qui les rendrait riches ! Et bien sûr, un assassinat. La route file tout droit, vers Tordessilla, à 400 kilomètres de la frontière française. Ce 12 juillet 2003, il fait très chaud.
Véronique Courjault - L'affaire des bébés congelés
Entre 2006 et 2010, l’affaire des bébés congelés a fait couler beaucoup d’encre. D’abord, le mystère des deux bébés retrouvés dans le congélateur de la maison des époux Courjault, en Corée du Sud. Puis, les aveux fracassants de Véronique Courjault. On voulait comprendre. Comprendre comment une mère de deux enfants, ne souffrant d’aucune pathologie, avait pu tuer trois de ses bébés entre 1999 et 2003. Comprendre aussi comment son mari était passé à côté de ces trois grossesses. Déni de grossesse ou perversité ? L’affaire a divisé les experts. L’opinion aussi. C’est un homme paniqué qui appelle la police de Séoul ce 23 juillet 2006. Jean-Louis Courjault vient de découvrir deux corps de bébés dans son congélateur. Sa femme Véronique et ses deux fils, de 10 et 11 ans, sont déjà en vacances en France. Il doit les rejoindre dans quelques jours. Cette découverte complique les choses…
Les trois procès d'Edwige Alessandri
Trois fois jugée. Trois fois condamnée. Pour la justice, il n’y a aucun doute : le 16 juillet 2000, vers minuit, Edwige Alessandri a tué son mari, Richard, d’un coup de fusil. C’est d’ailleurs ce qu’a dit, son propre fils, Yohann. En garde à vue, le garçon a avoué. Il a raconté le meurtre, ou plutôt, l’accident. La modification de la scène de crime… Le mensonge, orchestré avec sa mère et son petit frère… Mais, quelques jours plus tard, l’adolescent de 17 ans, s’est rétracté, pour revenir à la version d’Edwige ; celle d’une attaque par des cambrioleurs. Une version qu’un détective privé célèbre a tout fait pour étayer, au prix d’une contre enquête fouillée.
Casse à la Banque de France de Toulon
146 millions de francs, 22 millions d’euros. Le casse du siècle ! Trois fois plus que Spaggiari, quelques années plus tôt à Nice, la référence, jusque-là, en matière de hold-up. Et, cette fois, c’est la Banque de France, rien moins, qui a été attaquée. Un coup de maître qui a eu lieu le 16 décembre 1992, à Toulon, sans un coup de feu, et à quelques mètres seulement du commissariat de police ! Aujourd’hui, 137 millions sont toujours dans la nature…
Francis Leroy - Le tueur de la pleine lune
Françis Leroy a-t-il commis ses crimes sous l’influence de la lune ? C’est ce qu’il prétend. Par deux fois, il a tué. Il a aussi violé à deux reprises, et commis de multiples agressions. Toujours en période de pleine lune ! La justice, des experts se sont intéressés à cette thèse. Pour se demander finalement, s’il n’agissait pas en période de pleine lune, tout simplement pour y voir plus clair, lorsqu’il épiait ses victimes… Le soir du 24 janvier 1984, à Lembras, près de Bergerac en Dordogne, le corps de Jacques Royère, est retrouvé devant le domicile de sa compagne, lardé de sept coups de couteau. L’homme venait d’appeler chez elle. Au téléphone, il avait bien senti que quelque chose n’allait pas. Alors, il a décidé de venir voir sur place ce qui se passait. Et quand il est arrivé, son amie et ses enfants étaient séquestrés chez eux, par un homme cagoulé. Jacques s’est retrouvé nez à nez avec l’agresseur, pour un face à face tragique. Les gendarmes reconnaissent aussitôt le mode opératoire. C’est la neuvième fois, en six ans, que cet homme à la cagoule séquestre ainsi, pendant plusieurs heures, des familles de la région. Ses victimes décrivent un homme grand, maigre, masqué, armé d’une carabine cassée. Et puis, il sent… le sous-bois. Son comportement semble irrationnel. Parfois, il parle avec l’accent espagnol, demande de l’argent et une voiture pour ne repartir qu’avec des broutilles. Parfois, il viole. Il est ainsi revenu deux fois dans la même maison. En 1981, pour s’attaquer à la fille de 12 ans. Un an plus tard, pour violer la mère. Mais à Lembras, il allé encore plus loin. Pour la première fois, il vient de tuer. Faute de piste probante, les gendarmes s’intéressent à un livre de Simenon, Le fou de Bergerac. Et si leur homme s’inspirait de ces aventures ? Elles ont même fait l’objet d’un Maigret qui a été tourné dans la région, peu avant les premières agressions ? Et si l’un des protagonistes du film était mêlé à tout cela ? Le chauffeur peut-être ? De leur côté, les policiers se rendent compte que les agressions ont toutes eu lieu en période de pleine lune. Quand ils en parlent autour d’un café, un collègue des renseignements généraux, se souvient d’un homme qu’on avait surnommé "l’assassin de la pleine lune", vingt ans plus tôt. Un homme qui s’appelle Francis Leroy et qui a été condamné à vingt ans de prison pour le meurtre de Christiane Prudet, à Saintes, une nuit de pleine lune ! Il avait été confondu l’année suivante à la suite d’une deuxième agression qui avait tourné court. Aujourd’hui, l’homme est sorti de prison, et mène une vie sans histoire au centre équestre de ses parents, à Périgueux. Mais, lors d’une perquisition, les policiers tombent sur des cartes bleues dérobées dans le Périgord, et surtout, une crosse de fusil ! Arrêté, Leroy passe des aveux détaillés. Pour toute explication, il évoque sa croyance dans les phénomènes paranormaux. Et puis… l’influence de la lune. Pendant cinq années d’instruction, le juge va demander à des experts d’évaluer l’impact de l’astre sur Francis Leroy. Sans que les rayonnements lunaires n’influencent finalement beaucoup le magistrat. Le procès aura bien lieu. Là encore, il est beaucoup question de la lune. Mais les jurés ne s’en laissent pas compter par le Pierrot poétique qu’on leur présente. Ils voient en Leroy un récidiviste "narcissique manipulateur et pervers", étouffé par une mère surprotectrice. Ils le condamnent à la prison à perpétuité.
Jacqueline Carrère-Ponthieux - Innocentée après 13 ans
Acquittée ! Après 13 ans de marathon judiciaire ! C’est l’histoire incroyable de Jacqueline Carrère-Ponthieux, accusée d’avoir assassiné son mari, et qui clame depuis toujours son innocence. Dans Faites entrer l’accusé, elle revient sur ces années de combat. Une bataille dans laquelle 23 experts ont été commis, et quatre procès d’assises ont été ouverts. Une affaire invraisemblable, au terme de laquelle personne n’a pu mettre un nom sur le meurtrier de Gérard Ponthieux… Tout a commencé le 22 septembre 1997, en pleine nuit, au Sulky, un bar de Nogent sur Marne. Son propriétaire a été agressé dans son lit, à l’étage. Son corps est lardé de coups percés avec un objet tranchant. Jacqueline, sa femme, qui dormait à ses cotés au moment de l’agression, témoigne. Ils se sont couchés vers 22h, après le souper. Vers 2h30, un homme les a réveillés, leur a demandé la caisse et la recette PMU. Elle est descendue la chercher au rez-de-chaussée. Et quand elle est remontée, l’homme avait disparu. Gérard gisait dans son lit, ensanglanté. L’autopsie révèle que Gérard Ponthieux n’a pas lutté avec son agresseur. Sur ses bras, l’expert relève des traces de défense, mais pas de riposte. Etonnant, quand on sait que Gérard était un sanguin, pas le genre d’homme à se laisser voler sans broncher. L’analyse toxicologique va fournir une explication satisfaisante. Elle décèle un taux anormalement élevé de Gamma OH dans le sang de Gérard. Il aurait été drogué avec du GHB, la drogue du violeur, ce qui expliquerait son apathie au moment des faits. Sa femme, qui a passé la soirée avec lui, est le suspect numéro un. D’autant plus qu’elle a un mobile : l’argent. Depuis leur rencontre onze ans plus tôt, ça a toujours été un sujet de tension au sein du couple. Surtout depuis que Jacqueline s’était fait la belle en emportant 200 000 francs ! Elle était revenue, mais elle avait dépensé tout l’argent… Depuis, Gérard lui avait fait signer une reconnaissance de dette. Et depuis que Jacqueline gérait la comptabilité du Sulky, la situation financière du bar était catastrophique. Gérard, venait-il de tout découvrir ? Dans cette affaire la police n’a jamais retrouvé l’éventuel complice de Jacqueline Carrère. Mais la justice la poursuit quand même pour complicité d’assassinat. L’accusant d’avoir au moins drogué son mari pour l’affaiblir dans son sommeil. Seulement, au procès, l’expert toxicologue provoque un coup de théâtre ! A la lumière des progrès scientifiques, il révèle que le Gamma OH retrouvé dans le sang de Gérard a pu être secrété par le cadavre. L’accusation s’effondre. Mais le médecin légiste va la relever. D’après lui, les résidus retrouvés dans l’estomac prouvent que la victime a mangé peu de temps avant sa mort. Jacqueline aurait donc menti sur l’heure de la mort ; le procès renvoyé pour complément d’information. Lorsqu’il est rouvert, Jacqueline comparait cette fois pour meurtre. Les jurés découvrent avec stupeur les témoignages des enfants de Jaqueline. Avant de connaître Gérard, elle en a eu trois, qu’elle a tous abandonnés ! Un ex mari vient rappeler son goût immodéré pour l’argent. La défense ne s’en relève pas. Jacqueline Carrère-Ponthieux est condamnée à 15 ans de prison, et fait appel. Troisième procès, et nouveau rebondissement ! Un pompier intervenu chez les Ponthieux la nuit du crime, affirme que Gérard « gaspait ». En clair, il agonisait encore à 2h40 ! L’agression venait donc d’avoir lieu, comme l’a toujours dit l’accusée ! Le procès est à nouveau renvoyé. Pour son dernier rendez-vous avec la justice, la défense de Jacqueline Carrère- Ponthieux tire à boulets rouges sur l’enquête. Des éléments d’intrusion extérieure ont été relevés chez les Ponthieux la nuit des faits. Aucun n’a été exploité. Une tenaille trouvée sur le toit, une trace de pas sur une chaise de la terrasse, un mégot dans la cuisine… Plus fort, sur une photo, on voit une barre métallique au pied du lit. L’arme du crime ? On ne le saura jamais. La barre n’a pas été mise sous scellé… En moins d’une heure de délibérés, Jacqueline Carrère-Ponthieux est acquittée.
André et Geneviève Gournier - Morts sans ordonnance
André et Geneviève Gournier se sont-ils suicidés ou bien ont-ils été empoisonnés par leur fils ? Empoisonnés par une injection de Tracrium, une forme de curare utilisée dans les blocs opératoires ?... Pour les enquêteurs, cette dernière thèse était la plus crédible. Ils se sont trompés. Après 10 ans de marathon judiciaire et une condamnation par les Assises de la Loire, Jean-Paul Gournier a finalement été acquitté. Reste la thèse du suicide. Techniquement possible, mais difficile à concevoir… Reste un mystère. Comment et surtout pourquoi cet homme de 75 ans et cette femme de 81 ans sont-ils morts ?.... C’est le 30 novembre 1999, dans leur maison de Saint-Priest-en-Jarez, dans la Loire, qu’on a découvert les corps d’André et Geneviève. Tous deux étaient affalés sur des fauteuils du salon, à côté de la cheminée. Dans la cuisine, le bouton du gaz était ouvert, mais il n’y avait pas d’odeur suspecte et la bombonne était vide. Dans une chambre, le fer à repasser était allumé, et posé sur un rideau en nylon. Et sur le bras de Geneviève, il y avait une trace de piqûre... A l’époque, les premiers rapports concluent à une mort naturelle. Un empoisonnement, peut être par des champignons, comme le suggère le fils du couple, qui est médecin et qui ne les a pas trouvés très bien la veille des faits… mais l’explication est un peu courte pour le juge, qui demande une expertise toxicologique. En attendant les résultats, la vie du couple est passée au crible. Et elle n’a pas toujours été simple. En 1974, Geneviève avait 57 ans quand elle a découvert que son mari la trompait. Pendant 25 ans, elle le lui a fait payer ! En faisant chambre à part, en lui lançant des " bras d’honneur " dès qu’il avait le dos tourné... En 1997, deux ans avant leur mort, elle a découvert que son mari la trompait encore. Le retraité fréquentait une prostituée, sur une aire d’autoroute. Depuis, elle répétait à tout le monde qu’elle le tuerait, et qu’elle brûlerait cette maison, qui a abrité ces adultères. Pour les proches des Gournier, l’affaire est entendue. Geneviève a tué André et s’est suicidée ensuite. Mais l’enquête montre aussi que les deux retraités avaient des projets pour les mois à venir. Les policiers se penchent sur l’emploi du temps du couple, pour apprendre que deux jours avant le drame, André est allé voir la prostituée. Il était rentré blessé au crâne après un accident de la route. Alerté, son fils Jean-Paul, cardiologue, était passé dans la soirée. Et le lendemain, il est revenu faire une prise de sang à ses parents. Il est donc le dernier à les avoir vus vivants. On va l’accuser de les avoir tués. Car le résultat des analyses toxicologiques révèle que les époux Gournier ont été empoisonnés. Par injection de Tracrium ! Un produit utilisé en anesthésie. Et comme Jean Paul Gournier est aussi chirurgien, le lien est vite fait. Placé en garde à vue, l’homme nie farouchement le double assassinat de ses parents. Mais les policiers lui ont déjà trouvé un mobile. L’argent de l’héritage. Car, au moment des faits, il est très endetté. Pour ne rien arranger, la thèse du suicide prend l’eau : sur place, les enquêteurs n’ont retrouvé ni l’ampoule, ni la seringue que Geneviève aurait utilisées avec ou sans l’accord de son mari. La défense trouve la parade grâce à une photo des lieux du drame. On y voit des cendres dans la cheminée. Elles n’ont jamais été fouillées. Geneviève a pu y jeter la seringue juste avant de se laisser mourir sur le fauteuil. Mais les expertises vont mettre à mal cette thèse. Toutes concluent, compte tenu de la quantité de Tracrium retrouvé dans le corps des victimes, que la paralysie liée au curare, est intervenue très rapidement. Et surtout trop vite pour que Geneviève n’ait le temps de faire les quelques pas qui séparait la cheminée du fauteuil où on l’a retrouvée. A son procès, Jean-Paul Gournier conteste les résultats des expertises. Mais il semble arrogant et fait mauvaise impression aux jurés qui le condamnent à 25 ans de prison. Alors le chirurgien fait appel. Cette fois, il se défend mieux, et surtout, il peut s’appuyer sur les travaux d’un spécialiste canadien qui soutient que Geneviève a pu marcher quelques secondes après l’injection de Tracrium. En 2009, Jean-Paul Gournier est finalement acquitté par la cour d’assises du Rhône.
La disparition de Suzanne Viguier
Pendant 10 ans, l'affaire Viguier a passionné les médias et le grand public. L'affaire Viguier, c'est un trio explosif : la femme, l'amant et le mari. La femme, disparue, l'amant, accusateur, et le mari… innocent ! Il était le coupable idéal, mais Jacques Viguier a été acquitté. A deux reprises. Aujourd'hui, la disparition de Suzanne Viguier reste donc un mystère. Le dernier à l'avoir vue, c'est son amant, Olivier Durandet. Il affirme qu'il a déposé Suzanne Viguier chez elle le dimanche 27 février 2000, à 4 heures du matin. Après, il n'a plus jamais pu la joindre.
Serge Armand - L'homme qui voulait faire sa loi
Le 18 avril 2002, le corps calciné de Jean-Luc Gilles, un jeune entrepreneur, est retrouvé près de Visan, dans le Vaucluse. L'enquête révèle que Serge Armand, son concurrent, aurait commandité l'assassinat. Devant les assises, en 2005, le suspect continue à nier mais écope de 25 ans de prison. Il fait appel et se présente transformé à son second procès. Rongé par un cancer, Armand craque et avoue être à l'origine du meurtre. Mais, les coups de théâtre ne vont pas s'arrêter là !
La tuerie de Belhade
Trois cadavres dans un relais de chasse des Landes. Trois corps, carbonisés dans l'incendie de la maison. C'est ce qu'ont découvert les habitants de Belhade, le matin du 15 décembre 1985. Mais le gérant, Jean-Claude Bonnefon, sa compagne Lucienne Gousse et le jeune garde chasse Michel Linder ont été exécutés par balles, avant d'être dévorés par les flammes ! Un coup des "Bordelais", plutôt mal vus dans le coin, et qui se sont appropriés la chasse privée pour passer leurs week-ends à la campagne ? Car la rumeur courrait. Un maquereau bordelais lorgnait sur le relais.
Robert Greiner - Le pompier criminel
19 ans ! Pendant 19 ans, le viol et le meurtre d’Evelyne Boucher, une lycéenne de Villeneuve-les-Avignon, sont restés un mystère. Sa famille désespérait de voir arrêter un jour, l’homme qui l’avait agressée, un soir de 1987… Et le juge s’apprêtait à clore le dossier. Quand la science est venue à la rescousse de la justice. Car, en 2006, l’ADN qu’on avait retrouvé sur le corps de la jeune fille a parlé ! Son auteur ?
Jean-Pierre Treiber - L’affaire Giraud-Lherbier
L'affaire Treiber l'un des faits divers les plus marquant de ces dernières années. D'abord parce que l'une des victimes est la fille du comédien Roland Giraud. Ensuite parce que le principal suspect, Jean-Pierre Treiber, a fasciné l'opinion publique. Evadé fin 2009, il s'est joué de toutes les polices de France pendant deux mois et demi. Repris, il s'est encore joué de la justice : il s'est pendu dans sa cellule avant d'être jugé. Et la loi est la loi : sans procès, Treiber reste innocent. La disparition de Katia Lherbier et Géraldine Giraud remonte au 1er novembre 2004. Les deux femmes (...)
Béatrice Edouin - Femme fatale
Béatrice Edouin est une de ces femmes qui savent rendre fous les hommes. Une femme fatale, dit-on. Pour la justice, c’est une criminelle. En 1998, elle a séduit Claude Bichet, le patron d’une société de déménagement à Beausoleil, près de Monaco. Conquis, il a quitté sa femme, troqué sa petite vie tranquille pour suivre sa maîtresse. Avec elle, il a vécu pendant 3 ans une relation aussi passionnelle qu’orageuse. Mais le 10 avril 2001, Claude a disparu...
Le pacte de sang
Au début, il devait n'y avoir qu'un assassinat. Celui d'un homme au Portugal, achevé à la broche à rôtir. Mais un des tueurs a parlé. On a retrouvé son corps lardé de coups de couteaux à Amsterdam. Son confident, lui, a été tué à l'arbalète dans un bois en France. Cette affaire, c'est celle de l'incroyable pacte de sang qui a lié quatre jeunes gens, tout juste sortis de l'adolescence...
Albert Foulcher - La vengeance de l'assureur
Sur la route d'Albert Foulcher, il y a six cadavres. Le premier, en 1993, celui d'un assureur concurrent à qui il reprochait de l'avoir coulé ; puis quatre en un seul jour de janvier 2001, au cours d'une folle cavale vengeresse dans le Languedoc. Le dernier cadavre, c'est le sien...
Jean Paul Leconte - Le tueur de la Somme
Le 11 janvier 2002, près de Péronne, Elodie Kulik est retrouvée assassinée. Sur un préservatif, jeté près du corps, les gendarmes isolent un ADN inconnu de leurs fichiers. Le 8 juillet, à Buire-sur-Ancre, on découvre le corps de Patricia Leclerc, 19 ans. Six semaines plus tard, c'est Christelle Dubuisson, 18 ans, qui est retrouvée morte à Villers-Bretonneux. Sur les vêtements de Patricia, la police isole un ADN, différent de celui de l'affaire Kulik. C'est celui de Jean-Paul Leconte, 36 ans, déjà condamné pour viol.
Bernard Rouhalde - Le mari, la mafia, la mamie
En 1991, Françoise Ferreyrolles est assassinée à Clermont-Ferrand. Elle avait entamé une procédure de divorce et le meurtre arrange le docteur Bernard Rouhalde, son mari : à un jour près, ils ne sont pas encore divorcés et Rouhalde n'a donc aucune pension à payer. Mais il possède un alibi pour le jour du crime. En 1992, un mafieux, Caruso, pour bénéficier de la loi sur les repentis, «balance» son clan et avoue notamment le meurtre de Françoise. C'est Rouhalde qui l'a commandité à l'un de ses patients, d'Agostino, aidé de trois mafiosi. Ils ont été hébergés à Saint-Laure, chez une amie de Rouhalde, Christiane Seguin. En 1993, Bernard Rouhalde se pend dans sa cellule. Cinq ans plus tard, Christiane Seguin est jugée devant les assises du Puy-de-Dôme. Elle est condamnée à 16 ans de prison. Les tueurs sont lourdement condamnés en Italie.
Jacques Hyver - L'aventurier et le PDG
Jacques Hyver. Beau gosse, joli coeur, bien élevé… Un fils de "bonne famille" qui aimait les femmes et l’aventure. Alors, pour s’offrir la "dolce vita" de ses rêves, il a décidé, en 1980, d’enlever un grand patron : Michel Maury Laribière, directeur de la TBF, une entreprise de tuilerie, et surtout vice président du CNPF.
Zibha - L'homme du ferry
Anne-Laure Urvoy, 27 ans, cadre apprécié à la centrale nucléaire de Golfech, est retrouvée morte à son domicile le mercredi 21 novembre 2007. Les gendarmes l'ont retrouvée baignant dans son sang, avec de nombreuses plaies, des fractures, des ecchymoses sur le visage et une écharpe nouée autour du cou. Très vite, les soupçons se portent sur l'ancien compagnon d'Anne-Laure, Abderrazzak Zibha, un homme violent aux multiples visages, qui lui avait caché qu'il était déjà marié. Avait-elle découvert sa double vie ? Quand les gendarmes découvrent que le suspect tente de rejoindre l'Algérie à bord d'un ferry, le Parquet fait détourner le bateau. L'intervention est une première. Capturé, Abderrazzak Zibha avoue. Jugé devant la Cour d'Assises de Montauban, «l'homme du ferry», écope de 27 ans de prison, sans peine de sûreté
Poncé Gaudissard - Les mystères de Meyrargues
Le 31 mars 2003, Chantal d'Amato et Audrey, sa fille, sont sauvagement assassinées dans leur maison. Mais les traces ADN retrouvées sur les lieux du crime ne correspondent à personne. Pris en flagrant délit de viol près d'Aix-en-Provence, Ponce Gaudissard, un violeur récidiviste, intéresse d'autant plus la police qu'il travaille dans la société de transports qui employait Audrey d'Amato. La police découvre une lettre envoyée à la société de transports du chauffeur de bus. Le courrier, signé de la main du Procureur, exige des renseignements sur Gaudissard pour indemniser l'une de ses anciennes victimes. C'est Audrey d'Amato qui a traité le dossier. En 2008, le procès s'ouvre avec un dossier sans aveux ni preuves matérielles, mais beaucoup d'anciennes victimes qui défilent à la barre. Ponce est condamné à la perpétuité en appel.
Youssouf Fofana - Le cerveau du gang des barbares
Il avait 23 ans. Il s’appelait Ilan Halimi. Il était juif. Son calvaire a duré 24 jours. Enfermé dans la cave d’un immeuble de Bagneux, le jeune homme a été torturé, nuit et jour, tandis que les hommes de la Brigade Criminelle tentaient, dans la plus grande discrétion, de mettre la main sur ses ravisseurs. Jusqu’au bout, ils ont espéré arracher Ilan des mains de ses ravisseurs. On a retrouvé le jeune homme agonisant le long d’une voie ferrée, le 13 février 2006. Quand le "gang des barbares" et son chef, Youssouf Fofana, sont tombés, il a fallu comprendre...
Siegler/Moris - Retour à la case prison
Un meurtre, deux coupables. Mais lequel des deux a assassiné Philippe Vuillet ? Franck Siegler ou Robert Moris ? Cette affaire, c’est celle de deux complices récidivistes, qui se renvoient la balle, parce qu’ils refusent d’admettre qu’ils ont tué un homme, sans raison, sans mobile...
Michel Ambras - L'homme à la cigarette
En 1996, Willy Pomonti, un retraité, est retrouvé mort, torturé à la perceuse jusqu'à l'arrêt cardiaque. Seule piste : quelques mégots de cigarettes d'une marque que Pomonti ne fumait pas. Mais les analyses ADN ne donnent rien. Huit ans après le meurtre, le FNAEG, le Fichier national des empreintes génétiques, s'est élargi et la probabilité de retrouver le tortionnaire du retraité est plus forte. La police identifie Michel Ambras, un petit escroc. Pourquoi cet homme se serait transformé en tortionnaire ? En garde à vue, il évoque un complice, un certain Lepetit, qui l'aurait entraîné dans un cambriolage. Mais l'homme, qu'il a connu en prison, est mort. Au procès, en septembre 2010, ni les experts ni l'accusé lui-même ne peuvent apporter d'explication à ce déchaînement de violence. Le jury le condamne à 25 ans de prison.
Alain Kernoa - Meurtre au Teknival
Alain Kernoa, un jeune marin de 23 ans a tué une jeune femme lors du Teknival en 2005. Il a été condamné pour ce crime en 2008 a la réclusion criminelle à perpétuité. Pour justifier son acte, Alain Kernoa a tout simplement expliqué aux gendarmes s’être cru dans un jeu lors du meurtre. La victime, une jeune fille de 18 ans, a été retrouvé morte à Carnoêt, un village de Bretagne.
Albert Millet - Le sanglier des Maures
Albert Millet, a Hyères, on n'est pas prêt de l'oublier. L'homme n'a jamais supporté d'être éconduit. Quand sa belle ne voulait plus de lui, il la tuait ou l'agressait. Il y a eu Paulette en 1954. Fernande en 1979. Gisèle en 2002. Et puis, Chantal en 2007... Albert Millet avait la peau dure. C'est comme cela, qu'on l'a surnommé dans son pays: le sanglier des Maures.
Trois hommes et un magot
Il y a des disparitions qui restent longtemps sans suite. D’autres qui inquiètent rapidement les policiers. Celle des Véran-Raspini est de celles-là. Peut-être à cause du chat affamé qui miaulait désespérément dans leur grande bâtisse de la colline de Gairaut, sur les hauteurs de Nice. Plus sûrement, parce que Francine Raspini et son fils ne seraient jamais partis la semaine, où ils percevaient les loyers de leurs locataires…
Caspar et Beille - Crime en haute mer
Au moment de sa retraite, André Le Floc'h s'offre «L'Intermezzo», un superbe voilier remarqué pendant la course du Rhum, et prend la mer pour faire le tour du monde. Au Portugal, au cours de l'été 2006, il trouve la mort en croisant la route de Thierry Beille et Corinne Caspar, qui l'ont assassiné pour lui voler son trimaran. Si la météo ne leur avait pas joué un tour, leur crime serait peut-être encore impuni. Récupérés par les garde-côtes sur le navire naufragé, ils intriguent la police, qui ne tarde pas à faire toute la lumière sur l'affaire. Le procès des deux Français s'ouvre le 24 octobre 2007 devant la cour d'assises de Lagos, au Portugal. Ils sont condamnés à 24 ans de prison.
Claude Nolibe - Le calvaire d'un père
Cette histoire, c’est celle d’un homme soupçonné pendant dix ans du pire des crimes : le meurtre de sa fille. Caroline avait 18 ans, quand son père, Claude Nolibé, l’a retrouvée, étendue dans la cour de leur maison, poignardée au coeur. A l’arrivée des secours, cette nuit du 31 juillet 1991, l’homme n’a pas su s’expliquer. Il était couvert de sang. Et la machine judiciaire s’est enclenchée...
Hugues Pignal - Meurtre à la Saint Sylvestre
31 décembre 1996. Il a neigé toute la nuit, sur Brison-Saint-Innocent, un petit village savoyard, près d’Aix-les-Bains. A 8 heures, comme chaque matin, le jardinier de Madame Pignal se présente à la porte de la grande villa qui surplombe le lac du Bourget. Mais ce jour-là, la maison est ouverte…
Raoul Becquerel - L'homme qui enlevait les femmes
Six victimes, de Bordeaux à Senlis, toujours des femmes. Quand Raoul Becquerel avait besoin d’argent, il volait. Et quand il tenait sa proie, il la violait. La justice l’avait pourtant mis sous les verrous, mais elle l’a relâché. Et il a recommencé… Au commissariat de Poitiers, le jour est à peine levé ce dimanche 29 août 2004, quand une jeune femme s’effondre devant le policier de garde. En état de choc, elle lui raconte sa nuit de calvaire. Agressée sur un parking d’Angoulême, elle a été enlevée et séquestrée par un homme. Tout ce qu’il voulait, c’était de l’argent. Alors, Caroline a cédé son code de carte bancaire. Mais le cauchemar a continué…
Duel sous les tropiques
Cette histoire, c’est celle d’un entêtement, sur fond de soleil et de cocotiers. Une rivalité entre deux Français qui se disputaient le même petit coin de paradis en République dominicaine. Au final, l’un d’eux est mort, le 15 septembre 2003, abattu de trois balles dans sa voiture, devant sa belle villa de Cassis. Un crime presque parfait ! Car comment soupçonner l’autre, à 8 000 kilomètres de là ? L’exécution n’a rien d’ordinaire. Trois balles tirées à distance, à l’aide d’une carabine de chasse. Trois balles qui ne laissent aucune chance à Orlando Capozzi, homme d’affaires aguerri de 39 ans...
Rémy Roy - L’assassin du Minitel
Il a tué à trois reprises, dans le Val-de-Marne, dans l’Essonne, à Paris. Trois fois, il s’en est pris à des homosexuels, adeptes de pratiques sadomasochistes. Ses victimes ? Il les rencontrait sur les messageries roses du minitel, avant de les retrouver chez elles ou dans un parc. Là, Rémy Roy se sentait pris d’une rage incontrôlable. Père de famille, l’homme n’a jamais admis ou assumé ses pulsions homosexuelles. Au contraire, il n’aimait pas "ces gens-là !"…
Jean-Jacques Prévost - Le violeur des collèges
Il a violé à six reprises à Marseille et Aix-en-Provence. Toujours à la sortie d’un collège ou d’un lycée. Ses victimes ? Des adolescentes ou de très jeunes femmes, âgées de 11 à 22 ans. Trois autres ont été agressées. Pendant dix ans, Jean-Jacques Prévost a agi en toute impunité. Malgré la détermination de la brigade des mineurs, des policiers et du parquet des Bouches-du-Rhône. Dix ans de recherches, de fausses pistes, avant qu’on ne retrouve le violeur des collèges : un père de famille, bien sous tous rapports. La police l’avait surnommé "le blond". 11 janvier 1999. Il est 15 h lorsque retentit la sonnerie du collège. C’est l’heure pour Caroline, 13 ans, de rentrer chez elle. Elle emprunte un tunnel sous l’autoroute ; un passage bruyant où un homme l’approche et la menace avec un couteau. Il l’attache avec une cordelette rouge, plante l’arme près de son visage et la viole. Le soir même, Caroline porte plainte. Les policiers prennent l’histoire de la jeune fille très au sérieux mais l’empreinte ADN relevée sur place ne correspond à aucune personne fichée. Heureusement, l’adolescente se souvient très bien du visage de son agresseur : un homme d’une trentaine d’années, blond, avec des lunettes. Un physique banal, sur lequel il faut travailler...
Jean-Luc Sebin - Le forcené de Versailles
Le 27 mars 1982, Jean-Luc Sebin, accompagné de sa maîtresse, Maryvonne Buisson, est arrêté pour un contrôle routier par deux gendarmes, Gilles Carlotti et Michel Teule. Gilles Carlotti s'occupe de la passagère, Michel Teule, du conducteur. Sebin dégaine son arme et abat le motard. C'est le début d'une cavale. Traqué par le GIGN, Sebin parvient à se cacher avec la complicité de Maryvonne. En garde à vue, celle-ci affirme que Sebin a tué son mari, Sahim Redjem, six mois plus tôt. Maryvonne est conduite en prison tandis que les policiers montent une planque devant le studio. Le 24 avril 1982, ils arrêtent Sebin. En garde-à-vue, le jeune amoureux ne cache rien. Il est finalement condamné à la perpétuité pour le meurtre du gendarme Michel Teule. Maryvonne Buisson, aura l'indulgence du tribunal et écope de six mois avec sursis...
Les frères Konhu - Le rocher de Kanumera
Mika Kusama était partie seule, à la découverte de l'une des plus belles baies du monde. Elle ne quittera jamais l'Ile des Pins, en Nouvelle-Calédonie. En mai 2002, le corps de cette touriste japonaise de 29 ans a été retrouvé sur le rocher de Kanumera, calciné, en partie dénudé. Ce rocher était un lieu tabou. Personne ne pouvait y mettre les pieds, à l'exception de la famille Konhu. C'est pourquoi, lorsque la jeune Mika a été découverte brûlée, dans un cercle de pierres, tous les regards se sont portés vers les deux frères Konhu, des Kanaks au coup de poing facile. A l'Ile des Pins, tout le monde les montre d'ailleurs du doigt : ils n'ont pas participé aux recherches quand Mika a été portée disparue, un témoin dit avoir vu Antoine en compagnie d'une Japonaise...
Antonio Ferrara - La grande évasion
Antonio Ferrara : blagueur, séducteur… Du haut de ses 1,65 m, l’homme a su séduire les chefs du grand banditisme. Parce qu’on lui prêtait des attaques de fourgon spectaculaires et des qualités d’artificier hors pair, ce délinquant de banlieue a aussi mis les plus grands flics de France à ses trousses. Pour lui, une douzaine d’hommes a pris d’assaut la prison de Fresnes, l’une des plus sûres du pays ! Il a fallu 8 ans, et pas moins de 20 procès pour juger Antonio Ferrara, celui qu’on appelait Nino. Il est 4 heures du matin, le 12 mars 2003, quand la prison de Fresnes entre dans l’histoire pénitentiaire. Ses miradors sont pris d’assaut à l’arme de guerre, une série d’explosions ébranle tout le quartier…
Joël Deprez - L’homme de trop
Joël Deprez, un homme gentil… Au début de l’an 2000, on a retrouvé son corps, carbonisé dans un sous-bois de l’Oise. Mari aimant, père attentionné, il avait voulu rendre service à un ami. Il s’est retrouvé avec quatre adultes, sept enfants et des chiens à la maison. Et c’est lui qui faisait bouillir la marmite pour tout le monde ! En remerciement, il a dû supporter les insultes, les brimades, les humiliations, et même l’infidélité de sa femme. Amoureux, il a fermé les yeux. Sans comprendre assez tôt, qu’il était de trop… 5 février 2000. Des chasseurs découvrent un corps humain calciné dans un bois d’Eragnysur- Oise. Personne ne sait de qui il s’agit. Les indices retrouvés sur place – une montre, un téléphone portable, et une basket – ne permettent pas d’identifier le corps. D’après l’autopsie, la victime était encore vivante lorsqu’elle a brûlé. Mais rien ne permet de savoir s’il s’agit d’un suicide ou d’un meurtre.
La seringue du docteur Cosme
"L’un est brillant, mais dépressif ; l’autre besogneux, mais docile…" Voilà ce qui se disait à propos de Pascal Vito et du docteur Dominique Cosme. Deux hommes qui s’étaient associés à la tête d’un laboratoire d’analyses médicales de Nice… Quand Pascal Vito est retrouvé mort sur son lit, des médicaments dans le sang, les policiers ont conclu au suicide. Jusqu’à ce qu’on découvre que le docteur Cosme avait fait une injection de tranquillisant à son ami. Quelques heures avant sa mort… Il aura fallu du temps, treize ans, pour savoir si Pascal Vito s’est donné la mort ou s’il a été assassiné. Le 28 février 1996, son ex-femme l’a découvert mort, allongé sur son lit, dans l’appartement de fonction du laboratoire d’analyses du Pont Neuf. La chambre était impeccable, le lit pas défait. Sur le corps, aucune trace de coups ni de violence. Seule une note est retrouvée près de lui, quelques mots griffonnés de sa main : Valium, Téralène, Barbi…
Poker macabre à Corte
Jojo, le roi du poker à Corte, disparaît le 24 janvier 2005, les rumeurs les plus folles circulent : les femmes, l’argent, les dettes de jeux, la mafia… Tout est envisagé, sauf le pire. Jojo a été décapité, son corps donné aux cochons. Son meurtrier avoue mais lors du procès, ils sont cinq dans le box des accusés.
Joseph Messina - Mortelle jalousie
En 1993, Magali Ferrand a alerté la police, la gendarmerie, la justice... Et puis, elle s’est réfugiée chez son oncle, près de Brignoles, pour échapper à son ex-mari. Las ! Joseph Messina l’a retrouvée…
L'étrange disparition de Nadine Chabert
Nadine Chabert disparaît à Istres, le 10 juin 2003. Cette mère de famille de 34 ans, ne s’est pas rendue à son travail. Ses collègues et ses proches sont très inquiets. Tous, sauf sa mère et son mari. La première s’étonne de l’inquiétude des policiers : Nadine avait l’habitude de s’absenter sans prévenir. Le second les rassure : Nadine est à Paris, en stage. Il l’a déposée la veille au rond-point de Fos-sur-Mer, d’où elle devait se rendre à la gare. Les enquêteurs décortiquent alors l’emploi du temps de la disparue mais, d’emblée, les dates ne collent pas...
Peter et Aurore, les amants diaboliques
Samedi 29 août 1992, à Mons, en Belgique. Il est 22 heures quand un cabriolet quitte la route et plonge dans le canal. L’homme parvient à s’extraire de la voiture, mais sa femme reste prisonnière des eaux. Ils avaient tous deux 22 ans, et venaient de se dire "oui", pour le meilleur et pour le pire. Ursula Dechamps était étudiante en langues étrangères, Peter Uwe Schmitt est caporal au SHAPE, la base militaire de l’Otan.
Adeline Piet - La disparue de Cancale
Adeline Piet, mère de sept enfants, a disparu du jour au lendemain. Dans le village de La Gouesnière, à quelques kilomètres de Saint-Malo, personne n'a compris. Elle avait peu d'amis, mais tout le monde connaissait cette mère courage. Fugue, entrée dans une secte, accident, suicide : les gendarmes ont envisagé toutes les hypothèses et ont mis deux ans pour résoudre l'affaire, qui a débuté le 3 juillet 2006 avec l'appel de Benoît Piet, sans nouvelle de sa femme depuis la veille.
Jean-Michel Bissonnet - Le mari, le vicomte et le jardinier
Qui a tué Bernadette Bissonnet, dans sa belle villa de Castelnau-le-Lez ? Méziane Belkacem, le jardinier ? Amaury d'Harcourt, le noble et vieil ami de la famille ? Ou Jean-Michel Bissonnet, le mari ? Les trois hommes ont comparu devant les Assises de Montpellier et ils ont tous été condamnés. Mais l'affaire Bissonnet garde de larges zones d'ombre. Le meurtre a été commis le 11 mars 2008. Jean-Michel Bissonnet a trouvé le corps de sa femme dans le hall d'entrée de sa luxueuse villa.
Le gang des souris vertes
Tous les braqueurs en rêvaient. Laurent Cocogne et Serge Quemin l’ont fait ! Les deux beaux-frères et leurs complices sont parvenus à déjouer le système de sécurité des mallettes blindées dans lesquelles les banques transportent les billets. Ils ont ainsi sévi pendant plusieurs années, en Ardèche, en Isère, dans la Drôme… Et quand ils ne s’attaquaient pas aux valises, ils jouaient aux acrobates, en se glissant dans les banques par les toits. Une bande organisée comme un commando, dont l’intelligence et la non violence ont marqué tous ceux qui l’ont traquée ou jugée. Elle garde aujourd’hui son surnom de "Souris vertes", en référence à la recette miracle qu’elle a mis au point.
Suzanne De Canson - L’héritière dépouillée
Suzanne Barou de la Lombardière de Canson : l’héritière du fameux papier à dessin "Canson". Une femme très riche, qui menait grand train, forte des toiles de maîtres, et des oeuvres d’art que son père lui avait léguées. De palace en palace, de la Côte d’Azur aux rives du lac Léman, elle vivait de ses rentes, gageant ou vendant ses biens, au gré de ses besoins. Mais un jour, Le Gentilhomme sévillan de Murillo, l’un des fleurons de sa collection, s’est retrouvé au catalogue du plus célèbre marchand d’art londonien, et le tableau est entré au Louvre… Une opération que Suzanne Barou de la Lombardière n’aurait jamais autorisée de son vivant. C’est ce qui a alerté l’un de ses amis. De fait, la vieille dame ne risquait pas de vendre son tableau : elle était morte ! Affamée et maltraitée, par une ex Miss Toulon qui lui volait peu à peu toutes ses oeuvres.
Karine Torchi - Les démons de la baby-sitter
Le 29 juillet 2009, à Belley, la petite Samya tombe du 6e étage. Les secours tentent de la réanimer. Mais l'enfant de 2 ans meurt quelques minutes plus tard. Ce soir-là, trois adultes étaient présents, Vanessa et Machdi, les parents de Samya, et Karine Torchi, une amie de la famille. Le témoignage de Brigitte, la soeur de Karine, fait exploser l'affaire. Elle revient sur le passé de sa soeur et les nombreux «accidents domestiques» qui se sont déroulés quand des enfants étaient en sa présence.
Charles Missenard - Crime sous perfusion
Le staphylocoque doré. Un tueur. Dans l'affaire Missenard, cette bactérie, est peut être même l'arme du crime... A moins, que ce ne soit le cyanure qui ait finalement emporté Beatriz Vidaror. Ce qu'il y a de sûr, c'est que la justice luxembourgeoise a trouvé une explication à la mort soudaine de cette fonctionnaire à la Cour de justice de l'union européenne : l'empoisonnement. Elle a condamné un homme pour cela : Charles Missenard, le mari de la victime. Docteur en biologie, il avait accès à ces préparations dangereuses. Mais des années plus tard, il clame toujours haut et fort son innocence...
Henri Pacchioni - Pour les yeux d'Emilie
Henri Pacchioni. De Marseille. Un accent à couper au couteau, une faconde toute provençale, les épaules d’un plongeur émérite et des yeux bleus comme la mer ! A l’entendre, il n’a eu qu’un amour dans la vie : sa fille, Emilie. Une enfant handicapée mentale, dont il s’est toujours occupé avec passion. A l’entendre, c’est la mère de la petite, Michèle Moriame, qui a "fauté" ; en le trompant, en le griffant, et pire, en négligeant leur fille. Mais, de là à tuer son ex-femme, non ! Si on n’a jamais retrouvé Michèle, c’est sûrement parce qu’elle est partie ou qu’il lui est arrivé malheur quelque part… Et si un jour, Henri Pacchioni a avoué au juge qu’il l’avait tuée, c’était une "galéjade" ! La preuve : il s’est immolé dans sa cellule pour tenter de le convaincre finalement de son innocence. Mais la justice est restée de marbre.…
Rodica Negroiu - L'empoisonneuse de Maxeville
Rodica Negroiu. Voilà une femme qui savait ce qu’elle voulait dans la vie : pour réussir, elle a quitté sa Roumanie natale. Elle est devenue française en se mariant. Surtout, elle n’a pas hésité à faire disparaître les hommes qui finissaient par l’encombrer. Il faut dire que cette femme ne manquait pas de charme avec ses longs cheveux blonds, son accent chantant, et un sacré bagout. Mais la justice a fini par s’étonner des crises cardiaques qui frappaient curieusement les hommes dont elle était proche…
Patrick Littorie - Les crimes de la mangrove
C’est un double crime sordide. L’un des plus sanglants que la Martinique ait connu. Le 22 décembre 2004, on a retrouvé les corps sans vie de Karim Merlot et de sa compagne, Martine Desmarthon, flottant entre les racines des palétuviers. Amoureux des Antilles, de leur soleil et de leurs habitants, les deux jeunes métropolitains s’étaient installés un an plus tôt dans la baie du Robert, où ils vivaient à bord d’un voilier. Ils y ont tous les deux été sauvagement agressés et tués. Leur meurtrier a bien failli échapper à la justice. Il se croyait protégé par les forces d’un mage vaudou…
Sur la trace de David Missé Toubé
En février 1993, Annie Monneron est retrouvée morte dans le hall de son immeuble, dans le centre-ville de Montpellier. L'autopsie révèle que cette jeune femme de 29 ans, préparatrice en pharmacie, a été battue, violée et étranglée. Alors que défilent les mois et les années, l'enquête stagne. La prescriptionapproche. Dix ans plus tard, les vieux scellés sont expertisés de nouveau grâce à des techniques plus sophistiquées. C'est une tache retrouvée sur la veste d'Annie qui finit par révéler le nom de son bourreau : David Misse Toubé, un violeur qui purge une peine à la prison de Bédenac. Celui-ci est condamné, en octobre 2006, à trente ans de réclusion.
François Legeret - Noël tragique à Vevey
Vevey, en Suisse. La ville de Nestlé. Celle que, dans son exil, Charlie Chaplin avait choisie. Pour ses palmiers, ses cygnes, sa promenade au bord du lac et le charme serein de ses grandes maisons cossues… Les fêtes de fin d’année viennent tout juste de se terminer quand, le 4 janvier 2006, Ruth Légeret et son amie, Marina Studer, sont retrouvées mortes, au sous-sol d’une villa. Recroquevillées l’une contre l’autre, les deux femmes baignent dans une mare de sang. Côtes brisées, marques de contusion... Les deux corps sont très abimés. L’un des chiens de la famille est mort de faim, l’autre complètement déshydraté…
Robert Lund - Le mystère du lac
En 1997, un couple d'Anglais, Evelyn et Robert Lund, décide de s'expatrier en France et s'installe dans une ferme du Sud-Ouest qu'ils envisagent de transformer en maison d'hôtes. Mais, dans les tout derniers jours de 1999, Evelyn disparaît. Le 15 octobre 2001, son corps est repêché dans le lac de la Bancalié, situé à une vingtaine de kilomètres de la ferme du couple. Retour sur l'enquête qui a abouti à la condamnation, en 2011, à Montauban, de Robert Lund, reconnu coupable de violences conjugales ayant entraîné la mort de sa femme.
Emmanuel Rist - La haine au cœur
Emmanuel Rist : Un homme, deux signatures. « Le Bec », le pseudo qu’il griffonnait au bas de ses dessins pour la presse locale ou Amnesty International. « Tiwaz 2882 », le nom de code dont il signait les tracts racistes, les lettres anonymes et les tombes qu’il profanait. Car Emmanuel Rist idéalisait l’Allemagne du IIIe Reich ! Et il défendait une Alsace pure. Alors, après les mots, après les slogans, il est passé à l’acte.
Robert Lé Dinh - Le saint élu et ses adeptes
Robert Le Dinh, dit Tang ou encore le « grand consolateur » ou le « Saint élu »... L'homme a de l'assurance, du bagou, du charisme. Pour ses amis, une cinquantaine de fidèles qui le suivent jusque dans un petit village de l'Ariège, c'est le nouveau messie. Pour lui, ils travaillent sans relâche, acceptent les privations et les dons généreux telles « la dîme au roi », cet impôt qu'ils versent tous les mois à Tang. Pendant des années, ces adultes et leurs enfants ont suivi son enseignement et ses prédictions parce qu'ils croyaient à « la loi du retour ». Pendant des années, les uns et les autres ont accepté d’être « responsables » d'une partie du monde, voire pour l'un d'entre eux, des finances mondiales, parce que Tang le leur avait demandé.
Sophie Berkmans - Le meurtre de la rhumatologue
Son meurtrier s’est acharné. Il l’a battue à mort, étranglée et égorgée, avant de s’éclipser dans Valenciennes. Sophie Berkmans avait 41 ans. Elle a été assassinée le 7 octobre 2002, en pleine journée, dans son cabinet médical. Personne n’a rien vu ; rien entendu. Jolie, souriante, la jeune rhumatologue jouissait d’une excellente réputation dans le Nord. Ici, on l’appelait « Dr Miracle ». Toute dévouée à ses études, puis à ses patients, et aux anciens mineurs auxquels elle consacrait quelques heures de consultation par semaine ; elle était encore célibataire et n’avait pas d’enfant. Elle travaillait beaucoup, voyait souvent sa sœur, et plus épisodiquement, un homme, Rachid. Une femme discrète, et à la vie si rangée que les policiers se sont cassés les dents sur le dossier. Pas une faille, pas un indice, dans lequel chercher une piste. Celle du meurtre passionnel n’a pas fait long feu. Celle du tueur en série a surgi le 30 octobre, trois semaines plus tard, quand le corps d’une étudiante a été découvert près de l’autoroute, à quelques centaines de mètres du cabinet de Sophie Berkmans. Là aussi, le meurtrier s’était acharné sur sa victime. En ville, la colère a laissé place à l’inquiétude. Qui serait la prochaine victime ?… Mais cette piste aussi a tourné court. La police a retrouvé l’assassin de l’étudiante. Ce n’était pas celui de la rhumatologue. La mort de Sophie Berkmans est restée un mystère pendant de longues années. Six ans avant que les policiers ne découvrent enfin à qui appartenaient les ongles sales qu’ils avaient ramassés sur la scène de crime.
Marc Machin - Les meurtres du pont de Neuilly
Les questions fusent.... « Il était bien sur le pont de Neuilly, le 1er décembre 2001 ? C’est bien lui qui a tué de plusieurs coups de couteau Marie-Agnès Bedot ? » Marc Machin a 19 ans et déjà une longue expérience des commissariats et des auditions. Mais, cette fois, la musique a changé ! Plus question de vols, de bagarres, ni même d'agressions sexuelles... C’est d'un meurtre dont on l'accuse, et ce sont les policiers du 36, Quai des Orfèvres qui le passent sur le grill. Son passé joue contre lui. Son emploi du temps, ce jour-là, est flou. Il était ivre et avait erré toute la soirée. Il ne se souvient pas de grandchose. Et puis une femme l'a vu sur le pont à l'heure du crime ! Une infirmière, à qui il aurait fait une proposition indécente. C’est grâce à elle et à cette petite phrase obscène que les policiers sont même remontés jusqu'à lui ! Alors, Marc Machin finit par craquer. Il avoue. C'est lui qui a tué la mère de famille, au petit matin, alors qu'elle partait à la salle de sport. Mais, un mois plus tard, le jeune homme revient sur ses aveux dans le bureau du juge. Il explique que le commandant Jean-Claude Mulles, l'un des policiers les plus chevronnés du 36, l'a « attendri » et acculé à des aveux qui n'ont pas de sens ! Peu importe le témoignage de l'infirmière, peu importe qu'elle ait décrit son blouson d'aviateur et qu'elle l'ait reconnu : il est innocent de ce meurtre ! Marc Machin se débat comme un diable, mais il ne convainc pas. Et ce n'est pas l'affaire Judith Araujo qui ébranlera la conviction du juge. Quand, six mois plus tard, le 22 mai 2002, on retrouve au petit matin le corps de cette femme, déchiqueté à coups de tessons de bouteille, sur le pont de Neuilly, il n'établit pas de lien entre les deux crimes. Pour l'affaire Bedot, la messe est dite !Marc Machin est condamné à dix-huit ans de prison, dont douze de sûreté. Personne, ni ses juges, ni les familles des victimes, ni la presse, ni lui-même ne peut imaginer qu'un homme poussera la porte du commissariat de la Défense, le 4 mars 2008. Un homme qui sait ce qui s'est passé réellement sur le pont de Neuilly et qui va mettre un terme à l'une des plus grandes erreurs judiciaires françaises...
Xavier Philippe - Associé de malheur
Le 17 mai 2005, les policiers découvrent dans un bois de Sucy-en-Brie le cadavre d'un homme tué de trois balles dans la tête. Le corps n'a pas été déplacé, l'homme semble avoir été exécuté froidement. La victime était un pâtissier sans histoires.
Francis Evrard, l'enlèvement d'Enis
Entre 1962 et 2007, Francis Evrard, pédophile récidiviste, a été condamné à huit reprises, pratiquement à chaque fois pour viol ou attouchement sur mineur de moins de 15 ans. Après chacune de ses sorties de prison, il ne s’est jamais écoulé plus de quatre mois avant qu’il n’agresse à nouveau un jeune garçon. Le 15 août 2007, il enlève et viole le petit Enis, à Roubaix. Cette affaire a montré l'efficacité du dispositif « alerte-enlèvement », mais surtout déclenché une polémique nationale et finalement inspiré la loi de 2008 instituant la rétention de sûreté pour les criminels à risque élevé de récidive.
Les mensonges de Denize Soares
Sur le billet, c’étaient des vacances en famille. Trois semaines au soleil du Brésil. Mais pour Sébastien Brun, un jeune fleuriste de Grenoble, le voyage a tourné à l’aller simple. Il n’est jamais monté à bord de l’avion qui a ramené en France sa compagne, Denize Soares, et leur bébé de huit mois. Commerçant prospère et ambitieux, jeune papa heureux en ménage depuis quatre ans avec une jeune Brésilienne, l’homme a décidé de tout quitter sur un coup de tête ! Sa famille, son magasin et ses amis… Il voulait refaire sa vie au Brésil. C’est ce que Denize a dû expliquer elle-même à ses beaux-parents. Car les Brun lui ont évidemment posé beaucoup de questions. Sébastien ne donnait aucune nouvelle… Denize Soares a tenté de les rassurer : leur fils était tombé sous le charme du pays. Avant d’avouer qu’il avait des ennuis en France. Il était racketté et s’était exilé pour échapper à ses « créanciers ». En plus, il avait le sida et il faisait du trafic d’armes ! Et puis, elle a dû admettre que Sébastien l’avait tout simplement quittée. Elle a même porté plainte contre lui pour abandon de famille. Inquiets et complètement perdus, les parents Brun se décident tout de même à faire le voyage, en avril 2005. Mais, au Brésil, personne ne semble avoir vu Sébastien depuis le mois d’août. Ils préviennent aussitôt la police... qui découvre des mouvements suspects sur le compte bancaire du disparu. Denize s’est largement servie. Elle a même signé de fausses procurations pour solder des contrats d’assurance-vie ! Étrange… Mais la jeune mère de famille explique qu’elle n’a pas eu le choix : elle est sans ressources avec deux enfants !
Luc Amblard et Guy Bordenave - Enterrés vivants
Le 10 mars 2009, les gendarmes enquêtent sur la disparition de Luc Amblard et son compagnon Guy Bordenave. Le couple a disparu depuis trois jours, au grand désarroi de Marie-Laure Bordenave, la soeur de Guy. Luc et Guy, qui s'aimaient depuis quinze ans, menaient une vie tranquille à Couy, dans le Cher. La police suit l'hypothèse d'un crime crapuleux ou homophobe et piste Claude Juillet, l'ex-compagnon de Marie-Laure, et de Christophe Rayé. Trois mois plus tard, les gendarmes exhument les corps de Luc Amblard et Guy Bordenave à proximité de La Charité-sur-Loire, dans la Nièvre. Ils ont été enterrés vivants lors d'une mise en scène sordide où chacun s'est vu mourir, pelletée après pelletée, sous le regard de l?autre. Cette cruauté inouïe marquera à jamais les enquêteurs, les experts et les magistrats qui ont travaillé sur cette affaire.
Jennifer Charron - Rendez-vous avec le diable
Le dimanche 29 avril 2007, un ramasseur de champignons découvre le cadavre d’une femme, dans une forêt de Charente-Maritime. La victime est étendue sur le sol, face contre terre, les mains liées dans le dos par les manches de son chemisier. Le haut de son corps et sa tête sont entièrement calcinés. Impossible de l’identifier ! Grâce à l’autopsie, les gendarmes apprennent seulement qu’il s’agit d’une jeune fille d’une vingtaine d’années. La cause de la mort ne fait aucun doute : une hémorragie cérébrale provoquée par des coups d’une extrême violence. Quelques jours plus tard...
La tuerie de Saint-Andéol
Le 30 mai 1995, à Saint-Andéol-le-Château, dans le Rhône, la maison de Vincent et Odette Bébien est ravagée par un gigantesque incendie. Les voisins donnent l'alerte. Les pompiers découvrent les cadavres de Vincent et Odette ainsi que ceux de Vincent-Salvador et Aline, deux de leurs enfants. Une enquête est ouverte. Le médecin légiste établit que les Bébien ont été tués par balles, avant même le départ des flammes. Les policiers, qui reconstituent l’emploi du temps de la petite famille, sont persuadés que le meurtrier connaissait parfaitement leurs habitudes.
Sur la piste de Salaun et Pallatin
Il est 8 h 30, ce 29 juillet 1995, quand un agent du PC de sécurité du Crédit Agricole du Rhône, alerte le commissariat de Thonon-les-Bains : un braquage est en cours dans une agence de la ville ! Il en est certain : il suit le hold-up en direct, grâce au système d'enregistrement qui le relie à toutes les succursales. Il sait qu'il y a deux braqueurs dans la banque ; sans doute, un troisième dehors. Ils sont calmes. Ils ont pris des clients en otages. Des pros ! Les policiers foncent sur place. Un collègue, resté en liaison avec l'agent de sécurité, tente de les prévenir, par radio. Ils sont repérés. Mais il est trop tard ! Un coup de feu crève la vitre de l'agence bancaire. Les policiers ripostent, et reçoivent une rafale d'arme automatique. Au PC de sécurité, l'agent de surveillance n'en croit pas ses oreilles. Il assiste, impuissant, à une véritable scène de guerre. Quand les tirs s'arrêtent, les braqueurs ont pris la fuite. Deux policiers sont blessés. Leur collègue est mort. Il venait d'avoir quarante ans. La PJ prend l'enquête en main. Elle a à faire à des hommes qui avaient bien préparé leur coup. Pour passer par la fenêtre des toilettes, la seule pièce à ne pas disposer de système d'alarme, ils avaient scié ses barreaux, quelques heures plus tôt, et pris soin de replacer la grille en la refixant avec du ruban adhésif du même vert que celui de la banque ! Sur place, les policiers ramassent des douilles en grand nombre et relèvent des traces de sang ; l'un des braqueurs a été blessé. Les témoins ont vu trois ou quatre hommes s'enfuirent à bord d'une Renault 21. Et quand on retrouve la voiture, elle contient encore une perruque, des sandales, des lunettes et l'arme du crime : une Kalachnivov. Il y a aussi un cheveu, sur un appui-tête. Et puis, les policiers disposent d'un élément capital pour confondre, un jour, les hommes qui ont tué l'un de leur confrère : la bande son du hold-up. Beaucoup d'indices, donc. Mais c'est d'un "indic" que va venir la première piste sérieuse. Le coup de Thonon-les-Bains ? C'est "Jésus" qui l'aurait monté, avec un certain "Pierrot". "Jésus", ou Salaün, de son vrai nom, est un homme qui a un casier déjà chargé. Un bagou à la Belmondo, une gueule digne d'un film de Melville, ce "voyou à l'ancienne" est déjà recherché pour un autre braquage dans la Sarthe. La traque commence. Mais quand les enquêteurs mettent enfin la main sur leurs "tueurs de flic", René Salaün, Pierre Pallatin, et Nenad Dzambas, nient farouchement. Et ils ne manquent pas d'arguments : un alibi, une fenêtre trop petite pour leurs épaules, un ADN inconnu, une bande son peu probante... Pour la justice leur compte est bon. Mais des années plus tard, Salaün et les siens crient toujours à l'erreur judiciaire.
Philippe Rivet - L'ambition mortelle
D'abord, il y a eu le bruit. Celui d'un avion supersonique. Et puis, les murs ont tremblé, les vitres ont volé en éclat et la fumée s'est infiltrée partout... Une bombe a explosé au Sicapg, le syndicat chargé des questions d'environnement de la presqu'île de Guérande ! Complètement paniqués, les employés se précipitent à l'extérieur où ils contemplent, sans y croire, la façade en lambeaux. Et ils se comptent... Jacques Leparoux n'est pas là. Ce 24 novembre 2000, le technicien préparait un pot d'adieu dans la salle de réunion ; celle où s'est produite la déflagration ! Ses collègues racontent qu'ils l'ont vu passer quelques minutes plus tôt avec une chaîne hi-fi dans les mains pour fignoler les préparatifs de la fête. Dans la pièce ravagée, les policiers relèvent les débris et les tables déchiquetées. Le corps de la victime a été complètement soufflé. Quant à la chaîne hifi, il n'en reste pas grand chose. La charge explosive se trouvait à l'intérieur. D'après les témoignages, l'appareil avait été livré quelques mois plus tôt au Sicapg et il était resté dans son carton jusqu'à ce que Jacques Leparoux ne décide de le déballer. L'expéditeur est inconnu mais sur le bon de livraison qui accompagnait le colis, le destinataire est clairement mentionné : Christophe Priou ; le maire du Croisic (Loire-Atlantique), une figure montante de la droite locale. Qui peut bien en vouloir à cette personnalité respectée pour sa probité et appréciée de ses concitoyens ? Pour tout indice, les enquêteurs ne disposent que d'un bon Fedex ? qui se révèle être un faux ? et du bidon de bière, rempli d'explosifs, qui avait été dissimulé dans la chaine hifi. Vengeance personnelle ? Acte terroriste ? Toutes les hypothèses sont envisagées. Quelques mois plus tôt, un scandale de fausses factures avait ainsi éclaboussé le Sicapg. Mais il ne concernait pas Christophe Priou... Quant à la piste des indépendantistes bretons, elle ne fait pas long feu. Les policiers tournent en rond, quand, à court d'idées, ils décident de se pencher sur une hypothèse, à priori, peu convaincante : celle d'une mesquine rancœur électorale. Une rancœur qui ronge un jeune homme prêt à tout pour faire carrière en politique ! Les policiers sont sur le point de résoudre l'affaire du Sicapg. Ils ignorent encore que l'homme n'en est pas à son coup d'essai lorsqu'il s'agit d'éliminer ceux qui se mettent en travers de sa route.
Ulrich Muenstermann - L'homme qui avait peur des femmes
C’est sa mère qui a découvert son corps, un matin de mai 1989. Sylvie Baton avait 24 ans. Elle gisait, à moitié immergée, dans sa baignoire ; les poignets et les chevilles attachés, le visage déformé par les coups. L’étudiante a été violée, frappée et étouffée, dans la maison de gardien qu’elle occupait, à Avallon, avec son petit ami, Carlos. La porte d’entrée n’a pas été fracturée. Mais Carlos a un alibi. Il était au Portugal depuis quelques jours. Et Sylvie, qui était craintive, n’ouvrait pas à des inconnus. Alors, que s’est-il passé durant la nuit qui a précédé la découverte du drame ? Les gendarmes commencent leurs investigations dans l’entourage de l’étudiante, et placent son frère, Marc, dans leur collimateur. Mais il est vite « détrôné » par l’ancien locataire de la maison de gardien. Un homme qui avait gardé une clé et pouvait donc entrer facilement ... Et comme sur la scène de crime, les enquêteurs ont relevé des cheveux qui lui appartiennent, le juge met cet homme en examen pour viol et homicide volontaire. Direction : la prison, où il va rester 19 mois ! Un an et demi de détention provisoire, avant que d’autres experts n’infirment les premières analyses de cheveux et ne l’innocentent ! Pour les enquêteurs, c’est un retour à la case départ... Et le dossier Sylvie Baton va « traîner » pendant près de 18 ans. Jusqu’à ce qu’un cinquième juge d’instruction, ne décide de faire réexaminer des scellés : Une couverture, promise à la destruction, et oubliée dans les caves du Palais de justice. Le labo examine alors toute l’étoffe, fibre par fibre et découvre un ADN. L’empreinte génétique est inconnue du fichier national, mais le juge, qui tente le tout pour le tout, transmet le code à Interpol. Et ça matche ! Loin d’Avallon ! En fait, Sylvie Baton a été victime d’un serial killer...
Anne-Marie Le Couviour - La mort en héritage
Les gyrophares des pompiers balayent les grands arbres du Moulin de la Chênaie. Son propriétaire, Eugène Le Couviour, vient d'appeler les secours. Sa femme est morte ; tuée par des cambrioleurs. La famille Le Couviour, tout le monde la connaît dans le Morbihan. Eugène a 90 ans. Il a été longtemps élu et il fait partie des grosses fortunes locales. Quand il a revendu son entreprise de lits hospitaliers, en 1991, l'homme a gagné beaucoup d'argent. Alors, le décès brutal de sa femme fait les gros titres de la presse. D'autant qu'Anne-Marie Le Couviour est morte dans de curieuses circonstances. Les cambrioleurs lui ont masqué le visage, avec près de 10 mètres de ruban adhésif ; obstruant ses yeux, mais aussi son nez et sa bouche ! Ses agresseurs ne lui ont laissé aucune chance. Elle s'est asphyxiée. Eugène, qui était aussi chez lui, au moment du cambriolage, ne présente que des ecchymoses et semble avoir été traité avec plus d'égards. Les enquêteurs sont perplexes. Pourquoi les cambrioleurs ont-ils traité aussi différemment les deux époux? Et surtout, pourquoi se sont-ils contentés de quelques bijoux, sans même prendre la peine de fouiller la maison ? C'est un coup de fil anonyme qui corrobore encore leurs intuitions. Il ne s'agit pas d'un simple cambriolage, explique ce mystérieux interlocuteur. Ce vol n'est qu'un leurre pour dissimuler l'assassinat d'Anne-Marie Le Couviour. Et l'homme leur livre un nom... Les gendarmes attrapent le fil, sans imaginer qu'ils vont ainsi "remonter" quatre personnes ! Deux tueurs, un intermédiaire et ... une commanditaire ! C'est une des belles-filles qui aurait fomenté le crime pour préserver l'héritage. Une belle-fille, oui, mais laquelle ? Eugène et Anne-Marie avaient deux fils et une fille, chacun. Des enfants issus d'un premier mariage. Ce qui fait donc cinq belles-filles pour Anne-Marie. Et cinq suspectes pour les gendarmes !... Au fil de l'enquête, c'est finalement, Josiane, l'épouse d'un des fils d'Eugène, qui retient leur attention. Mais cette chrétienne fervente et charitable aurait-elle pu vraiment faire assassiner sa belle-mère ? Lorsque son procès s'ouvre, le 22 mai 2012, l'accusée bénéficie d'un soutien inattendu... celui d'Eugène Le Couviour !.
Affaires de femmes
Le 8 février 2003, Monique Lejeune est retrouvée morte par un voisin dans l'allée de sa maison, à Coulogne dans le Pas-de-Calais. Cette quinquagénaire sans histoire a été tuée de cinquante-huit coups de couteau. Seconde épouse de Claude Lejeune, mère de trois garçons nés d'une première union, Monique était devenue le pilier de la famille recomposée qu'elle formait avec son mari, lui-même père de trois grandes filles. Mais un mois plus tard, les enquêteurs découvrent que Monique ne s'entendait pas avec Béatrice Matis, première femme de Claude Lejeune. Le soir du meurtre, cette Calaisienne lui avait rendu visite...
La tuerie de Monfort
C'est un couple de Hollandais qui appelle les gendarmes à l'aide, le 22 mai 1999. Parce qu'ils viennent de découvrir le corps sans vie d'un de leurs amis. Johan Nieuwenhuis est mort, dans une grande bâtisse de Montfort, un petit village du Gers. Il y passait quelques jours avec sa femme, Dorothéa, pour aider son beau-frère et sa belle-soeur à retaper leur maison de vacances. Et maintenant, il git par terre, dans la cuisine, les pieds et les poings ligotés par un ruban adhésif... A leur arrivée, les gendarmes poursuivent la visite de la maison où ils découvrent rapidement le reste de la famille. Marianne Van Hulst, la propriétaire, est étendue sur son lit. Ligotée et égorgée. Sa soeur, Dorothéa, a subi le même sort dans la chambre voisine. Quant à Artie Van Hust, les gendarmes retrouvent son corps, criblé de balles, dans l'atelier qui jouxte la maison. Les victimes, toutes Hollandaises, avaient une cinquantaine d'années. L'enquête commence. Dans la presse, l'affaire devient "la tuerie de Montfort" et entache la douce tranquillité gersoise qu'Etienne Chatiliez célébrait dans "Le bonheur est dans le pré". Les experts, qui passent la scène de crime au peigne fin comprennent que Johan a été torturé à l'arme blanche. Ils ramassent les bourres des cartouches tirées dans la cuisine, relèvent des empreintes digitales sur les lambeaux de ruban adhésif ainsi que la trace d'une semelle. Toutes les cartes bleues des Hollandais ont disparu. Et quelqu'un vide allègrement les comptes bancaires ! Voilà les éléments avec lesquels les gendarmes devront travailler. Dès lors, toutes les hypothèses sont envisagées : du règlement de compte au crime de rôdeur... Les gendarmes traversent même la frontière sur la piste d'un "tueur fou" allemand qui a commis quatre crimes semblables outre Rhin. Avant de se concentrer sur une piste locale. Celle d'un homme qui s'est de lui-même présenté à la gendarmerie, au lendemain de la découverte de la tuerie, pour aider les enquêteurs. Mais encore faut-il prouver qu'il est bien l'auteur de ce carnage ! Et expliquer comment il aurait pu tenir en joue quatre adultes bien portants, tout en les ficelant au ruban adhésif les uns après les autres. Malgré l'accumulation d'éléments à charge, l'homme crie à l'erreur judiciaire, jusque dans le bureau du juge où il s'entaille la gorge pour mieux le convaincre de son innocence ! Quant à ses avocats, deux ténors du barreau, ils remuent ciel et terre pour arracher leur client des griffes de la justice. Devant les micros, Maître Gilbert Collard invoque même l'affaire Omar Raddad ! Après deux procès et une condamnation, la tuerie de Montfort garde ses parts d'ombre et reste l'une des affaires criminelles les plus curieuses de ces quinze dernières années.
Un homme à abattre
Le samedi 10 juillet 2010, Mélanie Fleury alerte les gendarmes de L'Aigle, dans l'Orne, sur la disparition de son mari. Selon les déclarations de son épouse, Arnaud Ghys est un bon père de famille et un homme heureux. Le lendemain, les gendarmes découvrent le corps du disparu, à l'orée d'un petit bois, abattu d'une balle entre les deux omoplates. Au fil de l'enquête, l'image de la victime s'écorne : alcoolique, violent, dragueur invétéré, Arnaud Ghys était un habitué des sites de rencontres. À la surprise générale, les policiers finissent par démasquer trois personnes au-dessus de tout soupçon.
Jean-Etienne Subercaze - Le diabolique
Ce 14 février 1992, il est environ huit heures lorsque les policiers de Bayonne découvrent un antiquaire étendu sur le sol de sa boutique. L'homme a reçu trois balles dont deux tirées à bout portant à l'aide d'un pistolet automatique 7,65. Une arme qui aurait déjà servi à agresser un autre commerçant de la région, le 17 décembre 1991. A l'époque, un individu cagoulé s'était introduit dans le magasin d'un parfumeur et l'avait menacé en lui demandant de l'argent. La victime s'en était sortie avec une jambe brisée. Le malfaiteur avait pris la fuite... Mais faute d'éléments, les deux affaires finissent par être classées. Les enquêteurs sont bien loin d'imaginer qu'ils vont croiser à nouveau la route de l'agresseur de commerçants... Et que c'est une disparition qui les ramènera par hasard sur le dossier, six ans plus tard ! Cette disparition, c'est celle d'une jeune institutrice de 36 ans et de son ami Guy, un brocanteur de 51 ans. Les gendarmes enquêtent sur l'affaire, quand un nouveau cas de "saussiçonnage" et de braquage de commerçants leur est signalé. C'est là que la jonction s'opère petit à petit entre les dossiers. Grâce à la téléphonie et à une femme : une certaine Dorothée Leven... Cette mère de deux enfants a travaillé quelques années à la SCNF. Elle est divorcée, mais toujours très liée à son ex mari : Jean-Etienne Subercaze, un homme autoritaire et charismatique. Ensemble, ils volaient des chéquiers. Un business qui leur aurait rapporté 73 000 euros ! L'une de leurs filles, elle, dérobait des sacs à main sur les plages sous la direction de son père. Quant au gendre, il s'est vite adapté aux écarts avec la loi de sa belle famille ! Obsédé par la richesse et "les bourgeois", Subercaze a en effet embarqué tous les siens dans un périple criminel riche de dizaines de cambriolages et plusieurs séquestrations. En 2001, la cour d'assises des Landes a ajouté trois meurtres à ce palmarès !.
La voix de Laurent
Le 14 décembre 1998, une fillette de 12 ans a été violée en rentrant de l'école par un homme qui l'a entraînée dans le cimetière d'Artigues. Les enquêteurs retrouvent une trace d'ADN sur les vêtements de la petite, mais l'empreinte n'est pas répertoriée. L'enquête reste au point mort pendant deux mois. Jusqu'à ce que les gendarmes reçoivent un curieux appel. Au bout du fil, une voix d'homme lance : «Ça va recommencer à la fin du mois !», avant de raccrocher. Un quart d'heure plus tard, l'inconnu rappelle : «Comment elle va, la petite d'Artigues ?». D'une voix mielleuse, et terrifiante de cynisme, l'homme donne des détails que seul le violeur de la fillette peut connaître. Les appels proviennent de cabines téléphoniques. Il dit s'appeler «Laurent». C'est le début d'un jeu de cache-cache entre les enquêteurs et ce violeur en série.
Les petites économies de Claude Clément
Il pleut des cordes ce 23 décembre 2004. Les gendarmes ont du mal à trouver leur chemin dans ce coin perdu près de Nailloux (Haute-Garonne). La femme qui les a appelés à l'aide vient de découvrir son père dans une mare de sang. Sur place, c'est un cadavre criblé de balles qui les attend. La victime de 61 ans a été abattue devant chez elle, alors qu'elle rentrait en voiture.
Guet-apens au haras
Le 30 septembre 2003, Rita Hug Staub, une Suissesse, propriétaire d'un haras près de Fréjus, appelle la police : elle a trouvé son mari mort, roué de coups, sur le sol de leur salle à manger. La veuve, qui ne paraît pas très éprouvée, éveille les soupçons de la police, qui découvre qu'elle allait perdre le haras qu'elle aimait tant dans la procédure de divorce qui venait de débuter. Rita Hug Staub est alors placée en garde-à-vue avec son amie Danièle Addor Kindler, qui lui a fourni un alibi mensonger. Mais lorsque le procès du meurtre de Martin Staub s'ouvre en janvier 2007 à Draguignan, ils sont six dans le box des accusés : trois hommes et trois femmes, que rien ne destinait à la cour d'assises.
Christophe Khider - L'évasion pour obsession
Condamné plusieurs fois pour de multiples braquages, Christophe Khider est aussi connu pour ses spectaculaires tentatives d'évasion, dont une de la prison de Fresnes en hélicoptère, et une échappée retentissante, aux explosifs, de la centrale la plus sécurisée d'Europe. Mais son nom est également associé à un homicide, celui de l'homme d'affaires William Masiha, abattu lors d'une cavale. Les condamnations se sont accumulées, si bien qu'aujoud'hui, Christophe Khider n'est libérable en 2052. Autour de lui, sa famille s'est mobilisée : son petit frère et son ex-femme l'ont aidé dans ses tentatives d'évasion. Quant à sa mère, elle s'est muée en militante contre les longues peines.
La disparition de Christophe Dalmasso
Ses parents s’opposent à son mariage avec une femme mère-célibataire ? Il l’épouse. Sa belle fille lui reproche d’avoir puisé dans ses économies ? Il décide de dénoncer la procédure d’adoption.
Gilles Andruet - Échecs et mort
Jean-Claude Andruet est l'un des plus grands pilotes de rallye automobile français. Gilles, son fils, est champion de France d'échecs. Lorsque le corps de ce dernier est retrouvé, battu à mort, le 22 août 1995, dans une rivière de l'Essonne, le père n'a plus qu'une idée en tête : retrouver son ou ses meurtriers. Vingt années durant, Jean-Claude Andruet a mené l'enquête, pour aboutir à quatre procès, aux conclusions mémorables.
Muller contre Muller
En 1999, la brigade de recherches de Bouxwiller reçoit l'appel du docteur Jean-Louis Muller qui annonce que sa femme Brigitte, 42 ans, vient de se suicider en se tirant une balle dans la tête. L'enquête est finalement classée sans suite. Mais les parents de Brigitte reviennent à la charge, repoussant avec énergie la thèse du suicide. Leur fille venait de rencontrer un homme et songeait à quitter son mari. La justice rouvre le dossier. Spécialiste de balistique, Jean-Louis Muller possède plusieurs armes à feu et a consacré une thèse aux blessures par balles. Et puis, une nouvelle expertise trouve finalement des résidus de tir sur ses mains. L'homme aurait donc un mobile et les connaissances suffisantes pour maquiller la mort de sa femme en suicide. Il faudra quatorze ans pour donner une issue judiciaire à cette affaire.
Chantal Ternik - Variations sur un suicide
Chantal Ternik, mère de trois enfants, connaissait de profonds épisodes dépressifs. Quand ses fils la retrouvent pendue, le 3 avril 2003 au matin, dans sa villa de Sanary-sur-Mer, l'enquête conclut très vite au suicide. Mais pour le père et le frère de la défunte, cette conclusion ne tient pas. Les deux hommes en sont convaincus : s'il s'agit d'un suicide, c'est que quelqu'un a poussé Chantal à cette extrémité. Et cette personne a peut-être même maquillé son crime en suicide. Ils portent plainte et désignent Anton Ternik, le mari de Chantal. Depuis des années, le couple se déchirait. Un expert finit par déclarer que la corde était trop courte pour que Chantal Ternik se la passe elle-même autour du cou.
Thierry Saman - Le concierge qui en savait trop
Concierge dans un immeuble de la place Souham, dans le XIIIe arrondissement de Paris, Thierry Saman n'a pas donné signe de vie depuis cinq jours, depuis le 15 janvier 2003 précisément, quand sa femme prévient les policiers. L'homme avait eu quelques démêlés avec la justice dans les années 1990, mais il était depuis «rangé des voitures». Les policiers découvrent que le concierge avait des liens étroits avec un des leurs pour lequel il jouait le rôle d'indic. Pendant six ans, les enquêteurs se lancent sur les traces du «concierge qui parlait trop», une affaire qui leur fait côtoyer quelques noms du grand banditisme.
Patrice Alègre - Le sang et la rumeur
En juillet 1997, les gendarmes exhument le corps de Mireille Normand, qui a été violée et étranglée. Les soupçons se portent aussitôt sur un certain «Franck» que Mireille avait rencontré il y a peu. Il s'appelle en fait Patrice Alègre. Une fois arrêté, il avoue les viols et meurtres de six femmes. En juin 2000.
Juliano Verbard - Le Petit Lys d'Amour
A la Réunion, Juliano Verbard, 21 ans, affirmait que la Vierge Marie lui apparaissait chaque huitième jour du mois dans les feuilles d'un cocotier et qu'elle l'avait surnommé «Petit Lys d'amour». Les fidèles se pressaient par centaines pour prier avec lui et assister à ses échanges avec la Vierge.
Gilles de Vallière - L'assassin aux cordelettes
Elle avait 10 ans. Elle s'appelait Sophie. C'est son frère, à peine plus âgé qu'elle, qui, en rentrant du collège, l'a retrouvée, pieds et poings liés, morte, noyée dans la baignoire. L'adolescent a même croisé le meurtrier de sa soeur ! Un jeune à lunettes de 18 ans qui lui a calmement demandé : "Où est Sophie ?" avant de quitter l'appartement et de disparaître... La mort de cette enfant, le 13 mars 1986, a d'autant plus choqué les habitants d'Annemasse qu'elle suivait l'agression de deux autres petites filles du quartier. Mais la traque du meurtrier a duré six ans. Six ans pendant lesquels policiers et magistrats ont vécu dans l'angoisse que l'homme ne recommence. Et il a récidivé. Cinq filles, au moins, ont été victimes de celui que la presse a appelé "le monstre d'Annemasse".
André Bamberski - Promesse à Kalinka
Kalinka. Pendant plus de trente ans, ce prénom a hanté les pages « justice » des journaux français et allemands. Parce que cette affaire criminelle est un combat extraordinaire. Celui d’un père, André Bamberski. Des années durant, cet homme a traqué, lui même, celui qu’il pensait être le meurtrier de sa fille : le très respecté Docteur Krombach, le beau père de Kalinka.
Liliane Paolone - La belle de jour
Le 12 mai 2005, les policiers de la ville de Saint-Louis près de la frontière suisse se rendent chez une victime, Liliane Paolone, 25 ans. La jeune femme dit avoir été agressée violemment par un homme qui l’aurait prise en stop dans sa voiture alors qu’elle revenait de son travail en Suisse. Le suspect l’aurait emmené dans un parking souterrain du centre-ville pour tenter de la violer sous la menace d’un couteau. Liliane Paolone raconte alors qu’elle a réussi à désarmer son agresseur et a retourné son arme contre lui et a pris la fuite. La police retrouve bel et bien un homme mort dans sa voiture, il s’agit de Christophe Millet, il a été égorgé et poignardé à dix-huit reprises.
L'inconnu du puits
Le 28 novembre 2003, Wilfrid, 22 ans, avait rendez-vous avec un dénommé Eric Meynier dans un lieu de rencontre gay. Mais un certain Ludovic Serra l'a rejoint pour attaquer Wilfrid. Pour échapper à ses agresseurs, Wilfrid s'est jeté dans le Rhône. Les gendarmes ne manquent pas d'informations pour retrouver les deux agresseurs. Wilfrid les décrit. Il connaît leur prénom, le numéro de téléphone d'Eric et même l'immatriculation de sa voiture ! Pourtant, la plainte de Wilfrid reste au fond d'un tiroir. Si le dossier avait été traité, un homme aurait peut-être eu la vie sauve six ans plus tard. Le 14 février 2009, la gendarmerie découvre en effet au fond d'un puits, au beau milieu du vignoble de Sérignan, le corps de Frédéric Florou, 31 ans. Lui aussi connaissait bien Eric Meynier.
Bruno Sulak - Le charme au poing
Pendant sept ans, Bruno Sulak, un légionnaire en cavale, s'est joué de la police et de la justice françaises en commettant braquage sur braquage à visage découvert. A plusieurs reprises, le piège s'est refermé sur lui, mais il n'est jamais resté bien longtemps en prison : ses ruses et son charme ravageur finissant par avoir raison de l'administration pénitentiaire.
Le magot de Marcelle Bouvard
En 2006, dans le petit village de Ladoix-Serrigny, en Côte-d'Or, Marcelle Bouvard, une vieille dame de 79 ans, gît sur le sol, violemment frappée à la tête à coups de Jéroboam, une bouteille d'une contenance de trois litres. Dans ce petit village de Bourgogne, Marcelle Bouvard, la veuve de l'ancien maire, était connue de tous. Le couple n'avait pas d'enfants mais Marcelle était très proche de ses petits-neveux qu'elle considérait comme ses petits-enfants. L'agresseur en voulait-il à sa confortable fortune ? C'est finalement un accusé au-dessus de tout soupçon qui comparaît devant la cour d'assises de Dijon en 2008.
John Szablewski - Du mensonge au meurtre
Le 28 novembre 2007, John Szablewski signale la disparition de sa compagne, Laurence Maille, à la gendarmerie. L'homme de 29 ans retrace avec les enquêteurs l'emploi du temps de la disparue et leur suggère toutes les pistes possibles. Face aux journalistes, il enchaîne les interviews. Devant les caméras, il retourne sur les lieux de la disparition. Il s'avère que celui qui flambait au volant de sa grosse cylindrée avec ses costumes chics, qui paradait au bras d'une jolie femme qu'il couvrait de cadeaux, est également un excellent comédien. Un affabulateur qui a mené en bateau tout son entourage.
La métamorphose de Christine Constantien
Lorsque Patrick Constantien a été assommé et égorgé, le 18 novembre 2008, sur son canapé, les enquêteurs ont vite soupçonné son épouse, Christine. Certes, l’homme avait reçu de nombreuses lettres de menaces et il avait failli périr brûlé vif, dans sa tente de camping, lors d’une partie de pêche…
Yvan Colonna - La traque
C’est une histoire dont tout le monde connait le début : Ce soir du 6 février 1998 où, pour la première fois, un préfet de la République, Claude Erignac, a été assassiné de trois balles en pleine tête, le long d’une avenue d’Ajaccio. Une histoire dont tout le monde connaît les chapitres... L’enquête et ses quelques 350 arrestations sur fond de guerre des polices et de cohabitation. L'instruction qui a occupé trois juges antiterroristes pendant treize ans autour d’un dossier de plus de 11 500 pièces ! Une cavale qui a duré quatre ans, 1 mois et 11 jours, et pendant laquelle un berger de Cargèse, Yvan Colonna, la figure « phare » du dossier, est devenu l’ennemi public numéro 1, l’homme le plus recherché de France et d’Europe. Les procès qui se sont multipliés puisque les protagonistes de l’affaire se sont retrouvés cinq fois devant une cour d’Assises ! Mais c’est une histoire dont peu de monde connait vraiment la fin, une fin en forme de repentance générale. Car au fil des années, tous les acteurs de l'affaire - à l'exception d'un seul - ont fait un travail sur eux-mêmes, réfléchi à leurs " méthodes " d'action ou de travail... Qu’il s’agisse des nationalistes corses, des membres du commando, des policiers, des juges, des journalistes ou de l’Etat, toutes les parties en présence se sont interrogées sur leur responsabilité dans ce crime ou sa résolution tardive. Qui pour admettre l’inanité de ce crime, tel Joseph Versini, membre du commando Erignac ?S’exprimant pour la première fois dans cet épisode de "Faites entrer l’accusé", il admet que l’assassinat du préfet est « regrettable. Tous on le regrette. Personne ne mérite de mourir… Ça n’a pas de nom. Qui pour reconnaître la médiocrité de leur politique en Corse ? Qui pour avouer les emballements, les errements ou les erreurs de leur enquête ?
Divorce à la sicilienne
Joseph Trupia. Il a été assassiné devant chez lui... sous les yeux de son fils de 14 ans. L'homme a reçu six balles en pleine poitrine alors qu'il était au volant de sa voiture, prêt à conduire l'adolescent au collège. Une exécution commise en plein jour, celui de la rentrée scolaire 99. Dans un tout petit village de l'Isère : Sardieu. Selon les témoins, le tueur portait un masque bizarre... et une casquette de base ball, qu'il a perdue dans sa fuite. Voilà de quoi sidérer les gendarmes de Grenoble, qui dépêchent aussitôt leur Section de recherche sur place. Qui pouvait en vouloir à ce bon père de famille - Un homme qui élevait seul ses trois enfants - ... En plongeant dans la vie de la victime, les enquêteurs découvrent que Joseph Trupia s'était fait un nom dans le milieu italo-grenoblois : "Monsieur Jo". Comme de nombreux siciliens, l'homme a quitté son île dans les années 60, persuadé de trouver à Grenoble et ses environs l'Eldorado dont il rêvait. La ville est ainsi devenue la "base arrière" de la mafia, qui y a implanté certaines de ses activités et de ses méthodes, tandis que les truands lyonnais, marseillais, ou corses savaient y trouver les caches, les armes, ou les hommes de main dont ils avaient besoin. Trupia, lui, donnait dans le proxénétisme. Au moment de son assassinat, il s'était "rangé des voitures", mais au plus fort de son activité, Monsieur Jo a mis jusqu' à douze femmes sur le trottoir. Dont la sienne. La propre mère de ses enfants. L'homme aurait-il laissé une "ardoise" derrière lui - Manqué un jour à sa parole - L'un de ses proches, membre de Cosa Nostra, se serait-il fait vengeance - Tandis que les gendarmes se lancent à la quête du tueur dans le "little Italy" de Grenoble, les enfants de Joseph Trupia suivent une autre piste... Celle d'un crime passionnel, à la sauce sicilienne.
Denis Lemasson - Le comptable machiavélique
Ce 22 mars 2002, Jean-Raymond Blatti, comptable d’une petite entreprise de la banlieue genevoise, est retrouvé mort à son bureau, le crâne défoncé. Sur son ventre, une inscription : « sale violeur », écrite à l’encre indélébile. La vengeance d’une femme agressée ? Une rencontre sur Internet qui aurait mal tournée ? Les policiers envisagent toutes les pistes, avant de rapprocher le meurtre de Jean-Raymond Blatti à l’agression d’un Français quelques mois auparavant ! Henri Kosa est l’ancien comptable de l’entreprise suisse. Lui aussi a été frappé à la tête ; une partie de son cerveau est détruite. Deux victimes dans la même entreprise, deux comptables ! Les policiers se rapprochent donc du troisième comptable, Denis Lemasson. L’homme est peut-être menacé, lui aussi… Mais ce qu’ils découvrent est glaçant : l’employé discret, le mari idéal cache un homme implacable, quelqu’un qui ne supporte pas qu’on s’oppose à lui ou qu’on prenne sa place. A 30 ans, Denis Lemasson a déjà frappé trois fois ! La première alors qu’il n’était qu’un enfant. Un criminel hors-norme à qui la justice suisse a réservé un sort hors-norme.
VA/OM - Tapie, le proc et les menteurs
Un illustre homme d'affaires (le fringant Bernard Tapie) est accusé de corruption et de subornation de témoins par un procureur pugnace et tout aussi charismatique que lui (l'incorruptible Éric de Montgolfier). Deux hommes à l'opposé qui se répondent par voie de presse. Même si tous les ingrédients d'un bon polar sont ici réunis, il s'agit pourtant d'une histoire vraie au retentissement médiatique sans précédent. Le scandale prend sa source le 20 mai 1993 lors du match de foot de première division opposant l'équipe de Valenciennes, alors en bas de classement, au leader marseillais qui remportera une semaine plus tard la première Coupe d'Europe du football français. Ce soir-là, le défenseur nordiste Jacques Glassmann avertit l'arbitre que certains de ses coéquipiers ont été corrompus. Bien plus qu'un match truqué, l'affaire VA/OM est surtout "celle de la justice contre l'argent roi", prévient la présentatrice Frédérique Lantieri. Pour la première fois, l'émission judiciaire change de théâtre : point de cour d'assises ici, mais un tribunal correctionnel. Pas de cadavre non plus. "Là, le cadavre, c'est une boîte avec de l'argent enterrée dans un jardin", commente le journaliste Jérôme Dupuis. Frédérique Lantieri rouvre le dossier et appelle à la barre plusieurs témoins: le procureur Éric de Montgolfier, le juge d'instruction Bernard Beffy, les avocats des joueurs des deux clubs, l'arbitre, des journalistes ayant couvert l'affaire... On regrette cependant l'absence des principaux protagonistes marseillais, Bernard Tapie et Jean-Pierre Bernès (le numéro 2 du club à l'époque) n'apparaissant qu'au travers d'images d'archives. Un poil frustrant tant cette enquête est fascinante!
Liaisons fatales
Quand Philippe Gletty a disparu le 27 février 2012, près de Saint-Étienne, la femme de ce chef d’entreprise ambitieux et apprécié a d’abord tenté de se raisonner : son mari avait peut-être eu un coup de blues et pris la route pour se vider la tête... Ou pire, il avait pu tout plaquer pour suivre une maîtresse! C’est aussi ce que lui ont suggéré les gendarmes, tant l’homme aimait les belles voitures, et les jolies femmes. Mais après une semaine sans nouvelles, la famille et les proches du PDG ont décidé d’agir! Puisque sa voiture avait été retrouvée dans les environs du Pilat, ils ont organisé une battue dans le coin. Ce sont eux qui ont découvert son corps, au détour d’un sentier isolé. L’homme a été assassiné de trois balles, dont deux dans la tête. Une exécution en règle. Alors, qui a exécuté Philippe Gletty ? Un salarié ? Le chef d’entreprise était adoré de ses employés. Un concurrent malheureux ? Il n’était pas homme à tremper dans les magouilles... En fait, les gendarmes cherchent très vite l’assassin dans la vie sentimentale mouvementée du patron. Car tout son entourage a un excellent mobile. Sa femme ? Ce crime l’aurait sauvé du divorce et lui aurait permis de conserver une vie confortable en récupérant la belle villa en construction. L’ex-mari de celle-ci ? Il aurait pu se venger en assassinant son rival. Son ex-femme ? Elle a tout perdu quand Gletty l’a quittée. Sans compter la secrétaire que Philippe Gletty poussait à bout ou la femme de ménage avec qui il avait une liaison. Une parmi d’autres...
Farid Tir - Le solitaire
La presse l'a surnommé «le Mesrine du Nord», les policiers l'appelaient «le Solitaire» : entre 2001 et 2008, Farid Tir a braqué de nombreuses agences bancaires du Nord-Pas-de-Calais. Toujours à bord de grosses cylindrées. Des Audi, de préférence... La PJ a mis des mois à mettre un nom sur celui qui les narguait, tête nue, face aux caméras de vidéo surveillance. Et plus de sept ans à l'attraper... C'est en mars 2001 que la saga Farid Tir commence. Lourdement armé, le visage découvert et le plus souvent seul, l'homme braque au moins huit banques. Ses otages décrivent un homme poli. Son mode opératoire est bien rôdé. Le jeu du chat et de la souris commence
Didier Lacote - La dose mortelle
Il est 10 heures, ce 3 mars 2009, quand Odile Varion signale la disparition de son compagnon à la gendarmerie de Dompierre-sur-Besbre. Cela fait trois semaines qu’elle n’a plus de nouvelles de lui ! Vérification faite, le téléphone de Didier Lacote reste muet et ses comptes bancaires ne présentent aucun mouvement depuis le 12 février. Les gendarmes publient donc un avis de recherche dans la presse locale. Et ça marche ! Quelques jours plus tard, un passant signale la voiture du disparu. Mais dans le coffre, une macabre découverte attend les enquêteurs : le corps de Didier Lacote a été coupé en deux, pour être « emballé » dans deux sacs poubelle. La victime, qui avait une vie sentimentale agitée et une certaine addiction au sexe, offre d’emblée plusieurs pistes de recherche : Mari jaloux ? Maitresse éconduite ? Les suspects ne manquent pas ! Mais c’est l’arme du crime qui aiguille finalement l’enquête… Didier Lacote est mort empoisonné d’une dose massive d’atropine, un médicament qui entre dans la composition de ses gouttes pour les yeux ! L’étau se resserre donc sur sa compagne, qui connaissait l’existence de ce traitement et lui en avait acheté à la pharmacie. Odile Varion entre dans le viseur de la justice… Jusqu’à ce que ses avocats ne relèvent, sur les photos de la scène de crime, un détail qui avait échappé à tout le monde … Ce détail, c’est une simple chaussette !
Le crime fou de Stéphane Moitoiret
La France ne juge pas les fous ; le code pénal l’interdit. Pourtant, selon certains psychiatres, c’est bien ce qu’elle a fait en condamnant à deux reprises, en 2011 et 2013, un dénommé Stéphane Moitoiret, à la réclusion criminelle à perpétuité. Schizophrène ou responsable de ses actes : le cas Moitoiret a divisé les collèges d’experts autant que son crime a choqué. Les faits remontent au 29 juillet 2008. Ce jour-là, Valentin, un garçon de 11 ans, est retrouvé en sang et inanimé près de son vélo dans une rue de Lagnieu. L’enfant a reçu des dizaines de coups de couteau… En plein cœur de l’été, les gendarmes débutent leur enquête sous une intense pression médiatique et politique. Mais il ne leur faut pas plus de cinq jours pour interpeller un couple de marginaux… Stéphane Moitoiret et Noella Hego. Depuis 20 ans, les deux compagnons parcourent les routes de France, à pieds, à vélo ou en stop. Sans emploi et sans domicile fixe, ils vivent de la charité et de l’hospitalité. D’emblée, les enquêteurs le savent : ils ont affaire à un couple atypique. Et ils ne sont pas au bout de leurs surprises. En garde-à-vue, Noëlla Hégo se fait appeler « sa majesté ». Stéphane Moitoiret, lui, se décrit comme le « secrétaire » de madame. Au fil des interrogatoires, l’univers délirant teinté de mythes et de croyances fantaisistes des deux compagnons de route se dessine peu à peu. Un monde fantasmé… inaccessible au commun des mortels.
Combat pour Angélique
Le 13 octobre 1996, la vie de Marie-Pierre Mazier bascule : Angélique, sa fille de 18 ans, ne rentre pas d'une soirée entre amis. Les policiers du commissariat de Compiègne lui apprennent qu'elle a sans doute été violée, avant d'être égorgée et éventrée. Les policiers commencent par s'intéresser aux proches de la jeune fille. En vain. Un an après le meurtre de sa fille, Marie-Pierre Mazier et deux voisines créent l'association «Angélique, un ange est passé», pour relancer l'enquête et encourager la France à se doter d'un fichier national d'empreintes génétiques. En 2000, le Fichier national automatisé des Empreintes génétiques, le FNAEG, voit le jour. Mais le résultat de l'enquête ne tombe qu'en 2011, quand le FNAEG identifie enfin l'ADN retrouvé sur le corps d'Angélique.
Le mystère de Hassel
C’est une bien étrange scène de crime que les policiers luxembourgeois découvrent, ce 1er novembre 2010, à Hassel. Camille Kolber, un homme de 69 ans, a été tué de deux coups de hache, alors qu’il était en train de dormir dans son lit. Une hache qui lui appartenait, mais qui était difficile à trouver dans sa grande maison ! Le meurtrier l’a laissée dans la baignoire, après l’avoir si bien nettoyée que les experts sont incapables d’y relever une trace d’ADN. Ce qu’ils notent aussi, c’est la minutie avec laquelle le criminel a mis en scène son acte odieux : la porte de la chambre est coincée par un crucifix, bloqué la « tête en bas » ; un livre de prière déchiré est ostensiblement posé sur la table de chevet ; et une bible transpercée d’un couteau, avec une inscription à l’orthographe incertaine : « pédofile », sur l’image d’un ange, a été ouverte sur le bureau ! Rite satanique ? Vengeance d’un enfant abusé ou de ses parents ? Meurtre passionnel « déguisé » ? Un homme intrigue rapidement les proches de Camille Kolber et les policiers : il s’appelle Pascal. Il est français, il a 44 ans, et c’est le jeune amant de la victime. Il est aussi devenu son fils adoptif pour faciliter l’héritage. Descendant d’une famille aristocratique bretonne, le personnage est haut en couleurs : maître de Reiki, passionné par l’ésotérisme, et les services secrets, il est aussi « spécialiste » des ondes psychotroniques. Des ondes par lesquelles – croit-il – la police, la justice et les gouvernements nous contrôleraient tous. Mais Pascal, connaît l’antidote. C’est peut-être ce qui les a protégés, lui, et ses deux présumés complices, lorsqu’ils ont été soupçonnés d’avoir commandité ou organisé l’assassinat de Camille Kolber…
Jeanette O'Keefe - La mort au rendez-vous
Le 2 janvier 2001, Jeanette O'Keefe, une Australienne de 28 ans, est retrouvée morte dans un sac de couchage, cité des Musiciens, aux Mureaux. La jeune femme a été étranglée et a reçu des coups sur la tête. Les policiers relèvent un ADN masculin sous ses ongles. Ils vont mettre huit ans à arrêter le coupable. La mort de Jeanette O'Keefe est en fait le fruit d'une succession de malchances incroyables. Des circonstances malheureuses qui, d'un rendez-vous manqué à l'autre, ont conduit, le 31 décembre 2000, la jeune Australienne dans les bras de son meurtrier.
Nuit tragique au moulin
Le samedi 9 janvier 2010, les secours suisses reçoivent l'appel d'un homme paniqué : la femme de son père est morte, chez elle, au Moulin de Vaux-sur-Morge, à une vingtaine de kilomètres de Lausanne. Il a essayé de la réanimer pendant une heure, sans succès. Il est 21h16. Ce coup de fil va déclencher plus de deux ans d'instruction, trois expertises médico-judiciaires et deux procès. Car l'homme à l'origine de l'appel, un brillant généticien français, est accusé dès les premières heures de l'enquête, d'avoir assassiné sa belle-mère. A l'arrivée des secours, Catherine Ségalat baigne dans une mare de sang, au sous-sol de sa maison. Elle porte des plaies sur le visage et le cuir chevelu. Quand les policiers demandent à son beau-fils pourquoi il a tenté de la réanimer au lieu d'appeler les secours, il parle d'un téléphone à l'étage.
Vengeance au pays des motards
Le 8 août 2003, Jean-François André, dit «La Pie», fondateur du premier club de bikers «Outlaws» de France, a été assassiné. Un appel anonyme dénonce un ancien ami de La Pie, Michel Di Bacco. Il aurait commandité le meurtre à un ancien biker, Gérald Crouzet, dit La Couette. Mais sans preuve, l'affaire est classée sans suite. En juillet 2008, Michel Di Bacco est abattu à la terrasse d'un café. Un nouvel appel anonyme invite les gendarmes à enquêter sur Gérald Crouzet, mort dans un accident de voiture deux mois plus tôt. Les enquêteurs découvrent qu'il a en réalité été abattu d'une balle dans la tête. Un troisième homme, Marc Népote-Cit, le chauffeur de Di Bacco, est retrouvé enterré, lui aussi tué par balle. Les dossiers sont liés, en rapport avec le meurtre de La Pie. Quelqu'un vengerait-il méthodiquement le chef des bikers ?
Bruay-en-Artois - Le notaire et le petit juge
En 1972, dans le nord de la France, Brigitte Dewèvre, une fille de mineur âgée de 16 ans est assassinée. Dans une France politisée et marquée par la lutte des classes, cette affaire passionne la foule, qui accuse un notable d'être coupable du meurtre. Pour la première fois, l'un des policiers chargé de reprendre l'enquête sur la mort de la jeune fille, a accepté de raconter comment il a identifié un autre homme et comment cet homme, finalement acquitté, est passé aux aveux. Les acteurs de l'affaire racontent avec une émotion intacte, 45 ans après les faits, l'histoire de ce crime impuni, pour apporter une réponse à la question que tout le monde se pose encore : qui a tué Brigitte Dewèvre ?
Lassana Coulibaly - Le violeur aux chaussettes
Le « violeur aux chaussettes » : pendant trois ans, la police française l’a traqué partout. De Clermont-Ferrand à Montpellier, de Vichy à Aulnay-sous-Bois ! L’homme a violé et séquestré douze femmes selon un mode opératoire bien rôdé. Il se glissait chez ses victimes en passant par les toits ou les balcons. Il les ligotait avec le cordon d’un fer à repasser, le fil du chargeur de téléphone, ou le câble de la télévision qu’il trouvait sur place… Il les bâillonnait en leur enfonçant une chaussette dans la bouche et restait chez elles pendant des heures. Quand les policiers versent l’ADN du violeur au fichier des empreintes génétiques, en 2003, l’homme a déjà « frappé » deux fois en un an. Mais à cette date, son profil génétique reste inconnu. Quant au SALVAC, le logiciel qui permet de rapprocher des affaires, il ne fait pas avancer les choses non plus. Les enquêteurs doivent donc compter sur les bonnes vieilles méthodes policières pour lui mettre la main dessus ! Observation, interrogation, déduction… Les victimes décrivent un homme noir, assez grand et plutôt mince. Souple et astucieux, ce pourrait être un cambrioleur, qui a l’habitude d’escalader les façades d’immeubles… Les policiers épluchent donc leurs fichiers, montent des planques dans les trains, toujours en retard d’une agression… Car la liste des victimes du « violeur aux chaussettes » s’allonge, et son territoire s’agrandit. Après Montpellier, et Clermont-Ferrand, il surgit à Aulnay-sous-Bois ou Vichy. La presse finit par avoir vent de l’affaire. La psychose gagne certaines villes. La traque s’intensifie. Et c’est finalement à Paris, par hasard, que « le violeur aux chaussettes » se fait repérer. Parce qu’une femme croit reconnaître, à la télévision, le portrait de l’homme qui l’a agressée dans un foyer pour travailleurs.
Luka Rocco Magnotta - Le dépeceur de Montréal
Luka Rocco Magnotta a tout essayé pour devenir une star : un nom d'emprunt, le mannequinat, la télé-réalité et les films porno. Pour satisfaire son goût de l'exhibition et sa cruauté, le jeune Québécois, en mai 2012, a mis en scène un assassinat. Il a drogué et tué un étudiant chinois, Jun Lin, puis l'a dépecé avant d'expédier des colis qui contenaient ses mains et ses pieds à des partis politiques et à une école. Il a caché la tête dans un parc de Montréal. Puis il a posté la vidéo du crime sur Internet. Son film a fait le tour du monde. Grâce à ces images, les policiers ont pu l'arrêter au terme d'une traque internationale.
Agnès Marin - La mort au collège
Le 16 novembre 2011. Agnès Marin, 13 ans, a été poignardée de 17 coups de couteau et brûlée dans un bois par un camarade du Collège Cévenol de Chambon-sur-Lignon. Ses parents étaient persuadés que leur fille gagnerait en maturité et retrouverait le goût des études dans cet établissement réputé pour son ouverture d'esprit et son sens de l'humanité. Les parents du meurtrier partageaient le même espoir. A l'âge de 17 ans, leur fils, Matthieu, était en effet en attente d'être jugé pour viol. Un crime commis à seulement 15 ans. Mais loin de s'amender, le jeune homme a récidivé et cette fois, il a tué.
Amanda Knox - Ange ou démon
Étudiante américaine à l'université de Pérouse, en Italie, Amanda Knox est accusée, en novembre 2007, du meurtre de sa colocataire anglaise, Meredith Kercher. Un meurtre qu'elle aurait commis avec son petit ami italien, Raffaele Sollecito, et un ami, Rudy Guede. La personnalité de l'Américaine est vite au centre de l'énigme. Présentée tantôt comme une jolie fille gaie et fragile, tantôt comme l'illustration d'une jeunesse occidentale trop gâtée, matérialiste, dévoyée, et en perte de valeurs, Amanda Knox a déchainé les passions. Retour sur cette affaire, avec des archives de la police italienne et le témoignage de certains de ses protagonistes, notamment celui de Raffaele, le petit ami d'Amanda pris lui aussi dans la tourmente.
Tony Meilhon - La mauvaise rencontre de Laëtitia
Laëtitia Perrais a 18 ans lorsqu’elle croise la route de Tony Meilhon. Il vient de sortir de prison où il a déjà passé onze ans. Laëtitia Perrais, quant à elle, a passé une enfance difficile en famille d’accueil. En janvier 2011, à Pornic, elle est retrouvée poignardée, étranglée et démembrée. Son parcours, durant les dernières heures de sa vie, a rapidement permis aux gendarmes de remonter à son meurtrier. Quand Tony Meilhon est arrêté et accusé du meurtre de Laëtitia Perrais, Nicolas Sarkozy, alors président de la République, dénonce la remise en liberté de Meilhon. Tandis que les juges se mettent en grève, l’opinion publique est divisée. A-t-on vraiment laissé en liberté, sans aucune surveillance, un dangereux criminel ? Très vite, l’affaire devient emblématique des failles du système judiciaire.
Dominique Aubry - Le mystère de la péniche
Tout commence au matin du 1er décembre 2005. Ce jour-là, on retrouve le cadavre d’une riche veuve, pendue à bord de sa luxueuse péniche, amarrée face au pont de Puteaux. Dominique Fontaine, que ses amis surnomment « Libé », diminutif de « Libellule » a ingéré une forte dose d’alcool, 2,44 grammes, ainsi que des tranquillisants. Tout le monde sait qu’elle est inconsolable de la mort de son mari survenu quelques mois plus tôt. Mais la mère et le frère de la victime mettent en doute l’hypothèse du suicide. Ils accusent deux proches de « Libé », qui ont dîné à bord de la péniche le soir du drame, Olivier Eustache et Franck Renard, d’avoir maquillé leur crime en suicide. Le mobile ? L’héritage de la veuve, qui, peu de temps avant sa mort, avait déshérité son frère, au profit de Frank, dont elle avait fait son légataire universel.
Sylviane Fabre - La colère d'une femme blessée
Dans l'après-midi du 15 avril 2011, Alexandre Deromme, signale la disparition mystérieuse de sa mère Colette, salariée d'un hypermarché de Lorgues, dans le Var, aux autorités. Un mois plus tard, deux vacancières découvrent le corps en décomposition de la quinquagénaire, dissimulé sous des pierres, dans un ravin de la région d'Aups, en contrebas de la route des gorges du Verdon. Colette a été étranglée. Ex-amant, amoureux déçu... les enquêteurs s'intéressent à un suspect. Mais ils font fausse route...
Sylvain Schrutt - Un gendre insoupçonnable
Fin août 2010, à Volesvres, en Saône-et-Loire, le cadavre de Ghislaine Leclerc est découvert par l'une de ses trois filles au pied de son lit. La quinquagénaire a été abattue de quatre balles alors qu'elle était sur le point de se coucher. Le tueur n'a laissé aucune trace. Dans un premier temps, les enquêteurs soupçonnent son premier mari, déjà condamné pour un double meurtre, puis le dernier époux, qui lui devait beaucoup d'argent. Mais c'est le gendre de la victime, Sylvain Schrutt, qui va attirer l'attention des policiers. L'homme cache un lourd secret.
Bruno Cholet - Le faux taxi
Le 19 avril 2008, Susanna Zetterberg, étudiante suédoise de 19 ans, se rend avec des amis dans une boîte de nuit du 1er arrondissement de Paris, La Scala. Vers 4h30, la jeune fille quitte la discothèque. Plus personne ne l'a jamais revue. Son corps calciné sera découvert peu de temps après en forêt de Chantilly, dans l'Oise. Filmé par des caméras de vidéosurveillance, à quelques kilomètres du lieu du crime, un homme est interpellé par la police. Il s'agit de Bruno Cholet, 51 ans, un chauffeur de taxi clandestin, déjà connu des services de police.
Steven Daubioul - Le tueur du 20 juin
A l'automne 2015, Steven Daubioul, vingtenaire accusé, entre autres, de trois assassinats, comparaît devant la cour d'assises du Hainaut, en Belgique. Retour sur le parcours de ce serial killer. Le 20 juin 2005, Concetta Tarabella, la cinquantaine, est étranglée et violée dans son appartement, situé rue Chausteur, à Lodelinsart, section de Charleroi. Huit ans plus tard, Emilia Lietard, sexagénaire, est assassinée dans la même cité. Elle a reçu des coups de couteau.
Un couple presque parfait
Pompier à Paris, Ludovic Chabé enchaîne les jours et les nuits de garde. Mais quand il rentre chez lui, en Picardie, le samedi 26 février 2005, une scène sidérante l'attend : sa femme morte, est allongée en pyjama, sur le carrelage du salon. Un foulard serré autour du cou. La maison était fermée à clé de l'intérieur. Il n'y a pas eu d'effraction. Le mari appelle les secours en état de choc. L'affaire Chabé commence. Une affaire digne d'un roman de Gaston Leroux. Le médecin appelé sur les lieux n'explique pas la mort de la jeune femme. Chute accidentelle, suicide ? Il y a quelques traces de sang près de la tête de Françoise et son visage est tuméfié.
Laurent Bary - La femme du volailler
Le 26 mars 2004, en fin de matinée, dans sa ferme du hameau de Laneau à Arconcey, Laurent Bary téléphone aux pompiers de Dijon. Il hurle et déclare paniqué qu'il vient de trouver son épouse, Valérie, étendue sur le sol dans une mare de sang dans leur maison. Elle a été poignardée à treize reprises. Les gendarmes enquêteurs établissent que ce n'est pas un cambriolage ayant mal tourné, le montant dérobé étant très faible. La piste crapuleuse est vite abandonnée. Laurent Bary est soupçonné d'avoir assassiné son épouse. Il clame qu'il est innocent. Sabrina Hamoudi, enquêtrice privée, est engagée pour mener une contre-enquête avec Roger-Marc Moreau, criminaliste, pour démontrer l'innocence de Laurent Bary.
Trahison sanglante
En 2013, un lycéen aperçoit une voiture calcinée dans une forêt du Maine-et-Loire. Le corps sans vie d'Anne Barbot, employée dans un supermarché de Candé, est retrouvé à l'intérieur du véhicule. Sa disparition, survenue douze jours plus tôt, avait mobilisé de nombreux habitants de son village autour de son mari. Des avis de recherche avaient été distribués et les terrains alentours quadrillés, sans succès. Les gendarmes s'interrogent : pourquoi cette femme sans histoires à qui l'on ne connaissait pas d'ennemis a-t-elle été tuée ?
Yoni Palmier - Le tueur de l'Essonne
Le 27 novembre 2011, le corps de Nathalie Davids, une laborantine de 35 ans, est retrouvé criblé de balles, dans son parking de Juvisy-sur-Orge. Ce crime est le premier d'une série qui a terrorisé le département de l'Essonne : quatre assassinats commis en plein jour en cinq mois, entre novembre 2011 et mars 2012. Trois mois plus tard, dans le même immeuble, un homme est abattu d'une balle dans la tête à quelques mètres de l'endroit où Nathalie Davids a été tuée. Les deux victimes étaient inconnues des services de police.
Alain Berruet L'obsession de la vengeance
En août 2011, Rodolph Berruet, un jeune homme de 24 ans se tue au volant, sur une petite route du Vexin. Sa famille est anéantie et les parents de Rodolphe sont rongés par le chagrin jusqu'à se persuader qu'un homme est responsable de l'accident de leur fils. Désespéré et en colère, Alain Berruet se lance dans une équipée meurtrière. Ce père de famille modèle et artisan irréprochable va frapper la compagne de celui qu'il pense être le responsable de la mort de son fils. Cette vengeance froide d'un homme désespéré a défrayé la chronique judiciaire.
Nicolas Charbonnier, l'étrangleur de Strasbourg
En 1986, une fillette âgée de dix ans est violée dans son sommeil à Strasbourg. Non content d'avoir pu abuser de l'enfant sans éveiller l'attention de ses parents, l'agresseur nargue la famille pendant des semaines par le biais d'appels téléphoniques sordides. Des appels qu'il signait «Zorro». La police ne parvient pas à le localiser. L'agresseur récidive deux mois plus tard lorsqu'il viole et tue une lycéenne de 17 ans pendant la nuit et dans le même quartier résidentiel, avant d'essayer de s'en prendre aussi à sa soeur. La justice finit par classer les cinq dossiers jusqu'en 2000 où les policiers parviennent enfin à exploiter le seul indice matériel capital qu'ils ont en leur possession.
Raphaël Maillant - Mensonges et trahison
Quand, le 18 Juillet 2011, les pompiers fracturent la fenêtre d’un appartement de la Rochelle, ils découvrent le corps inanimée d’une femme. Charlène est morte étranglée. Son visage a été roué de coups. La pièce est maculée de sang. Un crime qui n’aurait peut-être jamais défrayé la chronique, s’il n’avait réveillé le souvenir d’un autre homicide, commis 20 ans plus tôt. Presque jour pour jour. A l’autre bout de la France. Ce jour là, un gendarme avait retrouvé le cadavre d’une femme, dans un bois de Thaon-les-Vosges. Valérie était nue. Son corps portait des traces de brûlures de cigarette et une cinquantaine de coups de poinçon. Comme Charlène, elle a été étranglée. Quelques semaines plus tard, la gendarmerie a arrêté deux de ses copains. Et la justice en a condamné un à 17 ans de prison pour meurtre, l’autre à deux ans pour recel et dissimulation de cadavre. Mais 20 ans plus tard, à la mort de Charlène, les doutes ressurgissent ! Condamné pour le meurtre de Valérie, Rapahël Maillant a toujours nié le crime. Il se bat depuis 20 ans pour obtenir la révision de son procès. Quoique sorti de prison, marié et père de famille, l’homme exige que la justice lui rende son honneur et reconnaisse son erreur. Le crime de La Rochelle va venir apporter de l’eau à son moulin. Et si les juges s’étaient trompés ? Et si Raphaël Maillant avait payé à la place d’une autre ?
David Lefèvre - Le tueur des marais
Deux cadavres dans les hortillonnages d’Amiens en à peine sept mois ! Deux hommes dont le corps a été retrouvé flottant dans ce réseau de canaux qui irrigue la ville, pour le plus grand bonheur des promeneurs et des maraîchers. Voilà de quoi occuper la police… A sa mort, en janvier 2011, Julien Guérin avait vingt-deux ans. Alexandre Michaud, lui, il en avait vingt-quatre, quand il a été tué, en septembre 2011. Mais les deux hommes ne se connaissaient pas. L’un s’est noyé, étourdi par l’alcool et les médicaments. L’autre a été tué de deux balles. Le premier vivait depuis toujours à Amiens. Le second, d’origine lyonnaise, venait d’arriver dans la ville. En apparence, rien ne reliait ces deux morts. Et pourtant ! En enquêtant sur l’assassinat d’Alexandre Michaud, et en fouillant sa vie, la PJ fait une découverte capitale : les deux jeunes morts des hortillonnages ont passé les dernières heures de leur vie avec le même individu... Restait à démontrer son implication dans ces deux affaires, et à prouver que Julien Guérin ne s'était pas noyé accidentellement. Affaire épineuse, qui sans témoin, sans traces palmaires ou génétiques aurait pu ne jamais aboutir. Mais qui, grâce à la persévérance des policiers a fait surgir de l’ombre l’un des tueurs en série français au mobile le plus original qui soit.
Sébastien Malinge - Le meurtrier au tournevis
Il n’y a pas foule, le dimanche, à 7 heures du matin, sur le parking des Italiens, à Avignon. Surtout en automne... Alors, qu’est-ce que Michèle Martinez est venue y faire, ce 28 Novembre 2010 ? Quand son corps est découvert, dissimulé derrière un transformateur électrique, le médecin légiste constate que : « Le cadavre échappe à toute description anatomique ». Manifestement, la sexagénaire est morte sur le coup, la tempe perforée par un tournevis. Mais ce qui échappe à l’expert et aux policiers, c’est la raison pour laquelle l’assassin, l’a ensuite lapidée, jusqu’à la rendre méconnaissable. Pourquoi a-t-il pris le risque de se faire remarquer en mutilant le corps et en le déplaçant, alors qu’il avait « réussi » son forfait ? Fallait-il que le tueur en veuille beaucoup à Michèle Martinez ou qu’il soit complètement fou pour s’acharner ainsi ? Quelques jours avant le crime, l’hôpital psychiatrique de Montfavet a signalé la disparition de l’un de ses résidents. Mais la piste d’un déséquilibré tourne court. Comme celle du crime sexuel, car Michèle Martinez n’a pas été agressée sexuellement. Depuis quelques mois, elle vivait chez sa fille, à quelques centaines de mètres de la scène de crime. Selon celle-ci, sa mère a dû sortir à l’aube pour acheter des cigarettes. Mais le tabac du coin est fermé le dimanche matin. Et il est difficile de croire à un crime de rôdeur, quand le porte-monnaie de la retraitée est encore plein, et dans sa poche !
Roselyne Lejard, plutôt veuve que divorcée
Comme tous les matins, Christophe Lejard, saute, dès l’aube, dans son 4x4, pour se rendre à son entreprise de menuiserie. Comme tous les matins, il empreinte le chemin de terre qui traverse son mas de Rognonas, près d’Avignon. Mais, ce 24 Novembre 2010, surprise ! La barrière métallique, que la famille a l’habitude de laisser ouverte au bout de l’allée, est baissée. Le chef d’entreprise descend donc de sa voiture pour dégager le passage. Quand un coup de feu résonne dans la garrigue. Christophe Lejard s’effondre. Touché en pleine tête. Une exécution préparée au millimètre, par un tueur qui prend la fuite en moto. Dès les premiers jours de l’enquête, les gendarmes constatent que les employés et les amis de la victime font bloc. Unanimes, ils vantent tous les qualités humaines et professionnelles de l’entrepreneur. Quant à ses comptes, ils ne présentent aucun signe de malversation. Ni dette, ni paiement suspect qui accréditerait la thèse d’un crime crapuleux. La seule voix discordante dans ce concert de louanges, c’est celle de son épouse, Roselyne Lejard. Mais pourquoi, s’entête-t-elle ainsi sur les pseudo ennuis financiers de son mari ? Pourquoi tient-elle à orienter tout le monde dans cette direction, quand c’est elle, qui semble avoir vidé les comptes de son conjoint, sans lui demander son avis ? Les gendarmes plongent dans la vie du couple, pour découvrir qu’il battait de l’aile. L’entrepreneur avait bel et bien l’intention de quitter sa femme, pour vivre avec sa maîtresse. Roselyne Lejard, qui avait toujours soutenu son époux, qui l’avait aidé financièrement, encouragé à se mettre à son compte, et à restaurer un très beau mas provençal, allait tout perdre. Elle en nourrissait une telle rancœur qu’elle aurait même dit, à une amie, qu’elle « préférait être veuve, que divorcée » ! Aurait-elle fomenté ce crime avec le fils ? Seule ? Avec la complicité du fils qu’elle a eu au cours de son premier mariage ? Après des années d’enquête, c’est la fameuse barrière métallique qui va livrer la clé de l’énigme aux gendarmes. Une clé qui les conduira à des centaines de kilomètres de Rognonas !
Mohamed Faleh, le tueur à la hache
Un tueur à la hache au royaume de l’automobile ! L’homme a sévi quatre fois à Montbéliard, Sochaux, ou Belfort ; fendant le crâne de ses victimes comme d’autres coupent du bois. Quand Max, son seul rescapé, l’a décrit, il a raconté qu’il avait « vu le diable ! ». Un diable qui lui a sauté dessus sans prévenir le 3 mars 1999, et qui, posant son doigt sur sa bouche, lui a, d’un « chut ! » intimé l’ordre de se taire, tandis qu’il lui portait un coup de hache. L’affaire, qui se présentait au départ, comme une brutale bagarre de rue, aurait pu en rester là. Mais la police a très vite senti que cette agression en cachait d’autres. Et de fait, ce crime « manqué » a permis d’en élucider trois autres : l’assassinat d’Anna Rati, une femme de 82 ans, en 1995. L’assassinat de Mohammed Sellami, un cafetier de Sochaux, en 98, et celui en 99, d’Abdelkhader Chamrouki, un retraité de Peugeot, tué et démembré à coups de hache. Mais l’agression de Max a surtout permis d’arrêter un homme, dont la passion du jeu et des femmes ne connaissait plus de limites. Un tueur en série, qui aimait le papier essuie-tout à motifs et dont les mensonges n’ont pas résisté à l’examen de son placard à provisions. Une affaire sur fond de poker, de PMU et de michetonneuses, dans les bistrots ouvriers à la grande époque de l’automobile. Un dossier gigogne qui a passé plus de vingt ans dans les cabinets d’instruction.
Le combat de Marie-Rose
Christelle Blétry avait 20 ans lorsqu’elle a été tuée de 123 coups de couteau, le 28 décembre 1996, à Blanzy, en Saône-et-Loire. Après dix-sept ans d’un combat acharné, Marie-Rose, la mère de Christelle, fait appel à deux avocats spécialistes du cold case en France. L’aide d’un enquêteur chevronné et d’une nouvelle juge tenace va permettre de faire avancer le dossier. En 2014, de nouvelles techniques d'identification des traces ADN trouvées sur les vêtements de la victime permettent d'identifier Pascal Jardin, ouvrier agricole de 57 ans, habitant Retjons, dans les Landes
Meurtre à la « Breaking Bad »
Le meurtre d’Eva Bourseau, jeune étudiante de 23 ans, tuée en 2015 à la manière de la série « Breaking Bad ».
Vaudeville macabre à Chambéry
Lionel Véronèse, 39 ans, a été abattu d’une balle dans la tête le 29 avril 2012. Son corps avait été retrouvé en partie carbonisé. Nathalie Perrier, son ancienne maîtresse et Mikaël Bœuf, un ami du couple Perrier, s’accusaient l’un l’autre du tir mortel.
La Veuve Noire de l'Isère
Un matin de 2008, à Villard-Bonnot, près de Grenoble, un promeneur découvre le corps de Daniel Cano, un chaudronnier de 58 ans, dans sa voiture incendiée. Très vite les soupçons se tournent vers son épouse. Car sur les 25 années précédentes, deux de ses compagnons sont décédés de mort violente, immolé par le feu ou asphyxié par les gaz d’échappement.
Le tueur de la gare de Perpignan
Jacques Rançon, c’est le nom du tueur en série qui va échapper à la PJ de Perpignan pendant 17 ans. Son « terrain de jeu » : le quartier de la gare à Perpignan. Ses proies ? « Les jeunes et jolies brunes, à gros seins ». Des femmes qu’il a tuées et dépecées avec une « précision » qui a trompé les experts et lancé, pendant des années, les policiers sur la piste d’un chirurgien ou d’un boucher fou… Un assassin, hors norme, condamné à perpétuité avec 22 ans de sûreté en 2018, mais dont le bilan criminel pourrait encore s’allonger.
Le chevalier noir
En septembre 2007, lorsque Fabrice Motch, capitaine de pompiers volontaires, est arrêté à Trappes dans les Yvelines, il est accusé de viols et d’agressions sexuelles sur des jeunes recrues, mais aussi sur ses beaux-fils. Mais l’enquête connaît un rebondissement lorsque sa propre sœur révèle, qu’en décembre 1996, Fabrice Motch a tué le premier mari de son épouse, Philippe Pico, un mécanicien de 45 ans, avec l’aide de celle-ci et de son frère. Un crime qu’il a commis, pour, selon lui, protéger sa future compagne d’un mari qu’elle disait violent.
Arnaud Hopfner, le violeur de la RN 4
De janvier 2008 à janvier 2010, entre la Meuse et la Moselle, Arnaud Hopfner a agressé quinze femmes âgées de 25 à 50 ans, selon le même mode opératoire.
Patrick Salameh, le Jack l'éventreur de Marseille
Au printemps et à l’automne 2008, à Marseille, quatre femmes disparaissent. On ne les retrouvera jamais. Mais les enquêteurs retrouveront leur agresseur grâce à une série de coups de fil qu’il passait à ses victimes et grâce au témoignage d’une cinquième femme qui lui a échappé.
Fabienne Kabou, l'infanticide de Berck
Une jeune femme tue sa petite fille en la livrant à la marée montante. Presque vingt ans après les faits, Faites entrer l’accusé revient sur ce crime hors normes.
Mohammed Merah, la traque
Entre le 11 mars et le 19 mars 2012, à Toulouse et à Montauban, Mohammed Merah a commis une série d’attentats tuant sept personnes, trois militaires ainsi que trois enfants et un adulte dans une école juive. Il sera identifié après une enquête éclair conduite conjointement par la police judiciaire, le renseignement et de l’antiterrorisme, et son interpellation sera confiée au RAID.
Jonathann Daval, la trahison du gendre idéal
Le 28 octobre 2017, à Gray-la-Ville, en Haute-Saône, Alexia Daval, ne revient pas de son jogging. Deux jours plus tard, son corps est retrouvé en partie calciné et dissimulé sous des branchages dans commune voisine.
François Darcy, la balle dans le dos
Le 26 février 2012, à Saint-Lambert-des-Bois, une petite commune de la vallée de Chevreuse, le corps calciné de Sylvie Darcy est pleuré sur un parking isolé proche de l’Abbaye de Port-Royal par son mari François. Selon l'époux, le couple aurait été agressé lorsqu'il sortait de sa voiture.
Le barbe-bleue de l'Essonne
Jean-Pierre Mura, lame fatale
Le 18 décembre 1986, au Creusot, Christelle Maillery, 16 ans, rentre des cours un peu plus tôt que prévu. Son corps, marqué de nombreux coups de couteau, sera retrouvé dans la cave d'un HLM tout près de chez elle. Les policiers piétineront des années durant, jusqu'à ce que la mère de la jeune fille rejoigne un groupe de parents dont les filles, connues sous le nom de « disparues de l'A6 », ont elles aussi été assassinées. Ensemble, ils ont réussi à faire rouvrir le dossier, et suite à une nouvelle enquête, à faire condamner le coupable.
Obsession sur les Troadec
Le 23 février 2017, Pascal et Brigitte Troadec, ainsi que leurs enfants adultes, Sébastien et Charlotte disparaissent de leur domicile d’Orvault, en Loire-Atlantique. Quelques traces de sang sont retrouvées chez eux.
Aurélien Pioger, la mort dans les vignes
Le 19 octobre 2008, à Saint-Lambert-du-Lattay, en Maine-et-Loire, un garde-chasse retrouve un corps, pendu à la poutre d’un appentis agricole. Il s’agit de celui d’Aurélien Pioger, un jeune homme de 28 ans qui venait de finir la saison des vendanges.
Sophie Masala, la démembreuse du canal
Fin mai 2016, un passant se promène sur les bords du Canal du Midi à Toulouse quand son regard est attiré par un objet flottant qui semble ressembler à une jambe humaine. Alertées, les forces de l'ordre sondent les eaux de la ville et découvrent dans les deux jours suivants d'autres membres, puis le tronc d'une femme dissimulé dans une valise.
Le crime inavouable de Sylvain Dromard
Le 15 juillet 2010, à Épernay dans la Marne, les pompiers reçoivent un coup de fil d’un homme affolé. Il s’agit de Sylvain Dromard, un habitant de Saint-Martin d’Ablois. Ce dernier affirme avoir découvert, en rentrant chez lui, son épouse, dans une mare de sang, au beau milieu de la cuisine.
Philippe Gillet, le taureau des Ardennes
Dans la nuit du 16 au 17 avril 2013, Anaïs Guillaume, une jeune ardennaise d’une vingtaine d’années, disparaît après avoir passé la soirée avec son ex-petit ami et ex-employeur, Philippe Gillet, un éleveur de vaches.
Chaffat Abdallah et Sylvain Rouvio, la belle et le taulard
Le 28 septembre 2011, une voiture abandonnée est retrouvée à Chaum, dans le département de la Haute-Garonne, à 25 km de la frontière espagnole. En découvrant une carcasse calcinée dans le coffre, les pompiers et les gendarmes découvrent le cadavre de Jacques Serraye, 59 ans.
Hervé Robino, la trahison du jardinier
Le 28 juillet 2014, Bernadette Cogis, une veuve de 67 ans, a été retrouvée égorgée devant la porte de sa villa, à Roquebrune-sur-Argens, dans le Var. La présence d’une bouteille d’essence et de plusieurs départs de feu prouvent que son assassin lui a tendu un piège, pour obliger la veuve à sortir de chez elle
Rémi Chesne et Audrey Louvet, la grotte sanglante de Sète
Le 14 juin 2014, à Sète, dans la grotte du Vignerai, la police a fini par retrouver le corps de Patrick Isoird. L'homme de 49 ans, chauffeur-livreur à l'hôpital, a été attiré dans la grotte, où il a reçu deux tirs mortels de carabine, avant d'être aspergé d'essence et brûlé.
La loi de Denis Mannechez
Au fond des bois de Compiègne, derrière la porte de la belle maison des Mannechez, se cachait l’enfer. Pendant plus de 10 ans, Denis Mannechez et sa femme ont trompé tout le monde. Sous l’image d’une famille idéale, le couple, qui s’offrait les plus belles motos et avait construit son avion de tourisme, martyrisait ses enfants.
Pascal Payet, le roi de l'évasion
Pascal Payet s'est fait la belle deux fois, le 12 octobre 2001 de la prison de Luynes et le 14 juillet 2007 de celle de Grasse. Mais ce qui a fait entrer ce braqueur dans la légende, c'est qu'entre ces deux évasions spectaculaires, l'homme a pris le risque d'aller rechercher ses complices.
Les secrets de Nordahl Lelandais
L’affaire Nordahl Lelandais, un ancien maître-chien de Domessin en Savoie, a longtemps défrayé la chronique. Il a été accusé de s'être attaqué aussi bien à la petite Maëlys, une fillette de 8 ans, pendant un mariage qu'au le caporal Arthur Noyer, un militaire de 23 ans, à la sortie d'une boîte de nuit.
Le mort de la valise
Le 13 juillet 2011 un cadavre est trouvé dans une valise flottant au large de Lorient. Pendant des mois, les gendarmes ont travaillé sans relâche, pour mettre un nom sur la victime. Le corps de l’homme mort par suffocation sous un masque de ruban adhésif, sans signe distinctif, sans papiers d'identité, n'a été réclamé par personne.
Alexandre Verdure et l'inconnue du Frasnois
Le 15 décembre 2016 le corps nu, défiguré, méconnaissable et lardé de 26 coups de couteau d’une jeune femme est découvert dans la forêt du Frasnois dans le Jura. Il va falloir des mois aux enquêteurs pour identifier Mihaela Miloiu, une jeune roumaine âgée de 18 ans.
Florian Varin, le violeur à la gueule d'ange
Dans les régions ouest et sud-ouest de la France, de décembre 2011 à novembre 2012, Florian Varin s’est rendu coupable de viols, d'agressions sexuelles avec menace de mort et tentative de meurtre.
Édith Scaravetti et le mort du mur
Laurent Baca a été tué dans la nuit du 5 au 6 août 2014 d’une balle de 22 long rifle dans la tempe, puis son corps a été coulé dans du béton. Sa compagne Édith Scaravetti a, pendant quatre mois, soutenu qu’elle était sans nouvelles depuis qu’il était parti livrer des stupéfiants en Espagne...
Patrice Uzan, l'arme fatale
En janvier 2011, un couple de retraités est retrouvé mort, dans son pavillon. En avril 2011, un bijoutier est abattu lors d'un braquage. La gendarmerie enquête sur la première affaire. La PJ travaille sur l'autre, sans savoir que les deux affaires sont liées par le même mode opératoire. Toutes les victimes ont été abattues avec la même arme.
Le crime presque parfait de Georges Pierru et Grit Bergmann
Un couple a bien failli commettre le crime parfait, le 26 septembre 2011, à Eze, près de Monaco. Quand le corps de Drost Notthoff, un industriel allemand, a été retrouvé pendu dans le salon, tout portait à croire qu'il s'était suicidé. Fait étrange : Grit Bergmann, son ex-compagne, et son nouveau conjoint ont rendu visite à la victime la veille.
Jean-Baptiste Rambla, un crime pour héritage
L'histoire de Jean-Baptiste Rambla est celle d'un homme marqué par le crime. Témoin de l'enlèvement de sa sœur alors qu'il avait six ans, il se dit hanté par cet événement tragique et s’en sert de justificatif pour ses propres forfaits.
Willy Bardon, la voix du sang
En janvier 2002, à proximité d'Amiens, le corps d'Élodie Kulik est découvert nu et à moitié calciné sur un chemin de terre au milieu des champs. Celle que la presse va surnommer « la plus jeune banquière de France » sera le cauchemar des gendarmes et des juges d'instruction successivement en charge du dossier. Jusqu'à ce que 10 ans après les faits, par une idée ingénieuse, les auteurs du viol et du meurtre soient finalement démasqués.
Cyril Koskinas, sexe, mensonges et vidéo
En juillet 2004, le corps d'Omeyna Bourmani, 26 ans, est retrouvé ligoté dans le canal de l’Ourcq. Un deuxième cadavre est retrouvé au même endroit et dans les mêmes conditions le lendemain : Angélique Desposte, 22 ans. Les experts concluent que toutes deux ont été jetées vivantes à l’eau. Dans l’entourage d’Angélique, un suspect : Cyril Koskinas.
Gomis : deux frères jumeaux, un coupable
C'est une série de viols, de tentatives de viols et d'agressions sexuelles qui mobilise la PJ de Marseille, entre septembre 2012 et février 2013. Les enquêteurs comprennent vite qu'ils courent après un seul homme.
Laurent Dejean et la joggeuse de Bouloc
Le 14 février 2011, Patricia Bouchon fait son footing, à Bouloc, comme à son habitude. Ce sera le dernier. Patricia n'est jamais rentrée chez elle. Il a fallu plusieurs semaines pour retrouver son corps.
Jacqueline Sauvage, du crime à la grâce
En 2012, Jacqueline Sauvage a tiré avec un fusil de chasse sur son mari, Norbert Marot, dans son domicile du Loiret. C'est elle-même qui a appelé les gendarmes pour s'accuser immédiatement du meurtre.
Crimes flagrants - Quand le tueur est dans la famille
Focus sur deux dossiers distincts de tuerie familiale : 1. « Affaire Dominique Henri ». Le 26 juin 2014, à Claville dans l'Eure, Dominique Henri, assassine ses deux filles et son épouse car celle-ci envisageait de le quitter. 2. « Affaire Jordan Lenisa ». Le 12 juillet 2017, à Bozel en Savoie, Jordan Lenisa, un jeune homme âgé de 23 ans réputé fainéant et flambeur, tue ses parents lorsqu'ils lui annoncent leur intention de lui couper les vivres.
Crimes flagrants - Mères à mort
Focus sur deux dossiers distincts de meurtres de nouveau-nés : 1. « Les bébés congelés d'Audrey Chabot ». En 2002, dans l'Ain, Audrey Chabot, 21 ans, écope de 15 ans de prison pour le meurtre de son bébé, avec l'aide de sa mère et de sa grand-mère. En 2011, peu après sa sortie de prison, elle récidive. 2. « L'octuple crime de Dominique Cottrez ». Tout juste installé dans sa nouvelle maison, un couple découvre deux corps de nouveau-nés dans un sac poubelle. Très vite, Dominique Cottrez, fille de l'ancien propriétaire, avoue être l'auteure des crimes...
Crimes flagrants - Sur la route des tueurs de masse
À distinguer des tueurs en série, les « tueurs de masse » commettent plusieurs meurtres, au moins quatre, mais en une seule séquence. Phénomène récurrent aux États-Unis, il est également arrivé en France, heureusement plus rarement, que la justice doive se pencher sur ce genre de cas. Dominique Rizet et le docteur Daniel Zagury analysent ici deux célèbres dossiers : • La tuerie de Luxiol. Le 12 juillet 1989, Christian Dornier abat 14 personnes en une demi-heure en Franche-Comté. • La tuerie de Nanterre. Le 27 mars 2002, Richard Durn tue huit personnes en moins d’une minute…
Kévin Rouxel, coup de poudre à la maison Bigné
Pays basque, le 20 février 2016. Réunis dans la maison familiale pour l'anniversaire de Kévin, qui fête ses 23 ans, les Rouxel voient la journée soudain se transformer en véritable drame. Ewa et Pascal, les parents du jeune homme, sont froidement abattus dans leur cuisine. Après de brèves investigations, les enquêteurs désignent un coupable, qui n'est autre que Kévin.
La Ligne de crimes de Menouar Touil
Heureux gagnants au loto, Nadia et Menouar Touil profitent de l'aubaine pour s'offrir une jolie maison à Bondy où ils s'installent avec leurs trois enfants. Alors qu'ils semblent couler des jours heureux, la vérité est toute autre.
Véronique Pierret et Émilie Viseur, les ex-pertes
En mars 2013, dans l'Aisne, deux meurtres sont commis à 40 km de distance et à 24 heures d'intervalle, selon des modes opératoires différents, sur des hommes qui ne se connaissaient pas, Dominique Laplace, 45 ans, et José Barreyre, 47 ans. Pourtant, la police va établir un terrible lien entre ces deux affaires.
Sofiane Rasmouk, le monstre de Colombes
Dans la soirée du 8 août 2013, Priscilla et Sandra sont violemment agressées dans les rues de Colombes à quelques minutes d'intervalle par un individu au profil des plus inquiétants...
Cindy Pereira et Joan Gamiochipi, crime « à la Dexter »
En mars 2012, un chasseur fait une macabre découverte dans une forêt ariégeoise, à proximité de la petite commune de Goulier. Tombé nez-à-nez avec un cadavre partiellement carbonisé, l'homme prévient immédiatement les forces de l'ordre. La victime est vite identifiée : il s'agit de Kévin Sellier, un jeune homme d'une vingtaine d'années.
Valérie Bacot, la mort pour délivrance
En octobre 2017, près d'un an et demi après une disparition signalée par son épouse, le corps de Daniel Polette est retrouvé dans un bois sur le territoire de la commune de La Clayette, en Saône-et-Loire. Les soupçons des enquêteurs se portent sur Valérie Bacot, sa femme, qui avoue vite avoir tué ce dernier d'une balle dans la nuque.
Dino Scala, le violeur de la Sambre
Surnommé « le violeur de la Sambre », Dino Scala sa semé la terreur dans le nord de la France et la Belgique pendant près de 30 ans. Qui aurait pu soupçonner que cet entraîneur de football respecté pouvait se métamorphoser en prédateur sexuel la nuit ? Scala aurait commis 56 agressions sexuelles, pour lesquelles il a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle.
Crime sur le Rocher : l'affaire Pastor
Le 6 mai 2014, la riche femme d'affaires monégasque Hélène Pastor est la cible d'un guet-apens alors qu'elle revient d'une visite à son fils, hospitalisé. Son chauffeur est tué sur le coup, elle succombera à ses blessures quelques jours plus tard. L'affaire défraie la chronique sur le Rocher et partout en France, tandis qu'un suspect émerge de l'enquête : Wojcech Janowski, gendre de la milliardaire. De révélations en rebondissements, les questions se multiplient autour de cet homme puissant et respecté à Monaco, et ses éventuelles motivations pour passer à l'acte restent à éclaircir...
Le dilemme de Catarina
En septembre 2015, le corps de Badré Fakir, un boulanger a priori sans histoires, est découvert carbonisé à Nîmes. Rapidement, les enquêteurs, grâce à des images de vidéo-surveillance, mettent la main sur la coupable : Catarina Castro, qui n'est autre que l'épouse du défunt. Interrogée, cette dernière justifie son meurtre en expliquant avoir craqué après avoir, durant des années, subi les coups d'un époux violent, une version soutenue par ses quatre enfants. La famille de Badré, elle, crie sa colère et dément catégoriquement les dires de Catarina...
L'inconnue de Vernouillet
En juillet 2017, un corps démembré et calcine est découvert dans un bois à proximité de la ville de Vernouillet, dans les Yvelines. Un mois plus tard, Philippe Marchand signale la disparition de sa compagne, Anne-Marie Richy.
Crime sans visage
Avril 2017, à Durrenbach, une bourgade paisible du Bas-Rhin. Appelés pour un incendie dans un pavillon, les sapeurs-pompiers découvrent le corps de Béatrice Bowé, une veuve âgée de 60 ans. Horrifiés, les hommes du feu constatent que la victime présente de multiples plaies sur tout le corps, mais aussi et surtout que son visage a été scalpé.
Mickaël Philétas, le mâle dans la peau
Janvier 2020, à Ecquevilly, dans les Yvelines. Mélanie Ghione, âgée de 34 ans, est sauvagement assassinée par Mickaël Philétas, son ancien compagnon qui lui a asséné pas moins de 80 coups de couteau. L’homme a également attaqué la sœur de la victime, ainsi que le nouveau compagnon de celle-ci, les blessant gravement. Alors qu’ils mènent des investigations sur cet effroyable féminicide, les enquêteurs découvrent le profil pour le moins inquiétant de l’assaillant. En effet, ce prétendu coach en séduction est un fervent adepte du masculinisme…
Le secret défense des Silva-Marquez
Le 22 novembre 2015, à Nieul-sur-Mer, une paisible commune de Charente-Maritime, une tentative de suicide collectif coûte la vie à Marc Silva, un ancien policier âgé de 49 ans. Sa mère, Marie-José, sa soeur Elisabeth et la fille de cette dernière, âgée de seulement 2 ans, s'en sortent par miracle.
Crimes flagrants - Morts par procuration
Vincent Person aimait son fils de 3 ans, Thibaut. Pourtant, le 24 juin 2019, il a mis fin aux jours de son enfant. Un crime commis pour punir la mère de son enfant.
Crimes flagrants - Souffre-douleur, à la vie, à la mort
William Modolo pensait avoir trouvé de vrais copains. Il a payé de sa vie cette naïveté au prix de sa vie, devenant le souffre-douleur de cinq adultes.
Le lit de mort
Dans la nuit du 5 au 6 avril 2013, un homme pénètre dans la maison d'un couple à Alès dans le Gard et tire trois coups envers Rachel, qui dormait paisiblement aux côtés de son mari Fabrice Autrand, avant de s'enfuir. Grâce à des réflexes de premier secours, Rachel pratique des points de compression sur ses blessures qui vont lui sauver la vie. Son mari s'en sort sans blessure, ce qui met la puce à l'oreille des enquêteurs. Ils parviennent à retrouver l'ADN du tireur, un certain Mourad Bouabida, qui connaît très bien son mari, avant de faire avouer à Fabrice qu'il était le commanditaire de la tentative de meurtre.
Estelle Mouzin, autopsie d'une disparition
Le 3 septembre 2025, la justice a reconnu l'État français coupable de faute grave dans l'affaire Estelle Mouzin. Cette fillette de 9 ans avait été enlevée le 9 janvier 2003 à Guermantes, en Seine-et-Marne.
Le martyr de Shaïna
En 2017, à seulement 13 ans, Shaïna Hansye est agressée par quatre adolescents dans une clinique désaffectée de Creil. L'agression est filmée puis diffusée.
Bruno Garcia, chronique d'un crime annoncé
Le 3 mars 2019, à l´Île-Rousse en Corse, Julie Douib, 34 ans et mère de deux enfants, est assassinée par son ancien compagnon. Pendant des années, elle a subi ses violences psychologiques et physiques...
Luc Rabain, le mystère du duvet bleu
En février 2010, la gendarmerie trouve le corps de Josiane Desteuque, ficelé dans un duvet bleu, caché au coeur d'un bois de Lyons-La-Forêt. Désespéré par sa disparition soudaine, le 17 août 2009, le nouveau compagnon de cette mère de famille de 49 ans avait alerté les secours et la presse et lancé des battues. Mais ni ses recherches, ni celles de la gendarmerie n'ont permis de retrouver sa compagne vivante. Quant au corps, découvert six mois après la disparition, il n'a pas livré la moindre empreinte digitale ou génétique qui permette de retrouver l'auteur du meurtre. L'affaire a ainsi piétiné pendant trois ans, jusqu'à l'arrivée d'une nouvelle équipe d'enquêteurs et la découverte d'une banale photo de vacances.
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« Faites entrer l´accusé» s´emploie à raconter et à décrypter les plus grandes affaires criminelles françaises. Cette collection documentaire s´appuie sur une éthique et une rigueur journalistique souvent imitées mais jamais égalées. En choisissant de ne traiter que des dossiers définitivement jugés et de donner la parole à tous les acteurs du dossier. L'émission, d'une durée d'environ 90 minutes, est présentée de juin 2000 à mai 2011 par Christophe Hondelatte puis, depuis octobre 2011, par Frédérique Lantieri et Rachid M'Barki actuellement.
Le casting principal de Faites entrer l'accusé comprend : Dominique Rizet
Faites entrer l'accusé a reçu une note de 8.4/10 basée sur 7 votes d'utilisateurs.
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